Algeriades > 2000 > Hélène Cixous

  Les Rêveries de la femme sauvage

Romancière, philosophe, essayiste, auteur de théâtre et critique, cette figure du féminisme français est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages.
Hélène Cixous se fait remarquer par un essai sur L’exil de Joyce et le Prix Médicis en 1969 qui couronne Dedans, son premier roman.
Née en 1937 à Oran, d’un père français et d’une mère allemande, au sein d’une famille juive naturalisée dès 1867, son enfance sera marquée par l’expérience de Vichy, lorsque son père médecin est déchu de sa nationalité et interdit d’exercice. Sa famille s’installe alors à Alger dans le quartier du clos-Salembier.
Hélène Cixous devait quitter l’Algérie en 1955. L’auteur, qui estime avoir toujours été avertie de la violence faite à l’Algérie, déclarait à la parution des Rêveries de la femme sauvage : "Il m’était impossible d’écrire sur l’Algérie car il m’aurait semblé que je marchais à nouveau sur ce corps maternel dont j’étais séparée par la malédiction de la colonisation".
Tout à la fois essai, roman et récit autobiographique sur son enfance algérienne, cet ouvrage lui permet de dire la difficulté d’écrire sur sa terre natale.

Les Rêveries de la femme sauvage
d’Hélène Cixous
(Paris, Galilée, 2000)

Lire aussi


Home | © algeriades 2000 - | Contact | |
Aucune reproduction, même partielle, autre que celles prévues à l'article L 122-5 du code de la propriété intellectuelle, ne peut être faite de ce site sans l'autorisation préalable de l'éditeur.