Algeriades > 2008 > Malika Mokeddem

  Je dois tout à ton oubli de Malika Mokeddem

« La main de la mère qui saisit un oreiller blanc et l’applique sur le visage du nourrisson... » "Cette scène d’une violence absolue obsède la narratrice, le docteur Selma Moufid, sans qu’elle comprenne si c’est un fantasme ou si cela a eu lieu. Cette image occultée depuis l’enfance va entraîner Selma dans son désert natal et lui faire revivre des moments qu’elle voulait oublier. C’est avant tout la relation à sa mère que ce roman met en question. Il s’agit de combattre de vieux fantômes et de comprendre pourquoi la culpabilité a inhibé le souvenir pendant tant d’années. Selma raconte les voyages qu’elle a entrepris pour enfin parler avec sa mère, pour tenter de briser le silence. Cette confrontation la renvoie à une réalité cruelle : si sa génitrice n’est qu’une pâle figure de Médée, d’autres femmes l’ont précédée dans ce rôle qu’elles s’évertuent à perpétrer pour ne pas enfreindre les tabous qui les ligotent... Un roman très fort de Malika Mokeddem où, pour la première fois, elle analyse la relation avec sa mère dont elle fait un ressort romanesque extrêmement émouvant." (Présentation de l’éditeur)



Je dois tout à ton oubli
de Malika Mokeddem
(Paris, Grasset, 2008)
Parution : mai

Lire aussi


Home | © algeriades 2000 - | Contact | |
Aucune reproduction, même partielle, autre que celles prévues à l'article L 122-5 du code de la propriété intellectuelle, ne peut être faite de ce site sans l'autorisation préalable de l'éditeur.