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  Mohamed Temmam

Pour l’année du centenaire de la naissance de Mohamed Temmam, il est né le 23 février 1915, le Musée national des beaux-arts d’Alger lui a consacré un exposition-hommage. Outres des œuvres en possession du musée qui mettent en lumière ses talents dans la miniature, l’enluminure et la peinture de chevalet, on pouvait y voir des pochettes de disques dessinées pour l’Égyptien Mohamed Abdelwahab, des maquettes de timbres pour les postes algériennes ou encore des photos de lui et des milieux artistiques algériens dans le Paris de l’entre-deux guerres et, parmi elles, celles de son épouse la chanteuse Bahia Farah.

Durant l’été 2007 au Musée national des Beaux-Arts d’Alger, l’exposition "Le Message du ramier" présentait quelque 80 œuvres de Mohamed Temmam (1915-1988). Si ce dernier a réalisé nombre de travaux sur chevalet, notamment des natures mortes, des paysages et des portraits, l’artiste s’est surtout distingué dans l’art de la miniature et de l’enluminure dont il fut l’un des plus remarquables continuateurs.

Enfant de la Casbah d’Alger, Mohamed Temmam suit des cours de céramique à partir de 1928, avant de réussir le concours d’entrée et de rejoindre l’Ecole des Beaux-Arts d’Alger, dans la section des Arts indigènes (1931-1936). C’est là qu’il s’initie à l’art de l’enluminure auprès de Omar et Mohammed Racim. Bénéficiant d’une bourse, il poursuit à l’Ecole des arts décoratifs de Paris (1936-1939). Les œuvres qu’il réalise durant sa première année d’étude seront montrées l’année suivante à Alger.
Emprisonné de 1940 à 1943 durant la Seconde Guerre mondiale, il travaille ensuite comme décorateur à l’ornementation de pièces à la réputée Manufacture de Sèvres. En 1944 à Alger, Temmam participe à une exposition de miniaturistes et enlumineurs algériens, puis, en 1946 en Scandinavie, à celle organisée par Mohammed Racim. Jusqu’en 1957, il participe en outre aux salons des Surindépendants et à ceux des Peintres du Maghreb.

A Alger, le jeune Temmam aurait fréquenté les cours de musique andalouse dispensés par l’association El-Mossilia. Durant son long séjour parisien, il a également côtoyé le monde des chanteurs et musiciens algériens avec lesquels il semble avoir joué du violon. C’est durant cette période, qu’il fait la rencontre de la chanteuse Bahia Farah qui deviendra sa compagne jusqu’à la mort de celle-ci en 1985.

De retour en Algérie en 1963 et jusqu’à sa disparition en juillet 1988, il fut conservateur du Musée des Antiquités. L’artiste, qui enseigna un temps à l’Ecole des Beaux-Arts d’Alger, réalisera quelques 70 maquettes de timbres. (Mohamed Temmam, "L’Homme en bleu", Huile sur papier, 0,63 x 0,47, 1968, © MNBA d’Alger)



- 26 décembre 2015 – 23 janvier 2016, Alger / Musée national des Beaux-Arts
- 18 juillet - 30 septembre 2012, "50 années d’art algérien", Alger / Musée national des Beaux Arts, Dar Essalam, El Hamma, Alger, Tel/Fax : +213 (0)21 66 49 16
- 15 juillet - 26 septembre 2007, Mohamed Temmam : "Le Message du ramier", Musée national des Beaux-Arts d’Alger, place Dar Essalem, rue Mohamed Belouizdad, El Hamma, Alger, Tel/Fax : 021 66 49 16
- 17 juillet - 24 août 2003, "Le XXe siècle dans l’art algérien", Orangerie du Sénat, Paris
- 4 avril - 15 juin 2003, "Le XXe siècle dans l’art algérien", Château Borély, Marseille

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