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> 2007 > El Anka
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El Hadj M’Hamed el Anka |
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Quittant l’école pour subvenir aux besoins de sa famille, Mohamed Idir Halo (1907, Alger - 1978, id.) fréquente très tôt des cercles de musiciens. Remarqué par Mustapha Nador alors qu’il n’avait que treize ans, il accompagnera le cheikh jusqu’à la mort de ce dernier en 1926. Il fait ses débuts au tar (tambourin), puis s’initie, sous l’autorité du maître, à la mandoline. Le futur interprète et compositeur fait de nombreuses rencontres et s’emploie dans le répertoire de la chanson religieuse (Hadra). Il travaille ensuite à améliorer la transcription des poèmes de la tradition du medh (louanges qui glorifient la vie du Prophète de l’islam et des saints) altérés par transmission orale, et pénètre plus avant dans l’héritage poétique maghrébin. El Hadj M’Hamed El Anka avait le sens du rythme et une mémoire à toute épreuve. Rénovant la tradition du medh et s’inspirant de l’héritage andalou, il fonde un genre : le chaabi. Pour le musicologue Bachir Hadj-Ali, "El-Anka intégrait, par instinct et par métier, dans le tissu mélodique des qaçaïds, des thèmes parfois étrangers et, dans les rythmes, des figures nouvelles, sans que le fonds musical maghrébin [...] en soit affecté". Au lendemain de la seconde guerre mondiale, El-Anka prend la direction de l’orchestre chaabi de Radio Alger et réalise son premier concert à la salle Pierre-Bordes (aujourd’hui Ibn Khaldoun). Sous son impulsion, le chaabi quitte ainsi l’intimité des cafés et va sans cesse élargir son audience. Chanteur, compositeur et instrumentiste, El-Hadj M’Hamed El-Anka a interprété quelque trois cents qaçaïd (poèmes) et enregistré près de cent cinquante disques. |
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Hommage à El Hadj M’hamed El Anka
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