"Vaste est la prison qui m’écrase", dit la complainte berbère qui ouvre ce roman sur l’Algérie des femmes d’hier et d’aujourd’hui. Comme dans le présent algérien s’entremêlent ici des tragédies, des passions et des mutations, celles de femmes presque toujours en mouvement : la narratrice dans le désert et le silence d’une passion amoureuse, l’aïeule qui à quatorze ans épouse un riche septuagénaire, la mère quittant le voile pour rendre visite en France à son fils prisonnier politique, et tant d’autres figures féminines peintes comme des "fugitives et ne le sachant pas", improvisant leurs chants de deuil, de joie, de lutte ou d’espoir.
Roman-quête des origines, polyphonie d’une fascinante chronique féminine sur tout un siècle, Vaste est la prison est le troisième volet du "Quatuor algérien" qui, avec L’Amour, la fantasia et Ombre sultane, explore par la double approche autobiographique et historique, l’Algérie profonde dans sa vie tumultueuse et meurtrie." (Présentation de l’éditeur)
Déjà donnée en mars 2004 par la comédienne et metteur en scène Licia Maglietta, cette lecture du roman homonyme d’Assia Djebar entrait dans le cadre de la seconde édition de "Differenti segni :visioni di donne sul mondo" (Signes distinctifs : la vision féminine du monde), une manifestation du comité pour l’égalité des chances de la province de Naples.
7 mars 2005, Napoli / Teatro Mercadante
19 mars 2004, Pordenone / Dedica Festival 2004
Vaste est la prison (Vasta è la prigione)
D’après le roman d’Assia Djebar
Lecture scénique par Licia Maglietta
Vaste est la prison
(Paris, Albin Michel, 1995)
Prix Maurice Maeterlink, Bruxelles, 1995
* Vidéo : Assia Djebar présente Vaste est la prison
Grande es la prisión
Traducción de Inmaculada Jiménez Morell (Madrid, Oriente y Mediterráneo, 1997)
So Vast the Prison
Trans. by Betsy Wing
(New York, Seven Stories, 1999, 2001)
Vasta è la prigione
Trad. di Antonietta Pastore
(Milano, Bompiani, 2001)
* Vidéo : Assia Djebar présente Vaste est la prison
Weit ist mein Gefängnis
Übersetzung von Hans Thill
(Zürich, Unionsverlag, 2001)