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  René Vautier

Les 3 et 4 septembre, l’Institut d’histoire de l’art de l’université Paris 1 organisait deux journées d’études pour réfléchir aux problématiques historiques, esthétiques et patrimoniales que soulèvent les films de René Vautier. La première journée s’est attelée à la question de "l’accessibilité aux documents qu’entraîne une œuvre "d’intervention sociale" - dissémination des témoins, des films et des copies, pertes, destructions et conservation - œuvre pourtant vitale en termes de ce qu’elle propose comme archives pour une réécriture nécessaire de l’histoire officielle et sa transmission". La seconde journée a été consacrée à l’étude esthétique des films du cinéaste.

Le 20 février 2008, Afrique 50 était diffusé pour la première fois à la télévision en France sur Ciné Cinéma Classic. Tourné en 1949-50 au Soudan français devenu depuis le Mali, au mépris du décret de Pierre Laval qui interdisait de filmer sans autorisation du gouverneur et en dehors de la présence d’un représentant de l’autorité, ce réquisitoire anticolonialiste a valu au cinéaste pas moins de treize inculpations. René Vautier a attendu 1995 pour récupérer la copie officielle de son film censuré pendant quarante ans et toujours privé de visa d’exploitation.
Afrique 50 a été diffusé en même temps qu’Avoir 20 ans dans les Aurès et Le Petit Blanc à la caméra rouge, un portrait de René Vautier signé Richard Hamon.
Ces deux derniers films étaient ensuite visibles en mars à la faveur d’un panorama "Cinéma et révolution", lors du 22è Festival de Fribourg.

S’il a également connu à plusieurs reprises la prison, René Vautier s’est en outre illustré par deux grèves de la faim dont l’une a valu l’octroi d’un visa d’exploitation au film Octobre à Paris de Jacques Panijel, pour lequel la commission avait demandé l’interdiction totale.
En partie inspiré de la désertion de Noël Favrelière que ce dernier raconte dans Le Désert à l’aube, tourné avec Philippe Léotard et Jean-Michel Ribes, Avoir vingt ans dans les Aurès remportait le prix de la Critique internationale à Cannes en 1971.
En 1998, René Vautier s’est vu décerner le Grand prix Télévision de la SCAM pour l’ensemble de son œuvre.

Né en 1928 à Camaret-sur-Mer, décoré de la Croix de guerre à seize ans, cet ancien de l’Idhec est l’auteur des premières images des maquis algériens, tournées dans la région de Tebessa. Terminé en 1958, Algérie en flammes dénonçait la guerre entreprise en Algérie loin de l’illusion longtemps entretenue de simples "opérations de police" ou "de maintien de l’ordre".

En 2001, la Cinémathèque Française a consacré deux soirées au parcours du cinéaste militant au contact de l’Algérie de la guerre et de l’émigration. On pouvait y voir Témoignages sur la torture en Algérie (Fr, 1980-85), À propos de l’autre détail (Fr, 1984-88), Vous avez dit : Français ? (Fr/Alg, 1990), Techniquement si simple (Fr, 1970), La Caravelle (Fr, 1971), sans oublier Les Ajoncs et Les Deux cousins (Fr, 1970), tournés en compagnie de feu l’illusionniste Mohamed Zinet.
En 2003, c’était au tour de la Cinémathèque de Bretagne de lui donner "Carte blanche" pour un programme intitulé "Images d’Algérie", en présence de cinéastes algériens. En 2006, René Vautier était l’invité du Festival Travelling de Rennes. (photo D. R.)

-  27 January - 7 February 2010, 39th Rotterdam International Film Festival
> Algérie en flammes (20 min., Fr/Ger, 1957)
> Avoir vingt ans dans les Aurès (100 min., Fr, 1972)
-  26 février 2010, Algérie Tours/Détours d’Oriane Brun-Moschetti et Leïla Morouche (113 min., Fr, 2007), Projection en présence d’Oriane Brun-Moschetti, Leïla Morouche et René Vautier, Paris / Cinémathèque française
-  November 23 - 28, 2009, "Hommage à René Vautier", Bilbao / Zinebi Festival - Rétrospective "Africa Frames : 65 ans d’ombres et de lumières"
-  20 novembre 2009, Paris / Cité nationale de l’Histoire de l’Immigration / Festival : un siècle de Cinéma du Maghreb
-  5 novembre - 6 décembre 2009, "Cinéma(s) d’Algérie" à Marseille, par l’association Aflam
-  3 octobre 2009, Afrique 50 (1950, 15’) de René Vautier et Rencontres à Varsovie (1956) de Paul Carpita, Marseille / 2e Rencontres régionales de Vidéo urbaine / Polygone étoilé
-  3 - 4 septembre 2009, Journées d’études "René Vautier, le cinéma de haute lutte", en présence du cinéaste, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / Auditorium de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), Galerie Colbert, accès : 6, rue des petits champs, Paris 2è
-  11 février 2009, Cinémaghreb à Brest, "Soirée spéciale René Vautier", Projection de Peuple en marche, Fac Victor Segalen / Amphi Gilcher
-  1er - 8 mars 2008, 22è Festival international de Films de Fribourg
-  4 - 14 mars 2006, 17è Festival Travelling de Rennes
-  8 avril - 16 mai 2003, "Carte blanche à René Vautier", Cinémathèque de Bretagne
-  10 et 24 juillet 2001, Écrire l’histoire en images, tout de suite : tortures en Algérie" René Vautier à la Cinémathèque Française, Palais de Chaillot



-  1er mars 2009 à 23h05 sur Planète, Le Petit Blanc à la caméra rouge de Richard Hamon (52’, Fr, 2007)

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-  1ère diff. TV : 20 février 2008 à sur Cinécinéma Classic :
> à 20h45 : Avoir 20 ans dans les Aurès
> à 22h25 : Le Petit Blanc à la caméra rouge de Richard Hamon
> à 23h20 : Afrique 50

-  Rediff. : Afrique 50 : 23 février 2008 à 19h30, 27 février à 17h45, 3 mars à 10h, 4 mars à 18h50 sur Ciné Cinéma Classic



-  Lire : Caméra Citoyenne de René Vautier (Ed. Apogée, 1998)

Lire aussi
Avoir 20 ans dans les Aurès de René Vautier
Rétrospective René Vautier


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