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  Ils nous ont quittés en 2020

Nasser Medjkane, photographe et chef opérateur, est décédé le 1er janvier 2020 à Alger, à l’âge de 64 ans
Né à Alger, photographe durant quatre décennies, passé directeur de la photographie pour le cinéma à partir de 2006, Nasser Kamr-Eddine Medjkane incarnait la discrétion.

Pierre Guyotat, écrivain et dramaturge français, le 7 février à Paris, à l’âge de 80 ans
On lui doit notamment Tombeau pour cinq cent mille soldats, "un roman d’une violence extraordinaire", une épopée écrite à l’âge de vingt-cinq ans par Pierre Guyotat qui fut mobilisé durant la guerre d’Algérie.

Mekki Nouna, poète et parolier, le 11 février à l’âge de 88 ans
Figure du patrimoine oral oranais, Mekki Nouna compte de nombreux textes au répertoire de la chanson populaire oranaise.
https://www.elwatan.com/edition/culture/je-voudrais-quon-maide-pour-survivre-14-10-2015

Jean Daniel, journaliste et écrivain français, le 19 février à l’âge de 99 ans
Né le 21 juillet 1920 à Blida, en Algérie. Journaliste à L’Express, il couvre la guerre d’Algérie en prenant parti pour des négociations avec le FLN. Fondateur en 1964, avec l’industriel Claude Perdriel du Nouvel Observateur, il a compté jusqu’au bout parmi "les amis de l’Algérie".
https://www.nouvelobs.com/culture/20200220.OBS25068/jean-daniel-est-mort.html

Hervé Bourges, journaliste et figure de l’audiovisuel français, le 23 février à Paris, à l’âge de 87 ans
Hervé Bourges qui fut président de France 2, France 3, TF1 et RFI, a fait ses débuts de journaliste à Témoignage chrétien, une publication engagée dans la lutte anticoloniale. A l’indépendance de l’Algérie où le journaliste a effectué son service militaire entre 1958 et 1960, il est recruté comme conseiller auprès du premier président Ahmed Ben Bella. Après le coup d’État de Houari Boumediene, en juin 1965, Hervé Bourges travaille un temps auprès du ministre de l’Information Bachir Boumaza, avant d’être arrêté, emprisonné et finalement libéré.
https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/francophonie/herve-bourges-une-carriere-au-sommet-de-l-audiovisuel-en-cinq-moments-cles_3839581.html

Mohamed Aram, bédéiste et réalisateur de films d’animation, le 1 mars, à l’âge de 86 ans
Doyen de la BD algérienne, s’il dessine depuis le milieu des années 1940, c’est en 1967, dans les colonnes de l’hebdomadaire Algérie Actualités, qu’il fait ses débuts avec Nâar, une sirène à Sidi Ferruch, "sa première histoire longue".
http://www.aps.dz/algerie/102355

Didier Bezace, acteur et metteur en scène français, le 11 mars à Paris, à l’âge de 74 ans
On lui doit notamment la création, en 1996, du Jour et la nuit, un montage de trois entretiens dont celui de Farida, tiré de L’Émancipation d’Abdelmalek Sayad, provenant de La Misère du monde.
En tandem avec Catherine Hiegel l’acteur s’est illustré lors de la reprise en 2015 du Retour au désert de Bernard-Marie Koltès (1988), sur fond de guerre d’Algérie, dans une mise en scène Arnaud Meunier.
https://www.lefigaro.fr/theatre/mort-du-comedien-didier-bezace-a-74-ans-20200311

Sarah Maldoror, réalisatrice française, le 13 avril à Fontenay-lès-Briis, à l’âge de 91 ans
Sarah Maldoror est l’auteure d’une quarantaine de films entre fiction et documentaire. Après Monangambé, un court-métrage tourné en 1969 à Alger où elle vivait alors, qui évoque la torture par l’armée coloniale portugaise d’un sympathisant de la lutte pour la libération de l’Angola, elle tourne Des fusils pour Banta (1970), un film à l’initiative de l’Algérie, en Guinée Bissau encore sous domination portugaise. Les bobines du film seront saisies par les autorités algériennes qui n’auraient pas apprécié le montage et elles n’ont à ce jour jamais été retrouvées.
https://next.liberation.fr/cinema/2020/04/14/sarah-maldoror-la-clef-des-chants_1785191

Marc Garanger, photographe français, 27 avril à Lamblore, à l’âge de 85 ans
On doit surtout à l’auteur de La Guerre d’Algérie vue par un appelé du contingent (1984, 2001), un album plus connu Femmes Algériennes 1960 (2002, 2012), dont il dira, "c’est le visage des femmes qui m’a beaucoup impressionné. Elles n’avaient pas le choix. Elles étaient dans l’obligation de se dévoiler et de se laisser photographier [...] J’ai reçu leur regard à bout portant, premier témoin de leur protestation muette, violente. Je veux leur rendre hommage."

Idir, auteur, compositeur, interprète, le 3 mai à Paris, à l’âge de 70 ans
Interprète et compositeur à succès du célèbre A vava inouva, traduit dans une quinzaine de langues, Idir fut, durant près de 50 ans, l’ambassadeur emblématique de la chanson kabyle à travers le monde.

Abdelhamid Habbati, comédien et metteur en scène, le 6 mai à Constantine à l’âge de 75 ans
Élève de l’Institut national des arts dramatiques de Bordj El Kiffan à Alger, comédien pour le théâtre, le cinéma et la télévision, Abdelhamid Habbati fut également metteur en scène pour le théâtre régional de Constantine sa ville natale où il a officié à partir de 1966.
https://www.elwatan.com/edition/culture/le-dernier-acte-dun-brave-homme-10-05-2020

Albert Memmi, écrivain et sociologue français, le 22 mai à Paris
Né à Tunis, au sein d’une famille juive arabophone. Après La Statue de sel (1953), un premier roman largement autobiographique, on lui doit surtout un essai, Portrait du colonisé, précédé de Portrait du colonisateur (1957), dans lequel il entendait rendre compte de "toute la complexité du réel vécu par le colonisé et par le colonisateur". On lui doit également une Anthologie des écrivains maghrébins d’expression française, publiée aux éditions Présence africaine (1964).
https://maitron.fr/spip.php?article144446
https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/les-verites-a-geometrie-variable-d-albert-memmi-de-l-anticolonialisme-au,4022

Guy Bedos, acteur et humoriste français, le 28 mai à Paris, à l’âge de 85 ans
Polémiste au long cours, engagé à gauche, Guy Bedos aimait dire qu’"en politique, il faut choisir entre deux inconvénients". Il n’a jamais oublié l’Algérie et Alger où il est né et qu’il quittera en 1949 à l’âge de seize ans.
https://www.lemonde.fr/cinema/article/2020/05/28/l-humoriste-et-comedien-guy-bedos-est-mort_6041079_3476.html

Bettina Heinen-Ayech, peintre allemande, Algérienne d’adoption, le 7 juin à Munich, à l’âge de 83 ans
Bettina est née à Solingen (Allemagne), élève de l’École des Beaux-Arts de Cologne, l’artiste expose depuis 1955. Le site de Guelma dans l’Est algérien, où elle s’est établie en 1963 en compagnie de son mari Abdelhamid Ayech, représente sa plus importante source d’inspiration.

Mahjoub Ben Bella, le 11 juin à Lille, à l’âge de 74 ans
Né à Maghnia, neveu du premier président de l’Algérie indépendante Ahmed Ben Bella, le jeune Mahjoub est élève de l’École des Beaux-Arts d’Oran jusqu’en 1965, date à laquelle il entre à l’École des Beaux-Arts de Tourcoing, puis à l’École supérieure des Arts décoratifs et enfin à l’École supérieure des Beaux-Arts de Paris. On lui doit plusieurs réalisations monumentales, dont les 12 kilomètres peints sur le parcours de la course cycliste Paris-Roubaix ("L’Envers du Nord", 1986) ou les 1800 carreaux de céramique destinés à la station Colbert du métro de Tourcoing (2000).

Marcel Maréchal, metteur en scène français, le 11 juin à Paris, à l’âge de 82 ans
On doit notamment à Marcel Maréchal d’avoir recréé Les Paravents de Jean Genet au Théâtre de la Criée qu’il dirigeait à Marseille. Pour le metteur en scène, "Les Paravents prennent l’épopée algérienne seulement comme toile de fond pour nous offrir une allégorie épique et lyrique à propos du piège-miroir tendu entre le colonisé et son maître le colon". En 1991, dans le contexte de la guerre du Golfe, Les Paravents n’avait toujours pas fini de susciter des mécontentements après le scandale retentissant de la création de la pièce en 1966. Marcel Maréchal a dû se résoudre à déprogrammer la pièce et à reporter les représentations à la saison suivante.
http://www.algeriades.com/jean-genet-%D8%AC%D8%A7%D9%86-%D8%AC%D9%8A%D9%86%D9%8A%D9%87/article/les-paravents-de-jean-genet
https://www.humanite.fr/disparition-marcel-marechal-lhomme-theatre-690251

Kays Djilali, photographe, le 14 juin en France, à l’âge de 59 ans
Notre première rencontre avec Kays Djilali, date de 1985. Le photographe était de ceux qui ont couvert les cinq soirées de concert de la Fête de la jeunesse sur l’Esplanade de Riadh el-Feth. Un album en été édité l’année suivante. On reverra Kays Djilali dans l’aventure de l’album Kutché de Khaled et Safy Boutella (1987). C’est l’une de ses photographies qui fera la pochette de l’album. Jusqu’à sa disparition subite, le photographe n’a cessé de documenter un pays de 2,3 millions de km2 qu’il aimait arpenter. A ce titre, Kays Djilali a collaboré à nombre d’ouvrages dont on peut citer 10 balades à Alger de Karine Thomas et Philomène Bon (2007), Alger sous le ciel de Nina Bouraoui et Malek Allaoua (2011) et Aurès, vivre la terre chaouie (2012). Il a également co-réalisé (avec Djamel Benramdane) un film documentaire, Le Piège, consacré aux migrants subsahariens au Maghreb (2006), pendant que ses photographies font la matière de La Nuit sur la figure. Portraits de migrants (2008).

Hocine Senouci, chef d’entreprise publique, le 23 juin à Alger, à l’âge de 84 ans
On doit à cet ancien colonel de l’armée algérienne, ex-pilote de chasse et attaché militaire, la flamboyance des années Riadh El-Feth, un établissement qu’il a dirigé de 1983 à 1989 et qui a plus que secoué le cocotier de la vie artistique et culturelle algéroise, avec l’ouverture en 1986 d’une vingtaine d’équipements culturels, dont 4 cinémas, une galerie d’art, un studio de danse, ainsi que d’une esplanade qui a notamment accueilli la Fête de la jeunesse de juillet 1985 (en compagnie de Youssou N’Dour, Touré Kunda, King Sunny Adé, Salif Keita, Mory Kanté, Alpha Blondy, Kassav, Jorge Ben, Eddie Palmieri, etc.), la production de l’album Kutché de Cheb Khaled et Safy Boutella en 1987, plusieurs festivals ou encore deux fameux colloques internationaux autour de Frantz Fanon (1987) et sur les NTIC la même année.

Mohamed Ferkioui, accordéoniste et chef d’orchestre châabi, le 15 juillet à Alger, à l’âge de 80 ans
Après la classe de musique chaabi au Conservatoire d’Alger, dirigée par El Hadj M’hamed El Anka, Mohamed Ferkioui a rejoint la troupe du maître du chaabi en qualité d’accordéoniste, puis de chef d’orchestre à la fin des années 1950.
C’est de la rencontre en 2003 entre Safinez Bousbia, une jeune architecte algéro-irlandaise en visite à Alger, et de Mohamed Ferkioui dans son échoppe de miroitier dans la Casbah, qu’est né le projet El Gusto (un orchestre, un album, un film et une tournée), avec l’ambition d’apporter une reconnaissance internationale à la vieille génération de musiciens de chaabi, à l’image du fameux "Buena Vista Social Club" de Cuba.

Gisèle Halimi, avocate française et figure de la lutte pour les droits des femmes, le 28 juillet à Paris, à l’âge de 93 ans
Née en Tunisie, longtemps sur la brèche, malgré l’âpreté des combats menés pendant plus d’un demi-siècle, Gisèle Halimi s’est tour à tour illustrée contre l’usage de la torture pendant la guerre d’Algérie, pour l’avortement libre, contre le viol et enfin pour l’abolition de la peine de mort et la parité hommes-femmes.

Meziane Yala, le 8 août, réalisateur, à l’âge de 74 ans
Né à El Kseur, dans la wilaya de Bejaïa, Meziane Yala a suivi des études de cinéma à Lodz, en Pologne, avant de rejoindre l’ONCIC où il réalise des documentaires. Il laisse en particulier Chant d’automne, son unique long métrage de fiction, tourné à Mostaganem en 1982. Dans l’Algérie coloniale, sur fond de guerre d’indépendance, le film est l’histoire d’un amour impossible entre une fille de fermiers français et le fils d’un forgeron algérien.

Nouria Kazdarli, née Khadidja Benaïda, le 9 août à Alger, à l’âge de 99 ans
Femme de théâtre et actrice pour la télévision et le cinéma, Nouria a joué dans des spectacles marquants comme Montserrat d’Emmanuel Roblès, m. en sc. de Mohammed Farrah (1950), Les Concierges de Rouiched, m. en sc. de Mustapha Kateb (1970) ou La Maison de Bernarda Alba de Federico Garcia Lorca, m. en sc. de Allel El Mouhib (1989).
http://www.aps.dz/culture/108407-deces-de-la-comedienne-nouria-kazdarli-a-l-age-de-99-ans

Frédéric Musso, écrivain français, "fils de Dellys et Bab El Oued", le 5 septembre en France
Né à Alger, originaire d’une famille de pêcheurs sardes venus avant la conquête de l’Algérie en 1830, romancier et poète, il rejoint le magazine Paris Match en 1988 où il finira en 2003 au poste de rédacteur en chef adjoint.
https://www.midilibre.fr/2013/04/29/je-suis-un-pur-produit-de-la-colonisation,688243.php

Fatima Gallaire Bouregrâa, dramaturge, le 15 septembre, à l’âge de 76 ans
Auteure de théâtre, elle se fait remarquer avec Princesses, mise en scène par Jean-Pierre Vincent aux Amandiers-Nanterre (1991), et Les Co-épouses, mise en scène par Maurice Attias, au Théâtre du Chêne noir en Avignon (1991).
https://www.lesarchivesduspectacle.net/?IDX_Spectacle=71252

Abdelmadjid Merdaci, sociologue et historien, le 17 septembre, à l’âge de 75 ans
Enseignant à l’université de Constantine et auteur de plusieurs ouvrages, notamment sur le mouvement national en Algérie, il est l’auteur d’une thèse de doctorat en sociologie sur "Musiques et musiciens de Constantine au XXe siècle", soutenue en 2002 à l’université de Paris VIII-Saint-Denis, sous la direction de Benjamin Stora, un autre historien, également originaire de Constantine.
https://www.elwatan.com/edition/culture/le-pr-abdelmadjid-merdaci-enterre-hier-a-constantine-une-icone-intellectuelle-sen-va-19-09-2020

Marcel Trillat, journaliste et documentariste français, le 18 septembre à Paris
Militant de gauche et syndicaliste, cet ancien de la célèbre émission « Cinq colonnes à la “une” », qu’il rejoint en 1965, fait partie de ces journalistes qui ont marqué l’histoire de l’audiovisuel public français. Il a réalisé de nombreux reportages et documentaires sur les luttes sociales en France. Le 17 octobre 1981, à l’occasion des 20 ans des massacres du 17 octobre 1961 à Paris et pour la première fois à la télévision, Marcel Trillat consacre un sujet à l’événement au journal de 20 h, en donnant entre autres la parole au militant anticolonialiste Georges Mattei, l’auteur de La Guerre des gusses (1982).
https://maitron.fr/spip.php?article188780

Hamdi Bennani, figure de la chanson malouf d’Annaba, le 21 septembre, à l’âge de 77 ans
De l’ambassadeur du malouf d’Annaba, qu’il a fait vivre et modernisé, on retiendra sa rencontre de novembre 2016, sur la scène au Théâtre d’Annaba, avec le oudiste Mehdi Haddab. Suivront des concerts à Alger et Paris avec le souhait de mixer le maâlouf du répertoire de Hamdi Benani avec les riffs de oud de Mehdi Haddab.
https://www.elwatan.com/edition/culture/hamdi-benani-est-decede-hier-a-lhopital-de-annaba-lange-blanc-rejoint-le-ciel-22-09-2020

Ramdane Kacer, architecte-décorateur, artiste plasticien et scénographe, le 27 octobre à Alger, à l’âge de 68 ans
Artiste plasticien et scénographe, ancien élève de l’École des beaux-arts d’Alger, Ramdane Kacer rejoint la Télévision algérienne (RTA) en 1979 en qualité d’architecte décorateur. Mais c’est au cinéma qu’il signe ses plus importantes réalisations pour une vingtaine de longs métrages, notamment, de Merzak Allouache, Belkacem Hadjadj, Djamila Sahraoui, Abdelkrim Bahloul, Philippe Faucon ou Laurent Herbiet.

Ali El Kenz, sociologue, le 1ᵉʳ novembre à Nantes, à l’âge de 74 ans
Professeur de sociologie aux universités d’Alger puis de Nantes à partir de 1995, Ali El Kenz est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont on retiendra Au fil de la crise (1993). Il a également dirigé L’Algérie et la modernité (1989).
https://www.univ-nantes.fr/ali-el-kenz

Jean-Pierre Vincent, metteur en scène français, le 5 novembre à Mallemort, à l’âge de 78 ans
Directeur du Théâtre national de Strasbourg (TNS), de la Comédie-Française et du Théâtre des Amandiers à Nanterre, jusqu’en 2001, à la suite de son illustre ami Patrice Chéreau. Aux Amandiers-Nanterre, Jean-Pierre Vincent accueillera la création du tout premier texte de Aziz Chouaki, Baya (1991), mis en scène par Michèle Sigal. La même année, il met lui-même en scène Princesses de Fatima Gallaire, avant d’accueillir Ziani-Cherif Ayad et M’Hamed Benguettaf pour La Répétition" ou "le Rond-Point des artistes en 1994.
https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2020/11/05/le-metteur-en-scene-jean-pierre-vincent-est-mort_6058662_3382.html

Abdelkader Guerroudj dit Djilali, disparition, le 7 novembre à Alger, à l’âge de 92 ans
"Instituteur, associé à l’organisation des groupes paysans par le Parti communiste algérien dans sa région natale de Tlemcen ; expulsé en 1955, revient diriger avec Yahia Briki les commandos du grand Alger en liaison avec le FLN ; arrêté à la fin de 1956 et condamné à mort au procès des Combattants de la libération (groupes du PCA) en décembre 1957 ; à l’indépendance, membre du FLN ; en rupture depuis le coup d’État du 19 juin 1965 du colonel Boumediene."
Compagnon de Jacqueline Netter-Guerroudj, elle-même militante communiste et anticolonialiste française d’Algérie, membre du FLN et moudjahida de la guerre d’indépendance algérienne.
https://maitron.fr/spip.php?article50826

Zinedine Zebar, photographe, le 12 novembre à l’âge de 63 ans
Reporter-photographe freelance depuis 1988, à Paris ou à Alger, Zinedine Zebar n’a eu de cesse de documenter l’Algérie contemporaine à la recherche d’elle-même, des marches féministes du tournant 1990 au Hirak de 2019, en passant par la vie politique sociale et culturelle de l’Algérie en général et d’Alger en particulier. En 2016, les éditions Casbah ont publié Les Phares d’Algérie, vigies de la côte, né d’une collaboration du photographe avec le journaliste Mohamed Balhi
Zinedine Zebar laisse un livre en chantier sur la ville vue du ciel.

Jean-Marie Boeglin, homme de théâtre français, le 23 novembre à Grenoble, à l’âge de 92 ans
Responsable du réseau lyonnais des "porteurs de valises" du FLN durant la guerre d’Algérie, il fut condamné par contumace avant de bénéficier de la loi d’amnistie de 1966. En Algérie, Jean-Marie Boeglin fut de l’aventure du Théâtre national algérien à l’indépendance du pays. Il y a notamment monté Le Foehn de Mouloud Mammeri en français. Si quelques critiques furent enthousiastes, l’accueil réservé à la pièce fut franchement hostile.
https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/11/26/jean-marie-boeglin-homme-de-theatre-et-militant-est-mort_6061230_3246.html

Monseigneur Henri Teissier, archevêque émérite d’Alger, le 1ᵉʳ décembre à Lyon, à l’âge de 91 ans
Né à Lyon, au sein d’une famille originaire de Philippeville (auj. Skikda), Henri Teissier passe son enfance et une partie de sa jeunesse en Algérie. Après des études de langues orientales puis de sciences islamiques à Paris, puis au Caire, il débute comme prêtre à Alger en pleine guerre (1958 à 1962), et opte en 1966 pour la nationalité algérienne. Évêque d’Oran en 1972, puis archevêque d’Alger de 1988 à 2008, où il succède au cardinal Duval, Monseigneur Henri Teissier, fut un infatigable défenseur du dialogue islamo-chrétien. Durant la "décennie noire", il avait choisi de rester en Algérie. Il a été inhumé, le 9 décembre, dans la Chapelle Sainte-Monique de la Basilique Notre-Dame d’Afrique à Alger, à côté du Cardinal Duval.
https://information.tv5monde.com/afrique/algerie-funerailles-de-henri-teissier-ancien-archeveque-d-alger-et-temoin-de-la-decennie

Mohamed Djouhri, comédien, le 3 décembre à Alger, à l’âge de 70 ans
Ancien boxeur devenu acteur, entre Alger et Paris où il s’établit à partir de 1969, Mohamed Djouhri a enchaîné les collaborations pour le cinéma et la télévision de Rue Tartarin (c.-m., 1980) à Morituri (2007), tous deux, d’Okacha Touita, en passant par Hors-la-loi de Rachid Bouchareb (2010), Les Terrasses de Merzak Allouache (2013), En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui (2016) et, plus récemment, L’Adieu à la nuit d’André Téchiné (2019).
https://www.liberte-algerie.com/culture/mohamed-djouhri-dit-djo-tire-sa-reverence-350162

Robert Castel, acteur, humoriste et musicien, le 5 décembre à Paris, à l’âge de 87 ans
Acteur, humoriste, chanteur et violoniste à ses heures, né Robert Moyal à Bab el-Oued (Alger), fils de Lili Labassi, lui-même musicien et figure du chaabi d’Alger, il s’était remis au violon pour rejoindre l’aventure et la tournée de l’Orchestre El Gusto (2007-2016), né dans le sillage du film homonyme de Safinez Bousbia (2012) et de l’album publié la même année.
https://www.lepoint.fr/culture/le-comedien-robert-castel-pere-de-l-humour-pied-noir-est-decede-05-12-2020-2404353_3.php


Mouloud Achour, journaliste et écrivain, le 24 décembre à Alger, à l’âge de 76 ans
Journaliste à El Moudjahid, Algérie Hebdo et Liberté, auteur du Surivant (nouvelles, 1971), suivi d’Héliotropes (1973) et Les Dernières Vendanges. Mouloud Achour a collaboré aux éditions Casbah à Alger qui ont publié cinq ouvrages, dont son dernier roman Un automne au soleil paru en 2016.
https://www.24hdz.com/deces-mouloud-achour-ecrivain/

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