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  Koul wahed ou hakmou de Abderrahmane Kaki

A l’occasion du 15e anniversaire de la disparition d’Ould Abderrahmane Kaki, deux de ses pièces ont été données au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi d’Alger. Tirée de Dar Rabi (La Maison de Dieu), Hit ermel (Mur de sable) est une production de la coopérative Ould Abderrahmane Kaki de Mostaganem. Adaptée pour sa part d’El-layl (La Nuit), El-rahil est une création du Théâtre régional de Mascara. Le 17 février, toujours au TNA, une table ronde a été consacrée à la personnalité et au parcours du metteur en scène, dramaturge et directeur de troupe.

Abdelkader Ould Abderrahmane, dit Abderrahmane Kaki (1934-1995), est l’une des grandes figures du théâtre algérien des années soixante et soixante-dix. Metteur en scène et auteur, né à Mostaganem, il fait ses classes dans le théâtre amateur, devient instructeur d’art dramatique et fonde sa propre troupe en 1958.
Durant cette période, il adapte et met en scène Plaute, Carlo Gozzi, Eugène Ionesco et Samuel Beckett, avant de monter Avant-théâtre qui regroupe trois de ses propres textes.
Il est également administrateur de théâtre et directeur de troupe et s’illustre, entre 1962 et 1977, avec une dizaine de pièces. 132 ’am (132 ans) en 1962, Ifrikya qabla I (Afrique avant I) en 1963, et la reprise de Diwan el-garagouz en 1965, sont de grands succès.

Fin connaisseur des travaux de Stanislavski, Craig, Meyerhold, Piscator et Brecht, tout en se cherchant une voie esthétique, Abderahmane Kaki se préoccupe de langue, de travail d’acteur, de décor, de lumière, de musique et de rythme. "Engagé et didactique" selon l’universitaire Wadi Bouzar, son théâtre se nourrit aux sources d’un riche patrimoine oral.
Il sera ainsi le premier à investir les ressources de la forme traditionnelle de la halqa (ronde) et du meddah (conteur) avec El-guerrâb ouas-sâlihîn (Le Porteur d’eau et les trois marabouts) en 1966 et une comédie satirique, Koul wahed ou hakmou (A chacun son jugement) en 1967.

Celui qui est considéré comme l’un des pères du théâtre maghrébin contemporain, a vu son travail et ses recherches distingués à Tunis, Le Caire et Berlin. Longtemps immobilisé par un grave accident de voiture dont il fut victime en 1969, Abderrahmane Kaki devait s’éteindre le 14 février 1995 à Oran.
A la faveur de sa traduction en français par Messaoud Benyoucef, A chacun son jugement (Koul wahed ou hakmou) a été enregistrée en 1996 en Avignon dans le cadre des lectures de France Culture.


- 10 juillet 2014, Mostaganem / Maison de la culture

Koul wahed ou hakmou (A chacun son jugement) de Abderahmane Kaki
Mise en scène de Djamel Bensabeur



Lire : Kaki, le dramaturge de l’essentiel
d’Abderrahmane Mostefa et Mansour Benchehida
(Alger, Alpha, 2006)

Lire aussi
El guerrab oua salihine d’Abderahmane Kaki


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