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  Houria Niati

Parmi ses installations, "No to Torture" (Non à la torture, Barcelone, 2003)" revisite à sa façon "Les Femmes d’Alger..." de Delacroix et "Bringing Water from the Fountain Has Nothing Romantic About It" (Apporter l’eau de la fontaine n’a rien de romantique) explore les questions héritées et les constructions à l’oeuvre dans les photographies et cartes postales de la période coloniale en Algérie.
Née à Khemis Miliana, élève de l’Ecole normale, Houria Niati s’est initiée aux arts plastiques et à la musique avant de s’établir à Londres, à la fin des années 70, où elle étudie les Beaux-Arts au Camden Art Center et au Croydon College of Art.

Depuis 1983, de nombreuses réalisations jalonnent son parcours d’artiste en Grande-Bretagne, en Europe, aux Etats-Unis, au Proche-Orient et en Afrique du Nord, dont on peut citer quatre grandes expositions itinérantes : "Forces of Change : Artists of the Arab World" (USA, 1994-1995), "Cross/ing : Time. Space. Movement" (USA, 1997-2000), "Dialogue of the Present" (Grande Bretagne, 1999-2000) et plus récemment "Harem fantasies and the New Sheherazades" (Espagne, France, 2003).
Avec des peintures, des collages, des objets, des photographies et des sons, les expositions, installations et performances de Houria Niati utilisent les ressources des outils multimédias, la poésie de l’artiste et son chant nourri de la tradition arabo-andalouse.

En juillet 2003, la galerie Mamia Bretesché à Paris exposait 8 oeuvres numériques de l’artiste tirées sur papier. Les tirages ont été effectués, sous la supervision de l’artiste, dans le laboratoire d’impression LondonPrintStudio, sur un papier SOMERSET (100% coton).
"A travers une photo d’identité, Houria Niati élabore tout un processus de questionnement sur sa propre identité, première mise en abîme", pour dire "la beauté de ce visage que n’affectent pas les traitements virtuels qu’elle lui fait subir comme les revers ou rebondissements bien réels que fait subir la vie et l’exil".
"Dans ce processus d’élaboration de l’oeuvre, elle va au-delà de la forme, jusqu’à l’effacement "derrière un rideau de mots" (photo 4) ou jusqu’à la déformation "alien" (photo 3), et aboutit ainsi à un art de la "défiguration libre" et de l’autoportrait par les moyens et outils technologiques qu’elle soumet et transcende."
Houria Niati vit et travaille à Londres.

-  21 mai 2007, "La politique de l’espace dans l’art contemporain", Séminaire animé par Patrick Vauday, "Regard de l’autre, regard sur l’autre", Intervenant : Houria Niati (peintre algerienne vivant à Londres) parlera à partir de son oeuvre, Collège international de Philosophie, Amphi A, Carré des Sciences, 1, Rue Descartes, Paris 5è

-  1 - 27 juin 2004, Lever le Voile, femmes artistes en terre d’islam, Milan

-  20 septembre 2003 - 4 janvier 2004, "Fantaisies de Harem et les Nouvelles Sheherazades", Muséum d’Histoire Naturelle, Lyon
-  17 juillet - 24 août 2003, "Le XXème siècle dans l’art algérien", Orangerie du Sénat, Paris
-  19 juin - 21 juillet 2003, "Autoportrait interrogatif", Galerie Mamia Bretesché, 64, rue Chapon, Paris 3è, Tel. : 01 44 59 37 16
-  4 avril - 15 juin 2003, "Le XXème siècle dans l’art algérien", Château Borély, Marseille
-  18 février - 18 mai 2003, "Fantasías del harén y nuevas Sherazades", Centro de Cultura contemporania de Barcelona

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