A l’issue de la Semaine de l’Algérie à Saint Pierre de la Réunion (juin 2007), qui a vu signer un accord de jumelage entre Bab el-Oued et Saint-Pierre, un parc porte désormais "le nom de Cheikh Hasnaoui en l’honneur de ce monument de la chanson algérienne d’origine kabyle et enterré à Saint-Pierre".
Né en 1910 dans le village des Ihesnawen en Kabylie, le jeune Mohammed Khelouat s’initie au chaabi à Alger au contact de cheikh Mustapha Nador et d’El Anka. Mais c’est dans le Paris des années trente, celui de Mohammed el Kamel, Amraoui Missoum et Mohamed Iguerbouchen, qu’il entame une carrière d’auteur, compositeur et interprète.
Sous le nom d’El Hasnaoui, il va séduire avec une cinquantaine de chansons en kabyle et en arabe populaire, et de grands succès comme El Ghorva Thouâar, B’net Essohba, Maison Blanche ou encore Noudjoum el-Leil qu’il enregistre en 1968 à la veille de ses adieux à la scène.
Dans sa retraite silencieuse durant plus de trente ans, Cheikh El Hasnaoui a conservé l’auréole du maître le plus prestigieux du chaâbi de l’émigration. Il s’est éteint le 6 juillet 2002 sur l’île de la Réunion. (photo D. R.)
21 - 30 juin 2007, Semaine de l’Algérie à Saint Pierre de la Réunion
Ecouter : Cheikh El Hasnaoui (Club du disque arabe, 2 Vol.)
Lire : Cheikh El-Hasnaoui, la voix de l’errance de Rachid Mokhtari (Alger, Chihab Editions, 2002)