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  L’Emir Abd el-Kader, le film

Depuis au moins trois décennies, à la sortie du Lion du désert (Lion of the Desert, 1980) sur la résistance de Omar el-Mokhtar en Libye, un film du Syro-Américain Mustapha Akkad avec Anthony Quinn et Oliver Reed, et surtout devant le succès mondial d’Errissala (le Message, 1976) sur la vie du Prophète par le même Mustapha Akkad, les autorités algérienne souhaitaient mettre en chantier un film consacré à l’émir Abd el-Kader. Il fallait ensuite un scénario qui évite l’hagiographie comme le film d’aventures pour mettre en exergue les qualités de l’émir en poète, théologien, chef militaire et homme d’État. Il y eut en la matière un premier scénario de Boualem Bessaïeh qui a auparavant signé l’épopée du Cheikh Bouamama en 1982. Il fallait enfin un réalisateur de renom pour porter le projet.

Après avoir songé au réalisateur et producteur britannique Ridley Scott, à qui l’on doit 1492 : Christophe Colomb (1992), Gladiator (2000) ou encore Kingdom of Heaven (2005), à feu Mustapha Akkad (1930-2005), à Mohamed Lakhdar-Hamina, Palme d’or à Cannes pour Chronique des années de braise, à Benamar Bakhti, le réalisateur de Cheikh Bouamama (1982) qui s’est porté candidat, c’est Rachid Bouchareb qui a été approché. Rachid Bouchareb, dont Hors-la-loi a été coproduit par l’Algérie, se serait montré disponible au projet mais pas avant 2014, date à laquelle il bouclerait deux films programmés aux États-Unis. Il a aussi été question d’Oliver Stone.
C’est finalement le cinéaste afro-américain Charles Burnett, auteur notamment de Killer of sheep (1977) et de Namibia avec Danny Glover (2009), qui a été choisi pour réaliser cette coproduction algéro-américaine. Le scénario retenu est signé de l’anthropologue algérien Zaïm Khencheloui et du scénariste, réalisateur et producteur français Philippe Diaz, auteur de La fin de la pauvreté ? (2008) et de Nouvel ordre mondial (2008). Un contrat de coproduction a été signé entre l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) et la société Cinema Libre Studio, établie à Los Angeles.
Deux versions du film devaient être réalisées : l’une en français et en arabe et l’autre en anglais. Après des repérages fin 2013 et un semblant de début de tournage, le film a été arrêté en même temps qu’il était mis fin au mandat de son promoteur, Mustapha Orif, en sa qualité de directeur de l’AARC.

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