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Le Lion d’or de la 79e Mostra de Venise a récompensé un documentaire, All the Beauty and the Bloodshed de Laura Poitras, autour du parcours de la photographe Nan Goldin et de son combat contre la famille Sackler qui commercialise un puissant anti-douleur, accusé d’être fortement addictif et à l’origine d’’un demi-million de morts ces vingt dernière années. La réalisatrice américaine est la troisième femme consécutive à remporter le Lion d’or de Venise, après la Chinoise Chloé Zhao avec Nomadland en 2020 et la Française Audrey Diwan avec L’Evénement en 2021. Laura Poitras a auparavant reçu un Oscar du meilleur documentaire pour Citizenfour (2015), consacré au lanceur d’alerte Edward Snowden.
Le Lion d’argent - Grand Prix du Jury a été décerné à Saint Omer de la Française Alice Diop (également Lion du futur dans la catégorie Venice Award for a Debut Film), tandis que le Lion d’argent du meilleur réalisateur a distingué l’Italien Luca Guadagnino pour Bones and All, son premier film américain.
Les Coupes Volpi de la meilleure interprétation féminine et masculine sont allées à Cate Blanchett pour Tár de l’Américain Todd Field et à Colin Farrell pour The Banshees of Inisherin du Britannique Martin McDonagh. Le Prix du meilleur scénario a été attribué à Martin McDonagh pour The Banshees of Inisherin, le Prix Marcello Mastroianni du meilleur espoir à Taylor Russell pour Bones and All de Luca Guadagnino et le Prix spécial du jury à No Bears de l’Iranien Jafar Panahi.

Le plus ancien festival de cinéma de la planète a 90 ans. Plus connu sous le nom de Mostra de Venise, il a vu le jour en 1932 dans le cadre de la Biennale de Venise, festival d’art contemporain créé en 1893 dont il constitua la section cinéma. Une exposition, à partir des archives du Festival, est revenue sur cette première édition organisée sans concours, mais où le public a plébiscité le soviétique Nikolai Ekk, déclaré meilleur réalisateur pour Putyovka v zhizn (Road to Life, 1931). Ainsi est née la première Mostra internazionale d’arte cinematografica di Venezia, tout cela sous le gouvernement fasciste de Benito Mussolini.

Durant le Festival qui se déroule chaque année en septembre, au Lido de Venise, les films sont présentés dans quatre sections : In concorso (compétition), Orizzonti (Horizons), La Settimana della critica (Semaine de la critique) et, depuis 2004, les Giornate degli autori (Journées des auteurs), une sélection parallèle également appelée Venice Days, l’équivalent de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes.

Cette année, L’actrice américaine Julianne Moore présidait le jury de la compétition pour le Lion d’or. Lauréate de l’Oscar de la meilleure actrice en 2015 pour son rôle dans Still Alice de Wash Westmoreland et Richard Glatzer, prix d’interprétation à Venise, Berlin et Cannes, tête d’affiche du cinéma indépendant, Julianne Moore a notamment tourné avec Robert Altman, Steven Spielberg, Ridley Scott, les frères Coen, Gus Van Sant, Alfonso Cuarón, Todd Haynes et Paul Thomas Anderson.
Elle était entourée des réalisateurs Mariano Cohn (Argentine), Leonardo Di Costanzo (Italie), Rodrigo Sorogoyen (Espagne), de l’actrice iranienne Leila Hatami, de l’écrivain japonais Kazuo Ishiguro et de la cinéaste française Audrey Diwan, lauréate du Lion d’or 2021 décerné à L’Événement.

Devenue, depuis quelques années, la rampe de lancement idéale dans la course aux Oscars, la Mostra de Venise 2022, s’est ouverte avec White Noise de l’Américain Noah Baumbach, une production Netflix portée par Adam Driver et Greta Gerwig et adaptée d’un roman de Don DeLillo.

Outre White Noise, et pendant que le Festival de Cannes refuse toujours d’accueillir en compétition des longs métrages privés de sortie en salles, trois autres films Netflix étaient en compétition à Venise : Blonde d’Andrew Dominik, le très attendu biopic sur Marilyn Monroe, inspiré d’un roman de Joyce Carol Oates et interprété par l’actrice cubano-espagnole Ana de Armas, Bardo (Or False Chronicle of a Handful of Truths) d’Alejandro González Iñárritu, sur les pas d’un journaliste et documentariste revenu au Mexique natal pour se confronter à son passé, à son entourage et à la réalité politique du pays, et Athena de Romain Gavras qui raconte l’histoire d’une fratrie bouleversée par la disparition de l’un de ses membres et qui va mener la banlieue d’Évry-Courcouronnes (région parisienne) au bord de l’explosion.

Une production Amazon était en compétition, Argentina, 1985 de Santiago Mitre, une chronique du procès de la junte militaire du général Jorge Rafael Videla, avec Ricardo Darínans dans le rôle du procureur. Il faut ajouter que dans le sillage de son acquisition par Amazon, MGM a obtenu les droits de distribution mondiaux de Bones and All, le premier long métrage américain de Luca Guadagnino, avec Timothée Chalamet et Taylor Russell.

The Hanging Sun de l’Italien Francesco Carrozzini, d’après Midnight Sun un polar de Jo Nesbo, a été projeté en clôture, hors compétition.

La Sélection officielle comprenait 23 films en compétition, dont cinq réalisés par des femmes. Il fallait donc compter avec All The Beauty and The Bloodshed de l’Américaine Laura Poitras, The Eternal Daughter de la Britannique Joanna Hogg, Les Enfants des autres de la Française Rebecca Zlotowski, Chiara de l’Italienne Susanna Nicchiarelli et Saint-Omer, la première fiction de la Française Alice Diop, sur un scénario co-écrit avec Marie NDiaye autour de l’affaire Fabienne Kabou, une jeune étudiante franco-sénégalaise condamnée pour infanticide en 2017.

Il a beaucoup été question du cinéaste iranien Jafar Panahi, absent de Venise alors que son nouveau film No Bears, tourné clandestinement, était en compétition officielle. Arrêté mi-juillet après Mohammad Rasoulof et Mostafa Aleahmad, Jafar Panahi a perdu sa liberté conditionnelle et doit purger une peine de six ans de prison. Lors de la 57e Mostra de Venise en 2000, il avait obtenu le Lion d’or pour son film Le Cercle.

Parmi les films en compétition, il fallait également noter la sélection de The Whale de Darren Aronofsky avec Brendan Fraser, une adaptation de la pièce de théâtre de Samuel D. Hunter (2012) sur un reclus souffrant d’obésité morbide, Bones and All de Luca Guadagnino, son deuxième film avec Timothée Chalamet, ou l’histoire d’une jeune fille qui part avec son petit ami à la recherche de son père dans l’Amérique des années 1980, Tár de Todd Field, avec Cate Blanchett, qui s’attache à l’histoire de la musicienne Lydia Tár, une compositrice et cheffe d’orchestre de renommée mondiale qui fut la première femme à diriger un grand orchestre allemand, le Philharmoniker de Berlin, et Les Miens, 6e long métrage de réalisateur de l’acteur Roschdy Zem, un drame familial tourné avec Roschdy Zem, Sami Bouajila, Maïwenn, Meriem Serbah, Rachid Bouchareb et Abel Jafri.

Au nombre des films présentés hors compétition, nous relevions Don’t Worry Darling d’Olivia Wilde, avec Harry Styles et Florence Pugh, Master Gardener de Paul Schrader (qui a été honoré par le Festival et a animé une masterclass), avec Joel Edgerton et Sigourney Weaver, et Dead for a Dollar de Walter Hill, avec Christoph Waltz et Willem Dafoe.

Avec The Kingdom Exodus de Lars Von Trier et Copenhagen Cowboy de Nicolas Winding Refn, les deux cinéastes danois ont été sélectionnés hors compétition pour des séries qui ont pour décor Copenhague.
The Kingdom Exodus de Lars Von Trier est une série horrifique originale qui se déroule dans The Kingdom, le plus grand hôpital de Copenhague. Plus précisément au sein de son service de neurochirurgie, lieu hanté "où le mal a pris racine et où la science médicale est confrontée à une lutte quotidienne avec elle-même". The Kingdom Exodus devrait être visible en fin d’année.
Nicolas Winding Refn, a quant à lui, signé pour une série en six épisodes, qui l’a vu revenir tourner au Danemark et qu’il présente comme un projet "poétique et néo-noir." Copenhagen Cowboy devrait être diffusée sur Netflix à la fin de l’année.

Côté documentaires en compétition, il fallait retenir la sélection en compétition de A Couple de Frederick Wiseman (USA) sur la relation épistolaire entre Léon Tolstoï et sa femme Sophie Andréïevna Behrs et All the Beauty and the Bloodshed de Laura Poitras (USA) autour de la photographe américaine Nan Goldin et de son combat contre la famille Sackler qui commercialise un puissant anti-douleur, à l’origine d’une grave crise des opioïdes aux États-Unis.
Parmi 9 documentaires présentés hors-compétition, Nuclear d’Oliver Stone a déjà fait parler de lui. Dans un post publié sur Facebook, le cinéaste précise que son film "préconise l’énergie nucléaire comme une solution réaliste à la crise à laquelle nous sommes confrontés dans la production d’énergie propre afin de survivre ici sur Terre.
Bobi Wine Ghetto President de Christopher Sharp et Moses Bwayo se penche pour sa part sur le musicien et homme politique Bobi Wine qui a fait campagne durant la présidentielle de 2021 en Ouganda.

Avec la cinéaste espagnole Isabel Coixet comme présidente de jury et un jury composé de la cinéaste italienne Laura Bispuri, du cinéaste et producteur américain d’origine brésilienne Antonio Campos, de la cinéaste algérienne Sofia Djama et du critique et ancien délégué général de la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes Edouard Waintrop, la sélection Orizzonti présentait 18 longs métrages et 12 courts métrages et parmi eux, Pour la France (For My Country) de Rachid Hami (France), Autobiography de Makbul Mubarak (Indonesia) ou encore World War III de Houman Seyiedi (Iran).

Chapeautés par l’Association des auteurs de cinéma italiens (ANAC), les Giornate degli autori entendent célébrer les talents et le renouvellement du langage cinématographique. Avec 12 films du monde entier, ainsi que des hommages et des événements spéciaux et outre Padre Pio d’Abel Ferara ou The Listener de Steve Buscemi, on pouvait y voir El Akhira, la dernière reine d’Adila Bendimerad et Damien Ounouri (Algérie), avec Adila Bendimerad et Dali Benssalah, Les Damnés ne pleurent pas de l’Anglo-Marocain Fyzal Boulifa ou encore Dirty Difficult Dangerous du Franco-Libanais Wissam Charaf (film d’ouverture).

Le réalisateur américain Paul Schrader, dont Master Gardener a été projeté hors compétition, a reçu un Lion d’or d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Paul Schrader fût en compétition en 2017 avec First Reformed et l’an dernier avec The Card Counter.

L’actrice française Catherine Deneuve a reçu un Lion d’or d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Elle fût présidente du jury en 2006.

Cette année encore et pour la cinquième fois, l’illustrateur Lorenzo Mattotti signait l’affiche de cette 79e Mostra de Venise.



> 31 August - 10 September 2022, 79° Mostra internazionale d’arte cinematografica | 76th Venice International Film Festival | 76e Mostra de Venise



> Le Palmarès 2022

In Concorso

 Lion d’or : All the Beauty and the Bloodshed de Laura Poitras
 Lion d’argent - Grand Prix du Jury : Saint Omer d’Alice Diop
 Lion d’argent du meilleur réalisateur : Luca Guadagnino pour Bones and All
 Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine : Cate Blanchett pour Tár
 Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine : Colin Farrell pour The Banshees of Inisherin
 Prix du meilleur scénario : Martin McDonagh pour The Banshees of Inisherin
 Prix Marcello Mastroianni du meilleur espoir : Taylor Russell pour Bones and All
 Prix spécial du jury : No Bears de Jafar Panahi

Orizzonti

 Prix du meilleur film : Jang-e jahani sevom (World War III) de Houman Seyedi
 Prix du meilleur réalisateur : Tizza Covi et Rainer Frimmel pour Vera
 Prix spécial du jury : Chleb i sol (Bread and Salt) de Damian Kocur
 Prix de la meilleure actrice : Vera Gemma dans Vera de Tizza Covi et Rainer Frimmel
 Prix du meilleur acteur : Mohsen Tanabandeh dans Jang-e jahani sevom (World War III) de Houman Seyedi
 Prix du meilleur scénario : Fernando Guzzoni pour Blanquita
 Prix du meilleur court-métrage : Snow in September de Lkhagvadulam Purev-Ochir



> La Sélection officielle

In Concorso - Competition

 White Noise by Noah Baumbach (U.S.) [Opening Film]
 Il Signore Delle Formiche by Gianni Amelio (Italy)
 The Whale by Darren Aronofsky (U.S.)
 L’Immensità by Emanuele Crialese (Italy)
 Saint Omer by Alice Diop (France)
 Blonde by Andrew Dominik (U.S.)
 Tár by Todd Field (U.S.)
 Love Life by Kôji Fukada (Japan, France)
 Bardo, False Chronicle of a Handful of Truths by Alejandro G. Iñárritu (Mexico)
 Athena by Romain Gavras (France)
 Bones and All by Luca Guadagnino (U.S.)
 The Eternal Daughter by Joanna Hogg (U.K.)
 Beyond The Wall by Vahid Jalilvand (Iran)
 The Banshees of Inisherin by Martin McDonagh (U.K., U.S.)
 Argentina, 1985 by Santiago Mitre (Argentina, U.S.)
 Chiara by Susanna Nicchiarelli (Italy)
 Monica by Andrea Pallaoro (Italy)
 No Bears by Jafar Panahi (Iran)
 All The Beauty and The Bloodshed by Laura Poitras (U.S.)
 A Couple by Frederick Wiseman (U.S.)
 The Son by Florian Zeller (U.K.)
 Our Ties by Roschdy Zem (France)
 Other People’s Children by Rebecca Zlotowski (France)

Fuori Concorso - Out of competition – Fiction

 The Hanging Sun by Francesco Carrozzini (Italy) – Closing Film
 When The Waves Are Gone by Lav Diaz (Philippines, France, Portugal, Denmark)
 Living by Oliver Hermanus (U.K.)
 Dead For a Dollar by Walter Hill (U.S.)
 Call Of God by Kim Ki-duk (Estonia, Kirighistan, Lettonia)
 Dreamin’ Wild by Bill Pohlad (U.S.)
 Master Gardener by Paul Schrader (U.S.)
 Siccitá by Paolo Virzì (Italy)
 Pearl by Ti West (U.S.)
 Don’t Worry Darling by Olivia Wilde (U.S.)

Fuori Concorso - Out of competition – Non-Fiction

 Freedom on Fire : Ukraine’s Fight For Freedom by Evgeny Afineevsky (Ukraine, U.K., U.S.)
 The Matchmaker by Benedetta Argentieri (Italy)
 Gli Ultimi Giorni Dell’Umanità by Enrico Ghezzi, Alessandro Gagliardo (Italy)
 A Compassionate Spy by Steve James (U.S.)
 Music For Black Pigeons by Jørgen Leth, Andreas Koefoed (Denmark)
 The Kiev Trial by Sergei Loznitsa (The Netherlands, Ukraine)
 In Viaggio by Gianfranco Rosi (Italy)
 Bobi Wine Ghetto President by Christopher Sharp, Moses Bwayo (Uganda, U.K., U.S.)
 Nuclear by Oliver Stone (U.S.)

Fuori Concorso - Out of competition – Series

 The Kingdom Exodus (Episodes 1-5) by Lars Von Trier (Denmark)
 Copenhagen Cowboy (Episodes 1-6) by Nicholas Winding Refn (Denmark)

Orizzonti - Horizons

 Princess by Roberto De Paolis (Italy) [Opening Film]
 Victim by Michal Blasko (Slovakia, Czech Republic, Germany)
 On The Fringe by Juan Diego Botto (Spain)
 Trenque Lauquen by Laura Citarella (Argentina, Germany)
 Vera by Tizza Covi, Rainer Frimmel (Austria)
 Innocence by Guy Davidi (Denmark, Israel, Finland, Iceland)
 Blanquita by Fernando Guzzoni (Chile, Mexico)
 For My Country by Rachid Hami (France, Taiwan)
 A Man by Key Ishikawa (Japan)
 Bread and Salt by Damian Kocur (Poland)
 Luxembourg, Luxembourg by Antonio Lukich (Ukraine)
 Ti Mangio il Cuore by Pippo Mezzapesa (Italy)
 To The North by Mihai Mincan (Romania, France, Greece, Bulgaria, Czech Republic)
 Autobiography by Makbul Mubarak (France, Germany, Qatar)
 The Sitting Duck by Jean-Paul Salomé (France)
 World War III by Houman Seyiedi (Iran)
 The Happiest Man in the World by Teona Strugar Mitevska (Bosnia, Belgium, Denmark)
 The Bride by Sergio Trefaut (Portugal)

Orizzonti Extra - Horizons Extra

 Origin of Evil by Sébastien Marnier
 Hanging Gardens by Ahmed Yassin Al Daradji
 Amanda by Carolina Cavalli
 Red Shoes by Carlos Eichelmann Kaiser
 Nezouh by Soudade Kaadan
 Notte Fantasma by Fulvio Risuleo
 Without Her by Arian Vazirdaftari
 Valeria Is Getting Married by Michael Vinik
 Goliath by Adilkhan Yerzhanov

Venezia classici restauri

 Teresa la ladra by Carlo Di Palma (125’, 1973)
 Mes petites amoureuses de Eustache (123’, 1974)
 The Draughtman’s Contract (I misteri del giardino di Compton House) by Peter Greenaway (108’, 1982)
 Kamigami no fukaki yokubô (Il profondo desiderio degli dei) by Shôhei Imamura (175’, 1968)
 Ucho (L’orecchio) by Karel Kachyňa (96’, 1970)
 Bratan (Fratello) by Bakhtyar Khudojnazarov (98’, 1991)
 Stella Dallas by Henry King (110’, 1925)
 Cavalcade by Frank Lloyd (112’, 1933)
 Therese and Isabelle by Radley Metzger (118’, 1968)
 Kaze no naka no mendori (Una gallina nel vento) by Yasujirô Ozu (84’, 1948)
 Teorema by Pier Paolo Pasolini (98’, 1968)
 Shatranj ke khilari (I giocatori di scacchi) by Satyajit Ray (121’, 1977)
 Le Caporal épinglé (Le strane licenze del caporale Dupont) by Jean Renoir (106, 1962)
 La marcia su Roma by Dino Risi (94’, 1962)
 La voglia matta by Luciano Salce (110’, 1962)
 Koroshi no rakuin (La farfalla sul mirino) by Seijun Suzuki (91’, 1967)
 Canyon Passage (I conquistatori) by Jacques Tourneur (92’, 1946)
 The Black Cat by Edgar G. Ulmer (65’, 1934)
 Duli shidai (A Confucian Confusion) by Edward Yang (129’, 1994)

Venezia classici – non fiction

 Ragtag de Giuseppe Boccassini
 Desesperate Souls, Dark City and the Legend of Midnight Cowboy de Nancy Buirski
 Fragments of Paradise de K.D. Davison
 Franco Zeffirelli, conformista ribelle d’Anselma Dell’olio
 Jerry Schatzberg, portrait paysage de Pierre Filmon
 Godard seul, le cinema de Cyril Leuthy
 The Ghost of Richard Harris d’Adrian Sibley
 Bonnie de Simon Wallon


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