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  Youcef Sahraoui

Né en 1939 à la Casbah d’Alger, cet ancien employé de la RTF a rejoint le maquis en compagnie d’un groupe de techniciens algériens de l’entreprise. Alors qu’ils sont en route pour Tunis à la demande de M’hamed Yazid, ministre de l’Information du Gouvernement provisoire (GPRA), ils sont victime des exécutions dites de la "Bleuïte", la fameuse opération de manipulation montée par les services secrets français pendant la guerre d’Algérie, qui a consisté à mettre en circulation des listes de prétendus collaborateurs de l’armée française. Youcef Sahraoui est le seul rescapé du groupe dont les victimes, Ali Djenaoui et ses compagnons, sont déclarés "disparus au maquis". Arrêté et emprisonné, libéré à la faveur de l’indépendance, il rejoint ensuite la RTA.

Youcef Sahraoui s’est très vite distingué comme l’un des meilleurs chefs opérateurs du pays. Sa filmographie compte ainsi un grand nombre de films, pour la télévision et le cinéma, dont on peut citer La Nuit a peur du soleil (1965) et L’Incendie (1974) de Mustapha Badie, L’héritage (1974) de Mohamed Bouamari, Les Enfants de Novembre de Moussa Haddad (1975), Aziza du Tunisien Abdellatif Ben Ammar (Tun/Alg, 1980), Bouamama de Benamar Bakhti (1983), Vent de Sable (1982) et La Dernière image (1986) de Mohamed Lakhdar-Hamina, et, à la veille de sa disparition, L’Ombre de la ville (2000) du Libanais Jean Khalil Chamoun et Père de Naguel Belouad.

Rachid Bouchareb, qui l’a sollicité pour Cheb (1991), suivi de Poussières de vie (1994), film nominé aux Oscars à Hollywood, et de L’Honneur de ma famille (1997), lui a dédié Little Sénégal (2000) dont Youcef a signé la photographie de la partie sénégalaise.

Youcef Sahraoui a lui-même réalisé un long-métrage Le Silence des cendres (1975) ainsi qu’un feuilleton La Gazelle (1991), tous deux sur des scénarios de Kaddour M’Hamsadji. Il est décédé le 30 juillet 2000 à Alger d’un arrêt du cœur. (Photo RTA)



Little Senegal par Rachid Bouchareb (Trailer, 2000)


Emission "Télé Ciné Club’’ d’Ahmed Bedjaoui (1ère partie, extrait, 10’55, en arabe, 1982)

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