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  Le photographe et chef opérateur Nasser Medjkane nous quitte

Très tristes d’apprendre la disparition du photographe et chef opérateur Nasser Medjkane, le 1er janvier à Alger, à l’âge de soixante quatre ans. Il a été enterré, le lendemain, au cimetière d’El Madania (ex-Clos Salembier). On peut découvrir une part de son travail ancien et récent sur son Facebook.

Né en 1956 à Alger, photographe depuis quatre décennies, passé directeur de la photographie pour le cinéma à partir de 2006, Nasser Kamr-Eddine Medjkane incarnait la discrétion. Collaborateur de journaux comme L’Unité, Révolution africaine, Alger républicain et Le Matin, il a été récompensé du Prix national du journalisme 1986 en Algérie.

Peu disert depuis toujours sur sa pratique de photographe, Nasser Medjkane, qui a vu son travail montré dès 1982 à Alger (’Rencontres", Salle El Mouggar), est repassé sous les projecteurs à la faveur d’expositions à Paris ("12 ans de photojournalisme" : Nasser Medjkane, photographe" (FNAC, 2003), à Bamako (Rencontres africaines de la photographie, 2006), à Alger ("Panorama de la photographie algérienne, Palais de la culture Moufdi Zakaria, 2005) et "Regards des photographes arabes contemporains", Musée national d’art moderne et contemporain d’Alger [Mama], 2008).
Autant dire que nous ne connaissons que très partiellement son travail avec ses captures de la vie à Alger, qui témoignent de son attachement déclaré à sa ville natale, des reportages comme ceux effectués au Sahara occidental au début des années 1990 ou durant le Festival panafricain d’Alger en 2009, des images de marches de protestation des années 1990 au Hirak (mouvement populaire encore en cours) de 2019.

Encouragé par Tariq Teguia, qui est allé chercher l’artiste et le technicien de l’image et du cadre, pour assurer la photographie de son premier long métrage Roma wa la n’touma, 2006), le voilà promu chef opérateur, à l’orée d’une seconde carrière où il sera directeur de la photographie de Inland (2008) et Révolution Zendj (2013) [co-crédité avec Hacène Ait Kaci], également de Tariq Teguia, de Loubia hamra (Haricots rouges) de Narimane Mari (2013), L’Oued, el Oued d’Abdernour Zahzah (2013) et, plus récemment, de Fragments de rêves de Bahïa Bencheikh-El-Fegoun (2017) et Nar (Le Feu) de Meriem Achour-Bouakkaz (2019). Il est enfin crédité au générique d’Algérie du possible, un documentaire de Viviane Candas (2016). (Crédit Photo, Samir Abchiche, 2017)


* Principales expositions

- 7 février - avril 2015, "Hors Champ" (exposition collective), Alger / Galerie du Théâtre national [Tna]
- 19 janvier - 20 février 2008, "Regards des photographes arabes contemporains", Alger / Musée national d’art moderne et contemporain (Mama)
- 7 juin - 4 juillet 2005, "Panorama de la photographie algérienne, Koléa, Cherchell, Tipaza et Hadjout
- 3 avril 2005, "Panorama de la photographie algérienne, Alger / Palais de la culture Moufdi-Zakaria
- 10 novembre - 10 décembre 2005, 6e Rencontres africaines de la photographie : "Un autre monde", Bamako
- 25 mars - 26 avril 2003, 12 ans de photojournalisme : "Nasser Medjkane, photographe", Paris / FNAC Montparnasse


* Publication

- Alger, quand la ville dort
Textes de Kaouther Adimi, Chawki Amari, Habib Ayyoub, Hajar Bali, Kamel Daoud, Ali Malek, Sid Ahmed Semiane
Photographies de Nasser Medjkane et Sid Ahmed Semiane
(Alger, Barzakh, 2010)

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