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Ils nous ont quittés en 2025
– Howard Buten, alias le clown Buffo, le 3 janvier, à 74 ans.
Établi en France à partir de 1981, l’artiste américain, auteur de Quand j’avais cinq ans, je m’ai tué, était atteint de la maladie d’Alzheimer.
– Oliviero Toscani, photographe italien, le 13 janvier, à 82 ans.
Plusieurs de ses campagnes chocs pour Benetton ont fait polémique ou scandale et certaines ont été interdites en Italie. La première date de 1984 et s’intitule "United Colors of Benetton", slogan qui devient le nom de la marque l’année suivante. Le photographe, qui a résolument bâti sa carrière sur la provocation et le tapage médiatique, s’est illustré avec des clichés montrant une femme noire donnant le sein à un enfant blanc (1989), deux hommes, l’un blanc et l’autre noir, menottés ensemble (1989), un homme mourant du sida (1992), une religieuse à cornette embrassant un jeune prêtre (1992) ou des condamnés à mort aux Etats-Unis (2000). Pour cette dernière campagne, Benetton a été poursuivie en justice par l’État du Missouri, dont quatre détenus apparaissaient sur les affiches publicitaires.
– David Lynch, cinéaste, musicien et peintre américain, le 16 janvier, à 78 ans.
Cinéaste visionnaire, maître de l’intrigue et des illusions, auteur de Mulholland Drive, d’Elephant Man, de Blue Velvet ou encore de la série Twin Peaks, David Lynch avait obtenu la Palme d’or du Festival de Cannes 1990 pour Wild at Heart (Sailor et Lula).
– Samia Zennadi, éditrice, le 20 janvier.
Archéologue de formation, celle qui a cofondé les éditions Apic en 2003, avec son mari Karim Chikh, s’était notamment passionnée pour la littérature africaine.
– Marianne Faithfull, chanteuse et icône pop-rock britannique, le 30 janvier, à 78 ans.
Avec sa chanson "As Tears Go By" (1965), enregistrée à dix-sept ans, le succès va l’entraîner dans un interminable tourbillon de "sex, drug & rock n’roll". D’une résilience peu commune, entre ennuis de santé et problèmes d’addiction à la drogue et à l’alcool, l’actrice et chanteuse miraculée a eu une impressionnante carrière qui a vu la scène musicale, mais aussi le théâtre et le cinéma se l’arracher.
– Sid Ahmed Ghozali, ingénieur, homme d’État et diplomate, le 4 février, à 88 ans.
Né Tighennif (ex-Palikao), Sid Ahmed Ghozali fut en particulier PDG de Sonatrach (1966-1977), plusieurs fois ministre, de l’Énergie et des Industries pétrochimiques (1977-1979), de l’Hydraulique (1979-1980), des Finances (1988-1989), des Affaires étrangères (1989-1991) et chef du gouvernement et ministre de l’Économie (1991-1992). Il fut également ambassadeur à Bruxelles (1984-1988) et à Paris (1992-1994).
– Carlos Diegues, l’un des fondateurs du Cinéma Novo, la nouvelle vague du cinéma brésilien des années 1960 et 1970, le 14 février, à 84 ans.
On lui doit notamment Bye Bye Brasil (1980), Quilombo (1984) ou Xica da Silva (1976)
– Gene Hackman, acteur américain, le 18 février, à 95 ans.
L’acteur s’est imposé avec des compositions marquantes dans The French Connection de William Friedkin (1971), Scarecrow (L’Épouvantail) de Jerry Schatzberg (1973), Palme d’or au Festival de Cannes, ou encore The Conversation (Conversation secrète) de Francis Ford Coppola (1974), également Palme d’or à Cannes. Nommé à plusieurs reprises aux Oscars, Gene Hackman a reçu celui du meilleur acteur pour son rôle de Jimmy "Popeye" Doyle dans The French Connection de William Friedkin et celui du meilleur acteur dans un second rôle pour "Little" Bill Daggett dans Unforgiven de Clint Eastwood (1992).
– Souleymane Cissé, cinéaste malien et figure du cinéma africain, le 19 février, à 84 ans.
On lui doit Finye (Le Vent, 1982), Waati (Le Temps, 1995) et surtout le splendide Yeelen (La Lumière, 1987), film couronné d’un Prix du jury à Cannes.
– Roberta Flack, chanteuse, pianiste et compositrice afro-américaine, le 24 février, à 88 ans.
Connue pour des succès comme "Killing Me Softly with His Song", mais aussi "The First Time Ever I Saw Your Face" ou "Feel Like Makin’ Love", Roberta Flack a obtenu un Grammy Award du disque de l’année, deux années consécutives, pour The First Time Ever I Saw Your Face en 1973 et Killing Me Softly with His Song en 1974.
– Hocine Zahouane, homme politique et militant des droits de l’Homme, le 17 mars, à 90 ans.
Militant du MTLD puis du FLN en 1954, officier de l’ALN, figure de la gauche du FLN à l’indépendance, il est passé dans la clandestinité après le coup d’État de Houari Boumediene en 1965. Co-fondateur de l’Organisation de la résistance populaire (ORP), il est arrêté et détenu jusqu’en 1971, avant de s’exiler en France en 1973. A son retour à Alger en 1979, il fut avocat, vice-président puis président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) à partir de 2002.
– Djamel Menad, international de football, le 22 mars, à 64 ans.
Né à El Bayadh, au sein d’une famille originaire des Ouacifs en Kabylie, le joueur qui a marqué de son empreinte son passage à la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK), laquelle s’est notamment adjugée le doublé championnat et coupe en 1986 ou encore la Coupe d’Afrique des clubs vainqueurs de coupes en 1995, et à l’équipe nationale en particulier lors de la Coupe d’Afrique des nations de 1990, remportée haut la main par les Verts, une édition où Djamel Menad s’est distingué comme meilleur buteur.
– Youcef Merahi, poète, écrivain et chroniqueur, le 29 mars, à 73 ans.
Diplômé de l’École nationale d’administration, fonctionnaire auprès de la Wilaya (Département) de Tizi Ouzou et longtemps secrétaire général du Haut Commissariat à l’amazighité, Youcef Merahi a publié une trentaine de volumes et plaquettes, parmi lesquels nombre de recueils de poésie, plusieurs romans, des essais et des ouvrages consacrés à d’autres poètes, écrivains et chroniqueurs, comme Tahar Djaout et Hamid Nacer Khodja.
– Yves Boisset, cinéaste français, le 31 mars, à 86 ans.
De la guerre d’Algérie, dont il sera l’un des premiers à s’emparer avec R.A.S. (1973), à l’affaire Ben Barka avec L’Attentat, en passant par les abus de pouvoir et la collusion entre les milieux politiques et la pègre ou encore le racisme ordinaire avec Dupont Lajoie (1975), Yves Boisset s’est régulièrement illustré avec des films engagés et politiques qui ont marqué les années 1970 et lui ont attiré des ennuis judiciaires sans fin.
– Mario Vargas Llosa, écrivain péruvien naturalisé espagnol et Prix Nobel de littérature, le 14 avril, à 88 ans.
Auteur prolifique de romans, nouvelles, essais littéraires et politiques, et théâtre, on lui connait parmi nombre de succès La Ville et les Chiens (1963), La Maison verte (1966), Conversation à La Catedral (1969), Pantaleón et les visiteuses (1973) ou La Guerre de la fin du monde (1982). Passé par le Parti communiste pendant ses études, il a un temps soutenu Fidel Castro à Cuba, Vargas Llosa glissera ensuite à droite, voire à l’extrême droite, allant jusqu’à apporter son soutien à Keiko Fujimori, fille de son ancien rival, face au candidat de la gauche, Pedro Castillo, lors de la présidentielle de 2021 au Pérou, et à Jair Bolsonaro face à Lula, lors de la présidentielle de 2022 au Brésil.
– Lalla Badi, chanteuse et figure du tindi, instrument traditionnel et genre musical des Touareg, le 21 avril, à 88 ans.
Née à In Guezzam, au sud de Tamanrasset, Badi Lalla bent Salem est initiée très jeune, par sa mère, au chant et à la musique des Touareg (pluriel de targui.e). En 2015, à près de 80 ans, Lalla Badi a enregistré un album, entre fond traditionnel des cérémonies du tindi, porté par des voix féminines et des percussions soutenues par le frappement des mains, et blues du désert, avec une guitare électrique évoquant l’univers popularisé par les Tinariwen. De l’album de Lalla Badi, réalisé en collaboration avec les musiciens et choristes du groupe algérien Imzad, on peut écouter "Idi yani douhna".
– Joseph S. Nye, politologue américain, à l’origine du concept de soft power, le 6 mai, à 88 ans.
– Souad Inal, productrice-animatrice de radio et éditrice, le 10 mai, à 58 ans.
Souad est la fille de la moudjahida Zoulikha Benzine et de Djaâfar Inal, ex-journaliste à Alger Républicain et ancien cadre au ministère de la Culture ; tous deux furent des compagnons de route de l’écrivain Kateb Yacine et de l’artiste M’hamed Issiakhem. Après la direction de la bibliothèque de l’École supérieure des beaux-arts d’Alger, Souad Inal "contribue activement à la création de celle de l’École supérieure de journalisme à Ben Aknoun". Productrice et animatrice de radio sur Alger chaîne 3, elle fut en outre la cheville ouvrière de l’association Les Amis de Abdelhamid Benzine, créée en compagnie de son mari Boualem Hammouche. L’association lance un Prix Abdelhamid Benzine (1926-2003) de journalisme, du nom de son oncle, homme politique, syndicaliste, résistant et aussi poète, journaliste et ancien directeur du quotidien Alger républicain. On doit en particulier à l’association, la publication de La Moudjahida Annie Fiorio-Steiner : une vie pour l’Algérie (2011), un livre d’entretiens réalisés par Hafida Ameyar, et A Zoulikha (2023), un ouvrage collectif qui met en lumière la correspondance entretenue par Zoulikha Benzine pendant sa détention à la prison de Barberousse (Serkadji) durant la guerre d’indépendance.
– Koyo Kouoh, conservatrice de musée et curatrice suisso-camerounaise, le 10 mai, à 57 ans.
Celle qui était considérée comme l’une des plus importantes commissaires d’expositions issues du continent africain devait assurer le commissariat de la Biennale de Venise, du 9 mai au 22 novembre 2026. Les organisateurs de la Biennale ont décidé, en accord avec sa famille, de poursuivre le programme quelle avait imaginé pour cette 61e édition.
– Allel Yahiaoui, directeur de la photographie, le 11 mai, à 82 ans.
Né à Alger, il fait ses classes dès 1963 en rejoignant le Centre audiovisuel placé sous la responsabilité du cinéaste et militant René Vautier. En compagnie de plusieurs futurs réalisateurs et techniciens du pays, il collabore aux images de Peuple en marche, un film de montage collectif sorti en 1964. Parmi une quarantaine de collaborations au cinéma, Allel Yahiaoui a signé la photographie des Vacances de l’inspecteur Tahar de Moussa Haddad (1972), Nahla de Farouk Beloufa (1979), Histoire d’une rencontre de Brahim Tsaki (1983), La Citadelle (1988) et Youcef (1993) de Mohamed Chouikh ou encore de la série télévisée à succès Nass Mlah City de Djaafar Gacem (2002).
– Fadéla M’Rabet, enseignante, écrivaine et figure pionnière du féminisme algérien, le 14 mai, à 90 ans.
Née Fadéla Abada à Skikda (ex-Philippeville), docteure en biologie, enseignante et militante, engagée pour l’indépendance du pays après l’appel à la grève des étudiants du 19 mai 1956, elle a refusé de se "ranger" après l’indépendance. Avec son compagnon dans la vie, Maurice Tarik Maschino, journaliste français et militant en faveur de l’indépendance de l’Algérie, elle est une figure de la vie intellectuelle à Alger des années 1960-1970 où elle poursuit un nouveau combat pour la défense de l’émancipation des femmes. Elle s’illustre à cette époque par deux livres marquants La Femme algérienne (1965), suivi de Algériennes (1967), tous deux publiés à Paris chez François Maspero.
Mise à l’écart de l’université et aussi de la radio où elle anime plusieurs émissions, elle s’exile en 1971 en France où elle poursuit une carrière universitaire et publie des essais en grande partie autobiographiques comme L’Algérie des illusions. La Révolution confisquée (1972), Une enfance singulière (2003), Une femme d’ici et d’ailleurs (2005), Le Chat aux yeux d’or. Une illusion algérienne (2006), Le Muezzin aux yeux bleus (2008), Alger, un théâtre de revenants (2010), Le Café de l’imam (2011) ou encore La Salle d’attente (2013).
– Robert Benton, réalisateur américain du multi-oscarisé Kramer contre Kramer, le 15 mai, à 92 ans.
Remarqué avec le scénario de Bonnie and Clyde d’Arthur Penn (1967), dont le succès ouvrit la voie à ce que l’on a appelé le "Nouvel Hollywood", il passe ensuite derrière la caméra avec une quinzaine de films, dont Bad Company (1972), The Late Show (1977), Places in the Heart (1984) ou encore Twilight (1998). Kramer contre Kramer en 1979, son plus grand succès, remporte cinq Oscars, dont celui du meilleur film.
– Mohammed Lakhdar-Hamina cinéaste et chef opérateur, le 23 mai, à 91 ans.
50 ans auparavant, jour pour jour, son film Chronique des années de braise décrochait la Palme d’or du Festival de Cannes. Le film, qui vient d’être restauré, figurait au programme de Cannes Classics du 78e Festival de Cannes. Il est ressorti, en salles, le 6 août 2025.
– Sebastiao Salgado, célèbre photographe brésilien, le 23 mai, à 81 ans.
Formé comme économiste avant de fuir le Brésil pendant la dictature militaire, il ne retrouvera son pays qu’en 1979 après l’amnistie politique. Après Londres où il trouve à s’employer en 1971, il se tourne deux ans plus tard vers la photographie et s’établit à Paris. De 1974 à 1994, il rejoint successivement les agences photographiques Sygma, puis Gamma et Magnum, avant de créer Amazonas Images avec sa femme Lélia Wanick Salgado.
A travers de grands récits photographiques comme "Genesis", la plus emblématique de son travail, en forme de chant, toujours dans un noir & blanc soigné qui confine au lyrisme, à l’adresse d’une planète magnifiée et de ses occupants, il dénonçait à sa façon les excès et les injustices, suscitant également de vives critiques, à l’image de celles de l’écrivaine américaine Susan Sontag qui disait se méfier "de la compassion suscitée par des photos et que ne prolonge aucune réflexion. Je crois que la réflexion doit se substituer à l’incantation généreuse, qui n’est souvent qu’un simulacre".
– Marcel Ophüls, documentariste français, le 24 mai, à 97 ans.
Fils du cinéaste allemand Max Ophuls, converti à l’essai documentaire, il s’illustre avec Le Chagrin et la pitié, diffusé à la télévision allemande en 1969, refusé par l’ORTF en France avant de sortir deux ans plus tard, en catimini, dans une petite salle du Quartier Latin à Paris. Le film attendra douze ans avant d’être diffusé en octobre 1981 sur Fr 3, une chaîne du service public. En attendant, la sortie du film fait l’effet d’un séisme dans l’opinion française qui s’entend dire que la collaboration n’a pas été "un mal nécessaire", mais le choix idéologique délibéré d’une droite réactionnaire et antisémite et aussi que la résistance y a été limitée et désunie.
– Ngugi Wa Thiong’o, grand écrivain kényan, le 28 mai, à 87 ans.
Né au nord-ouest de Nairobi, dans un pays alors sous domination britannique, auteur d’une œuvre écrite imposante, principalement entre romans, essais et théâtre, d’abord en anglais puis en kikuyu, sa langue natale, contraint à l’exil en 1982, il ne rentrera au pays qu’en 2004, Ngugi Wa Thiong’o a résidé au Royaume-Uni puis aux États-Unis où il fut professeur de littérature comparée à l’université de Californie à Irvine.
Dans son essai le plus important, Décoloniser l’esprit, il revient à l’une de ses pièces de théâtre de 1977 qui lui donne l’occasion de dire comment, après l’indépendance, son pays s’est transformé en une "néocolonie soumise aux intérêts de puissances impérialistes". Cela provoque l’ire des autorités qui interdisent la pièce, rasent le théâtre où elle était donnée et jettent son auteur en prison. Durant son incarcération, Ngugi wa Thiong’o a écrit l’un de ses romans, Caitaani mutharab-Ini (1980, non traduit), dans les marges de sa Bible et sur du papier de toilette.
Salué et célébré pour sa décision radicale en 1977 de ne plus écrire en anglais, la langue de l’ancien colonisateur, mais en kikuyu, sa langue maternelle, Ngugi wa Thiong’o faisait observer, dans Décoloniser l’esprit (1986-2011), que "l’aliénation coloniale se met en place dès que la langue de la conceptualisation, de la pensée, de l’éducation scolaire, du développement intellectuel, se trouve dissociée de la langue des échanges domestiques quotidiens".
– Pierre Nora, historien français, le 2 juin, à 94 ans.
Agrégé de lettres, licencié de philosophie et de lettres, professeur au lycée Lamoricière (aujourd’hui lycée Pasteur) d’Oran jusqu’en 1960, il en rapporte un essai publié sous le titre Les Français d’Algérie (1961), avec une préface de l’historien Charles-André Julien. Également éditeur, il entre chez Julliard en 1964, avant de rejoindre Gallimard l’année suivante, publiant les travaux de Raymond Aron, Claude Lefort, Michel Foucault, Georges Dumézil, Georges Duby, François Furet, Emmanuel Le Roy Ladurie et Jean-Pierre Vernant. En 1980, l’auteur de Historien public (2011) et futur membre de l’Académie française fonde, avec le philosophe Marcel Gauchet, la revue Le Débat jusqu’à l’arrêt de sa publication en 2020.
– Philippe Labro, journaliste et écrivain français, le 4 juin, à 88 ans.
Enrôlé en 1960 durant la guerre d’Algérie, il est détaché comme journaliste militaire. Philippe Labro revient à cette épisode de sa vie dans Des feux mal éteints (1967), qui deviendra un film de Serge Moati sur un scénario de Didier Decoin.
– Djoher Amhis-Ouksel, enseignante, essayiste et femme de lettres, le 5 juin, à 97 ans.
Née à Ath Yenni, après une carrière dans l’enseignement, elle se consacre pleinement à l’écriture et publie des livres dans lesquels elle revient sur les romans de Mouloud Mammeri, Mohammed Dib, Mouloud Feraoun, Malek Ouary, Taos Amrouche, Abdelhamid Benhedouga, Tahar Djaout, Assia Djebar et Kateb Yacine.
Elle s’est vue consacrer Et si on parlait de toi (2025), un portrait documentaire signé Ali Mouzaoui.
– Sly Stone, légende afro-américaine du funk, le 9 juin, à 82 ans.
A la tête de Sly and the Family Stone, un groupe originaire de San Francisco entre funk, soul et rock, le groupe a connu le sommet des hits jusqu’au milieu des années 1980. Showman flamboyant, Sly Stone a également écrit des chansons engagées comme "There’s a Riot Goin’ On" ou "Don’t Call Me Nigger, Whitey".
Sly and the Family Stone a fait son entrée au Rock’n’roll Hall of Fame en 1993.
– Brian Wilson, cofondateur du groupe The Beach Boys, le 11 juin, à 82 ans.
Bassiste, auteur-compositeur, chanteur et producteur des Beach Boys, il a amené la pop à des sommets de sophistication grâce à son art du studio dont il reste, aux côtés du pionnier Phil Spector, le grand développeur. C’est ainsi que s’impose le "son Beach Boys" avec de grands hits, de "Surfin’ USA" (1963) à "Good Vibrations" (1966), malgré ou à cause de leur image lissée de "garçon de plage" si on doit les comparer à la vague britannique de leur époque, celle des Beatles, des Rolling Stones, des Who et autres Kinks. Très en vogue au début des années 1960, les Beach Boys vont amorcer leur déclin à la fin de la décennie, en raison notamment de la santé mentale précaire de Brian Wilson.
– Bernard Cassen, professeur des universités et journaliste français, figure de l’altermondialisme et cofondateur d’Attac, le 12 juin, à 88 ans.
– Louis Moholo, batteur de jazz sud-africain, le 23 juin, à 85 ans.
Né au Cap, établi à Londres à partir de 1965, il apportera une importante contribution au jazz avec le Brotherhood of Breath de Chris McGregor et s’illustrera avec de nombreuses figures de la scène free comme Steve Lacy, Cecil Taylor ou Archie Shepp.
– Lalo Schifrin, compositeur américano-argentin de musiques de films, le 26 juin, à 93 ans.
On lui doit notamment le très célèbre thème de la série des Mission : Impossible. Auteur de plus de 250 compositions, Lalo Schifrin s’est vu décerner un Oscar d’honneur en 2018.
– Ziad Rahbani, musicien et compositeur libanais et fils de la chanteuse Fayrouz, le 26 juillet, à 69 ans.
– Abdelmadjid Kaouah, chroniqueur littéraire, écrivain et poète, le 28 juillet, à 75 ans.
Né à Ain Taya, Abdelmadjid Kaouah fut un infatigable chroniqueur littéraire en Algérie et en France où il s’est exilé au milieu de la décennie de terrorisme au pays. Celui qui a consacré son mémoire de maîtrise de Lettres modernes à la poésie algérienne de langue française est l’auteur d’une dizaine de recueils de poésie ainsi que de plusieurs anthologies et essais consacrés à la poésie algérienne de graphie française.
– Warren Brodey, psychiatre américain passé à la cybernétique, acteur visionnaire à l’aube de l’ère de l’information et des travaux sur l’intelligence artificielle, le 10 août, à 101 ans.
Aux antipodes de l’idée que "le raisonnement humain est guidé par un ensemble de règles et de processus algorithmiques abstraits qu’il suffirait de dénombrer puis de déchiffrer pour pouvoir doter un ordinateur d’une « intelligence artificielle »", "Brodey rêve de mettre les ordinateurs et les technologies cybernétiques au service des humains pour leur permettre d’explorer mais aussi d’enrichir leur environnement, et surtout leur propre personne. Dans cette optique, les technologies de l’information sont non seulement des outils pour accomplir des tâches, mais des instruments pour penser le monde et interagir avec lui". Evgeny Morozov, "Une autre intelligence artificielle est possible", Le Monde diplomatique, août 2024.
– Sonallah Ibrahim, écrivain égyptien et figure de la littérature arabe, le 13 août, à 88 ans.
Militant dès son jeune âge et dans la clandestinité, au sein du Parti communiste égyptien, sous le règne de Gamal Abdel Nasser, il est arrêté en janvier 1959 et restera détenu jusqu’au printemps 1964. C’est durant ces années de prison, qu’il décide de devenir écrivain. Durant sa carrière entamée avec Tilka l-râ’iha (Cette odeur-là, 1966) et Najmat Aghustus (Étoile d’août, 1974), il a publié sept autres romans, dont deux satires féroces de l’Égypte contemporaine, Al-Lajna (Le Comité, 1981) et Dhât (Les Années de Zeth, 1992), son livre le plus connu. Critique du capitalisme, de l’hégémonie occidentale et du monde arabe postcolonial, sans jamais se renier, il s’est encore distingué, en octobre 2003, en refusant le Prix du Caire pour la création romanesque et le chèque qui l’accompagnait.
– Gérard Chaliand, écrivain-voyageur et essayiste français, le 20 août, à 91 ans.
Géopolitologue et chroniqueur du monde contemporain et de ses conflits, auteur d’une quarantaine de livres, il dira, dans La Pointe du couteau (2011), "j’ai été amené, grâce au terrain, à progressivement me libérer de clichés littéraires et d’a priori souvent idéologiques". Ce premier volume de "Mémoires" s’ouvre sur son arrivée à Alger en novembre 1952. On devra notamment à Gérard Chaliand, L’Algérie est-elle socialiste ? (1964) et L’Algérie indépendante (1972) écrit en collaboration avec Juliette Minces, tous deux publiés chez François Maspero.
– Khaled Louma, auteur, compositeur, interprète et figure du groupe de rock algérois T 34, le 24 août, à 70 ans.
Né à Hadjout, Khaled Louma fut le meneur de T 34, groupe historique de rock d’Alger, et une grande voix de radio Alger chaîne 3. Après avoir découvert T 34 lors d’un concert de 1979 sur le campus de Boumerdès, nous avons été à l’initiative de leur premier grand concert, lors de la Fête de la jeunesse de juillet 1985, sur l’esplanade de Riadh el-Feth. Six ans plus tard, nous récidiverons avec eux à la faveur de trois concerts, historiques à plus d’un titre, fin décembre 1991 à la salle Ibn Zeydoun de Riadh el-Feth.
La voix de Khaled Louma, accompagnée de la guitare et de la batterie de ses deux comparses de T 34, Mourad Rahali et Omar Amroun, laisse de nombreux hits indémodables comme Ma-t-dir walou, Boualem el-far, Jamais t-doukh, Shi ness ou encore Hbabi.
– Robert Redford, acteur, réalisateur et légende du cinéma américain, le 16 septembre, à 89 ans.
Il a incarné des compositions marquantes dans Butch Cassidy and the Sundance Kid (1969) et The Sting (1973) de George Roy Hill, Jeremiah Johnson (1972) et Out of Africa (1985) de Sydney Pollack, Three Days of the Condor de James Grady (1975) ou encore All the President’s Men d’Alan J. Pakula (1976). Passé derrière la caméra, il signe Ordinary People (1980), qui remporte quatre Oscars, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur. Sa carrière de réalisateur se confirme avec A River Runs Through It (1992), The Horse Whisperer (1998) ou Quiz Show (1994) qui lui vaut deux nominations aux Oscars, dans les catégories meilleur film et meilleur réalisateur. Durant sa carrière, Robert Redford a obtenu deux Oscars : une statuette pour sa réalisation du film Ordinary People en 1981 et un Oscar d’honneur en 2002.
Celui qui incarnait un cinéma progressiste et engagé avait créé le Sundance Film Festival en 1985, devenu depuis la référence internationale du film indépendant.
– Claudia Cardinale, actrice italienne et icône du cinéma des années 1960 et 1970, le 23 septembre, à 87 ans.
La star qui a grandi entre Tunis et La Goulette, à la carrière comparable à celles de Sophia Loren et de Gina Lollobrigida, a joué dans une centaine de films dont Le Guépard (1963) et Rocco et ses frères (1960) de Luchino Visconti, Huit et demi de Federico Fellini (1963), Le Bel Antonio de Mauro Bolognini (1960) ou encore une grande production hollywoodienne culte comme Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone (1969).
– Faouzi B. Saichi, comédien, le 29 septembre, à 74 ans.
Né à Aïn Sefra, Faouzi Boutkhil Saïchi est révélé au grand public avec Un toit, une famille de Rabah Laradji (1982), Prix d’interprétation à Carthage. On le retrouvera dans une vingtaine de films et séries et en particulier dans Les Folles Années du twist (1986) et De Hollywood à Tamanrasset (1991) de Mahmoud Zemmouri.
– Jane Goodall, éthologue, primatologue, anthropologue britannique et infatigable défenseure de la cause animale, le 1er octobre, à 91 ans.
– Judit Elek, réalisatrice hongroise et pionnière du ’cinéma direct’, le 3 octobre, à 88 ans.
– Ahmed Taleb Ibrahimi, médecin, diplomate et plusieurs fois ministre, le 6 octobre, à 93 ans.
Né à Sétif, il est le fils de Mohamed Bachir El Ibrahimi, l’une des figures de l’Association des Uléma algériens. Durant ses études de médecine à Paris, le jeune Ahmed Taleb participe à la fondation de l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA), qu’il préside en 1955 et 1956, avant de rejoindre la direction de la Fédération de France du FLN. Arrêté le 26 février 1957, il est libéré le 8 septembre 1961, après quatre ans et demi de détention provisoire, avant d’être pris en charge par les réseaux de soutien du FLN qui l’exfiltrent vers Tunis.
A l’indépendance, il effectue huit mois de détention sous le mandat du président Ahmed Ben Bella, avant d’être libéré après le coup d’État du 19 juin 1965 du colonel Boumediene.
Ahmed Taleb Ibrahimi est, tour à tour, ministre de l’Éducation (1965-1970), de l’Information et de la Culture (1970-1977) et des Affaires étrangères (1982-1988). De 1977 à 1982, il est nommé en tant en qualité de ministre-conseiller auprès des présidents Houari Boumediène et Chadli Bendjedid, dont il a décliné l’offre de le nommer Premier ministre en juillet 1980.
Considéré comme un islamo-conservateur et critiqué pour sa défense de la langue arabe et de l’islam comme principaux référents identitaires de l’Algérie, au détriment de la langue et de l’héritage berbères du pays, président du parti Wafa, qui n’a jamais reçu son agrément, Ahmed Taleb Ibrahimi fut candidat aux présidentielles de 1999 et de 2004. En 2019, il a apporté son soutien au Hirak, mouvement populaire pacifique contre un cinquième mandat du président Bouteflika et pour un changement démocratique dans le pays. On lui doit, entre autres ouvrages, Lettres de prison : 1957-1961 (1966), De la décolonisation à la révolution culturelle : 1962-1972 (1973), Mémoires d’un Algérien, [t. 1] Rêves et épreuves [1932 – 1965], (2006) et Mémoires d’un Algérien [t. 2) La Passion de bâtir [1965-1978] (2008).
– Peter Watkins, cinéaste engagé britannique, le 31 octobre, à 90 ans.
– Erik Boulatov, figure de l’art contemporain russe, le 9 novembre, à 92 ans.
– Michèle Audin, mathématicienne, historienne et romancière française, le 14 novembre, à 71 ans.
Née à Alger, Michèle Audin est l’aînée des trois enfants de Josette et Maurice Audin. Elle est la fille du mathématicien Maurice Audin, enlevé le 11 juin 1957, par les parachutistes français pendant la guerre d’Algérie, puis torturé et assassiné. La République ne reconnaîtra sa responsabilité dans sa "disparition" qu’en septembre 2018, quelques mois seulement avant la mort de sa veuve.
Lorsqu’en 1966, sa famille quitte Alger pour s’établir à Paris, elle se passionne, comme son père, pour les mathématiques, soutient une thèse avant d’exercer comme professeure. Autrice de huit livres qui s’inscrivent dans une tradition humaniste, elle se passionne également pour le sort fait à son père. En 2009, Michèle Audin refuse la Légion d’honneur que le président Nicolas Sarkozy veut lui remettre, avant d’écrire Une vie brève (2013), un remarquable récit sur ce père qu’elle a peu connu.
– Miloud Khetib, comédien, le 20 novembre, à 80 ans.
Né à El Asnam, élève de l’Institut d’art dramatique de Bordj el-Kiffan, le voilà en 1969 en région parisienne où il trouve à s’employer en qualité de régisseur au Théâtre de l’Épée de bois. Le directeur de l’établissement l’intègre bientôt à son groupe de théâtre expérimental. Et Miloud Khetib va enchaîner les rencontres et les spectacles qui imposent peu à peu son jeu, sa voix et son nom. Dix ans plus tard, il se distingue, sur de grandes scènes parisiennes comme Chaillot, l’Odéon ou le Théâtre de la Ville, à l’affiche de Peer Gynt d’Henrik Ibsen, mis en scène par Patrice Chéreau, des Paravents de Jean Genet par le même Chéreau ou de Par les villages de Peter Handke par Claude Régy. En 1984 et 1985, il est pensionnaire de la Comédie-Française, devenant ainsi le premier comédien étranger recruté par la maison de Molière. A la Comédie-Française, il joue entre autres dans Ivanov d’Anton Tchekhov, monté par Claude Régy. On le retrouvera en 2003, dans le rôle du Don Camille du Soulier de Satin de Paul Claudel, dans une mise en scène d’Olivier Py. En 2019, au terme d’une carrière de quelque 50 spectacles, il est le récitant des Chants I et II de L’Énéide de Virgile mis en scène par Marie Vayssière, sa compagne dans la vie.
Au cinéma, il tient le rôle principal dans Morituri du cinéaste algérien Okacha Touita (2004), dans lequel il joue un commissaire de police d’Alger au cœur des années de terrorisme dans le pays. Le film est écrit à partir de la matière de trois romans de Yasmina Khadra, trois aventures du commissaire Llob : Morituri, Double blanc et L’Automne des chimères.
Jimmy Cliff, grande figure jamaïcaine du reggae, le 24 novembre, à 81 ans.
Né James Chambers, Jimmy Cliff, qui a popularisé le reggae en dehors de la Jamaïque, avant l’émergence de Bob Marley, avec des tubes planétaires comme "Many Rivers to Cross" en 1969, reprise notamment par Joe Cocker, "The Harder They Come" en 1972, titre d’une chanson et d’un film de Perry Henzell, dont il incarna le personnage principal, ou "Reggae Night" en 1983, a enregistré plus de trente albums durant sa carrière. Distingué de deux Grammy Award du meilleur album reggae, on lui connaît nombre de succès repris ici et là comme Vietnam, dont Bob Dylan a déclaré que ce fut "la meilleure protest song de l’époque".
Jimmy Cliff s’est produit à deux reprises en Algérie, à la fin des années 1970 au stade Zioui d’Hussein Dey et en juillet 2005 au Casif de Sidi Fredj, près d’Alger.
– Biyouna, (née Baya Bouzar), comédienne et chanteuse, le 25 novembre, à 73 ans.
Sa dernière apparition au cinéma remonte au Flic de Belleville de Rachid Bouchareb (2018) dans lequel elle incarnait Zohra, la mère du personnage d’Omar Sy.
– Tom Stoppard, dramaturge britannique et scénariste de Brazil et Shakespeare in Love, le 29 novembre, à 88 ans.
– Mohamed Khaznadji, l’un des derniers doyens de la musique andalouse, le 3 décembre, à 96 ans.
Né à La Casbah d’Alger, élève en particulier de Abderrahmane Belhocine, auprès duquel il s’initie aux finesses de la Sana’a d’Alger, il rejoint ensuite l’orchestre dirigé par Mohammed Fakhardji en qualité d’interprète. Il fut ensuite soliste et professeur, notamment, au Conservatoire d’Alger puis à l’Institut national de musique d’Alger à partir de 1975.
– Tayeb Arab, un des pionniers du dessin de presse en Algérie, le 7 décembre, à 78 ans.
– Frank Gehry, célèbre architecte américano-canadien, le 5 décembre, à 96 ans.
– Martin Parr, "photographe de la banalité", le 5 décembre, à 73 ans.
Célèbre pour son esthétique crue aux couleurs saturées et ses clichés sur la société de consommation et des loisirs, dont il a publié quelque 120 livres, le photographe s’est aussi vu accuser de se moquer des gens modestes, où l’on a parlé de cynisme et de "voyeurisme poussé à l’extrême", voire de "pornographie sociale". Membre de l’agence Magnum à partir de 1994, il en fut le président de 2013 à 2017.
– Rob Reiner, cinéaste américain, décédé tragiquement, le 14 décembre, à 78 ans.
Le réalisateur de When Harry Met Sally... a été retrouvé poignardé, en compagnie de son épouse Michele Singer Reiner, à leur domicile à Los Angeles. Selon plusieurs médias, leur fils Nick est soupçonné du double meurtre.
– Noubli Fadel, compositeur et oudiste, le 14 décembre, à 74 ans.
Née en 1951 à El Mhafer (wilaya d’Annaba), après une formation au Caire, il rejoint en 1986 la télévision algérienne où il fera une bonne part de sa carrière. Auteur de plusieurs centaines de composition, entre musiques de films et chansons, il a également été sollicité par le cinéma sur Le Moulin de Monsieur Fabre d’Ahmed Rachedi (1983-1986) ou Les Portes du silence (1987) et Fleur de lotus de Amar Laskri (1998). Plus récemment, on lui doit la musique et les arrangements de "Ghaza" (2023), chantée par le Tunsien Lotfi Bouchnak sur des paroles du journaliste et ancien ministre de la Culture Azzeddine Mihoubi.
– Chris Réa, chanteur et musicien britannique de rock et de blues, le 22 décembre, à 74 ans. On lui doit, entre autres succès, The Road to Hell, Josephine ou Driving Home for Christmas.
– Mohammad Bakri, acteur, réalisateur et figure de la cause palestinienne, le 24 décembre, à 72 ans.
L’acteur de théâtre se distingue au cinéma dans près d’une trentaine de films comme Hannah K du Français Costa-Gavras (1983), dans le rôle d’un réfugié palestinien, dans Au-delà des murs de l’israélien Uri Barbash (1984), dans celui d’un prisonnier palestinien, ou encore dans Private de l’Italien Saverio Costanzo (2004) dans le rôle principal, celui d’un professeur de littérature anglaise et père de famille quinquagénaire pris dans le tourbillon de la seconde Intifada. Private a été récompensée par un Léopard d’or au Festival de Locarno.
Le réalisateur doit sa notoriété internationale à Jénine, Jénine (2002), son documentaire qui dénonce des crimes de guerre de l’armée israélienne, dans le camp de réfugiés palestiniens de Jénine en 2002, durant la deuxième Intifada. Le film fut interdit de diffusion en Israël, prétendument pour diffamation, à l’issue d’une longue et éprouvante bataille devant les tribunaux.
– Bahram Beyzaï, grande figure du cinéma et du théâtre iranien, le 26 décembre, à 87 ans.
– Brigitte Bardot, icône contestée du cinéma et défenseure des animaux, le 28 décembre, à 91 ans.