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Tahar Djaout |
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Une nouvelle fois à l’initiative de l’association culturelle Tussna (Savoir), un colloque (26-27/05, Tizi Ouzou) a été consacré à l’évocation de l’écrivain et journaliste assassiné il y a 17 ans. Plusieurs universitaires, écrivains, journalistes et compagnons de route de Tahar Djaout ont pris part à ces journées qui comprenaient une exposition, des lectures et la projection de L’Encre de la liberté, un documentaire de Hocine Redjala sur la liberté de la presse en Algérie. Le 2 juin 1993, après sept jours de coma profond, Tahar Djaout succombait à un attentat par balles, perpétré contre lui le 26 mai, devant son immeuble de Baïnem près d’Alger. Tahar Djaout ouvrait ainsi la longue liste des intellectuels, écrivains, artistes, journalistes et citoyens assassinés durant la décennie rouge en Algérie. "Comment vêtir l’absence autrement que par les mots à la présenter corps ou cadavre ?", s’interrogeait l’écrivain dans L’Invention du désert. Quinze ans après son assassinat, le verbe du poète n’a rien perdu de sa superbe et nombre d’initiatives rendent régulièrement hommage à cette figure incontournable des lettres algériennes. Né avec le déclenchement de la guerre d’indépendance, l’ancien étudiant en mathématiques, puis en sciences de l’information et de la communication à l’Université d’Alger, se considérait "avant tout comme un poète qui écrit aussi des romans". Et ses livres sont autant de balises dans sa prise de parole et le roman de sa propre vie. Tahar Djaout a également exercé ses talents de chroniqueur littéraire, dans le quotidien El Moudjahid, puis, à partir des années 80, d’observateur avisé de la vie littéraire et artistique dans les colonnes de l’hebdomadaire Algérie-Actualité. En 1992, il participait à la fondation de l’hebdomadaire Ruptures dont il devait prendre la barre. C’est dans l’édition datée du 25 mai 1993 qu’est paru son fameux éditorial intitulé "La famille qui avance et la famille qui recule", lequel, dit-on, a signé son arrêt de mort. Le poète qui clamait "J’entends monter de vous / La rumeur des fleuves / Et sourdre dans le sein / De vos squelettes têtus / Le refus de hisser / Le pavillon du silence" (Espoir) ; celui qui n’hésitait pas à écrire "Désormais / vos balles ne me font plus peur / et je vais à l’ombre de vos mitraillades / BOUFFER MA COLERE VEGETALE" (Solstice barbelé), Tahar Djaout a été fauché dans la fleur de l’âge. L’an dernier, Omar Fetmouche s’est attelé à porter à la scène Les Vigiles de Tahar Djaout. La générale du spectacle a eu lieu le 29 mai à la Maison de la Culture Taos Amrouche de Bejaïa. (photo © Anaïk Frantz | Le Seuil)
26 - 27 mai 2010, Colloque : Tahar Djaout, une oeuvre, un engagement, Tizi Ouzou / Maison de la Culture Mouloud Mammeri
13 janvier 2010, Tlemcen / Maison de la Culture
12 janvier 2010, Sidi Bel Abbès / Théâtre régional
11 janvier 2010, Ain Defla / Maison de la Culture
9 janvier 2010, Mascara / Maison de la Culture
8 janvier 2010, Oran / Théâtre régional
7 janvier 2010, Mostaganem / Maison de la Culture
8 - 9 juillet 2009, Colloque Tahar Djaout, Théâtre régional de Bejaia
27 mai 2009, "Hommage à Tahar Djaout", Lecture de textes par Christiane Corthay, Paris / Association de Culture Berbère
17 - 23 mai 2008, "Hommage à Tahar Djaout", Maison de la Culture Mouloud Mammeri | Université de Tizi Ouzou | Maison de Jeunes de Aïn el-Hammam > Par l’association Tusna de Aïn el-Hammam
19 - 23 septembre 2007, "Hommage à Tahar Djaout", 1er Salon international de la Poésie à Paris
6 novembre 2006, "Hommage à Tahar Djaout", 11è Salon international du Livre d’Alger / Stand de l’ANEP
19 mai 2009, Générale, Béjaïa / Maison de la Culture Taos Amrouche Les Vigiles D’après le roman de Tahar Djaout (Paris, Le Seuil, 1991) Adaptation et mise en scène de Omar Fetmouche Avec Farid Cherchari, Kamel Chamek, Belkacem Kaouane, Rachid Maâmria, Djohra Dereghla, Ahcène Azezni, Nassima Kajtoul, Nassima Mohdeb et Mounia Aït Meddour
Les Suspects un film de Kamel Dehane (115 min., Bel/Fr/Alg, 2003) adapté des Vigiles de Tahar Djaout (Paris, Le Seuil, 1991) |
Lire aussi
Bibliographie de Tahar Djaout
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