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> 2003 > Habiba Djahnine
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Outre-mort |
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Dédié à sa sœur Nabila, assassinée le 15 février 1995 à Tizi Ouzou, avec un quatrain de Omar Khayyam en exergue et un poème-hommage à Tahar Djaout en ouverture, ce premier recueil de poésie de Habiba Djahnine comporte des textes restés longtemps en gésine. Cette native de Béjaïa a collaboré aux "Poésiades" organisées dans sa ville jusqu’à leur disparition. Habiba Djahnine, qui écrit "J’ai appris avec douleur que des mots / coulent des poésies diverses", ajoute "Je veux transcrire le monde immense / parler des yeux du fou / des femmes enragées / des orages brumeux / des abîmes humains / des fosses communes / des cimetières à scandales...". "Sur cette terre ennemie, poursuit-elle, se dévoilent mes prières / fières de leurs transparences / subversives et téméraires". Elle confie aussi, "Mon cerveau est nu / mes ailes sont fragiles / mes mots désencrés / je me réclame / des fragments de la foudre / dans quelques secondes / je deviendrai tonnerre". Habiba sait que ce qui importe de la vie est ce qu’on en retient. Alors, qu’elle clame vouloir réhabiliter "l’odeur du bois de chêne" ou encore s’accouder à la palmeraie d’Aghled et boire à son ciel, elle laisse monter un chant qui célèbre une mémoire et une terre avec les mots du cœur. En cela et malgré son titre, son recueil est une ode à la vie. Outre-mort (Poésie) de Habiba Djahnine Illustrations de Onkar Karon (Alger, Habiba Djahnine/Librairie El Ghazali, 2003) |
Lire aussi
Lettre à ma soeur de Habiba Djahnine
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