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  Cheikh Mohand de Farida Aït Ferroukh

Originaire de la Kabylie du Djurdjura, Farida Aït Ferroukh est docteur en anthropologie. Dans cet ouvrage, celle-ci interroge le parcours, la spiritualité du poète Si Mohand et la place de ses dits dans la mémoire du monde kabyle un siècle après sa mort.
Pour Mohammed Arkoun, le livre de Farida Aït Ferroukh "pose des jalons nouveaux sur la route encore mal tracée qui doit conduire à une relecture libératrice et refondatrice de l’espace historique et anthropologique maghrébin", dans une aire où "la définition purement idéologique" de l’identité maghrébine "est fondée sur une ignorance cultivée, institutionnalisée de l’histoire et de l’anthropologie du Maghreb ; cette ignorance nourrit chez bien des militants zélés de l’identité berbériste ou arabiste jusqu’à la volonté d’éradiquer les traces de "l’autre". Pourtant, l’obscurité historique dans laquelle plonge Cheikh Mohand s’étend à bien d’autres "Figures du sens" (poètes, saints, sages, "sorciers", médiateurs, hommes et femmes) d’expression arabe. C’est pourquoi je parle de la portée paradigmatique de l’exemple de Cheikh Mohand non seulement pour tout l’espace maghrébin, mais pour toutes les sociétés où les cultures orales luttent pour leur survie en recourant à l’écrit, à l’enquête ethnologique, aux pronominalisations anthropologiques, à un système éducatif approprié aux exigences d’une transition rapide et féconde".



Cheikh Mohand, le souffle fécond
de Farida Aït Ferroukh
Préface de Mohammed Arkoun
(Paris, Volubilis, 2001)

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Si Mohand ou M’Hand


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