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  René Vautier

Le 20 février 2008, Afrique 50 était diffusé pour la première fois à la télévision en France sur Cinécinéma Classic. Tourné en 1949-50 au Soudan français devenu depuis le Mali, au mépris du décret de Pierre Laval qui interdisait de filmer sans autorisation du gouverneur et en dehors de la présence d’un représentant de l’autorité, ce réquisitoire anticolonialiste a valu au cinéaste pas moins de treize inculpations. René Vautier a attendu 1995 pour récupérer la copie officielle de son film censuré pendant quarante ans et toujours privé de visa d’exploitation.
Afrique 50 a été diffusé en même temps qu’Avoir 20 ans dans les Aurès et Le Petit Blanc à la caméra rouge, un portrait de René Vautier signé Richard Hamon.
Ces deux derniers films étaient ensuite visibles en mars à la faveur d’un panorama "Cinéma et révolution", lors du 22è Festival de Fribourg.

S’il a également connu à plusieurs reprises la prison, René Vautier s’est en outre illustré par deux grèves de la faim dont l’une a valu l’octroi d’un visa d’exploitation au film Octobre à Paris de Jacques Panijel, pour lequel la commission avait demandé l’interdiction totale.
En partie inspiré de la désertion de Noël Favrelière que ce dernier raconte dans Le Désert à l’aube, tourné avec Philippe Léotard et Jean-Michel Ribes, Avoir vingt ans dans les Aurès remportait le prix de la Critique internationale à Cannes en 1971.
En 1998, René Vautier s’est vu décerner le Grand prix Télévision de la SCAM pour l’ensemble de son œuvre.

Né en 1928 à Camaret-sur-Mer, décoré de la Croix de guerre à seize ans, cet ancien de l’Idhec est l’auteur des premières images des maquis algériens, tournées dans la région de Tebessa. Terminé en 1958, Algérie en flammes dénonçait la guerre entreprise en Algérie loin de l’illusion longtemps entretenue de simples "opérations de police" ou "de maintien de l’ordre".

En 2001, la Cinémathèque Française a consacré deux soirées au parcours du cinéaste militant au contact de l’Algérie de la guerre et de l’émigration. On pouvait y voir Témoignages sur la torture en Algérie (Fr, 1980-85), À propos de l’autre détail (Fr, 1984-88), Vous avez dit : Français ? (Fr/Alg, 1990), Techniquement si simple (Fr, 1970), La Caravelle (Fr, 1971), sans oublier Les Ajoncs et Les Deux cousins (Fr, 1970), tournés en compagnie de feu l’illusionniste Mohamed Zinet.
En 2003, c’était au tour de la Cinémathèque de Bretagne de lui donner "Carte blanche" pour un programme intitulé "Images d’Algérie", en présence de cinéastes algériens. En 2006, René Vautier était l’invité du Festival Travelling de Rennes. (photo D. R.)

-  1ère diff. TV : 20 février 2008 à sur Cinécinéma Classic :
> à 20h45 : Avoir 20 ans dans les Aurès
> à 22h25 : Le Petit Blanc à la caméra rouge de Richard Hamon
> à 23h20 : Afrique 50

-  Rediff. : Afrique 50 : 23 février 2008 à 19h30, 27 février à 17h45, 3 mars à 10h, 4 mars à 18h50 sur Classic

-  1er - 8 mars 2008, 22è Festival international de Films de Fribourg
-  4 - 14 mars 2006, 17è Festival Travelling de Rennes
-  8 avril - 16 mai 2003, "Carte blanche à René Vautier", Cinémathèque de Bretagne
-  10 et 24 juillet 2001, Écrire l’histoire en images, tout de suite : tortures en Algérie" René Vautier à la Cinémathèque Française, Palais de Chaillot

-  Lire : Caméra Citoyenne de René Vautier (Ed. Apogée, 1998)

-  Vidéo > Afrique 50

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Rétrospective René Vautier
Avoir 20 ans dans les Aurès de René Vautier


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