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  Fespaco 2019, le palmarès

L’Étalon d’or de Yennenga a récompensé The Mercy of the Jungle de Joel Karekezi (Rwanda), pendant que l’Étalon d’argent est allé à Karma de Khaled Youssef (Égypte) et que l’Étalon de bronze a distingué Fatwa de Mahmoud Ben Mahmoud (Tunisie).
Décerné pour la première fois, l’Étalon d’or du documentaire a couronné Le Loup d’or de Balolé de Aïcha Boro Leterrier (Burkina Faso).
Le Poulain d’or qui récompense le meilleur court-métrage a été attribué à Black Mamba d’Armel Guellaty (Tunisie).

Le 26e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) célébrait les 50 ans de la manifestation. Placée sous le thème de "Mémoire et avenir des cinémas africains", cette édition a vu projeter tous les films lauréats depuis un demi-siècle.

20 longs métrages de fiction, issus de 16 pays, étaient en compétition officielle pour l’Étalon d’or de Yennenga. Parmi eux, le Burkina Faso se distinguait avec 3 longs métrages, pendant que la Tunisie et l’Afrique du Sud en présentaient chacun deux.
Du Rwanda, pays invité d’honneur cette année, c’est The Mercy of the Jungle de Joel Karekezi, film en compétition, qui a été projeté en ouverture. En 1998, au début de la deuxième guerre du Congo, conséquence du génocide rwandais 4 ans plus tôt, deux soldats de l’armée régulière congolaise sont séparés de leur bataillon dans les montagnes du Sud-Kivu. Pris en étau par les combats qui font rage autour d’eux, ils n’ont d’autre choix que de s’enfoncer dans la jungle et de faire face à la faim, la soif, la maladie et leurs propres tourments.
On pouvait également y voir Jusqu’à la fin des temps (Ila âkhar az-zaman), le premier long-métrage de l’Algérienne Yasmine Chouikh, une histoire d’amour née dans un cimetière entre un fossoyeur et une veuve venue se recueillir sur la tombe d’une proche. On a noté la sélection de Rafiki (ami en swahili) de la Kenyane Wanuri Kahiu, une histoire d’amour lesbien entre deux jeunes amies de Nairobi. Projeté au Festival de Cannes, puis interdit de sortie dans son pays sous l’accusation de promouvoir l’homosexualité, avant une autorisation de diffusion en salles de seulement une semaine, en septembre 2018, ce qui a suffi à le propulser en tête du box-office. Nous relevions enfin la présence de Fatwa du Tunisien Mahmoud Ben Mahmoud, sur la radicalisation religieuse en Tunisie, film qui a obtenu le Tanit d’or au dernier Festival de Carthage.

Outre la compétition reine, Le Fespaco 2019 affichait une sélection de 140 films du continent et de sa diaspora, répartis dans les six autres sections (longs métrages documentaires, courts métrages fictions et documentaires, découvertes, séries TV, films d’école). Pour la première fois, un Étalon d’or a été décerné dans la catégorie documentaires.

Jusqu’au 2 mars, cette grande fête du cinéma africain proposait quelque 450 projections à 100 000 spectateurs et 5000 professionnels attendus.



- 23 février - 2 mars 2019, Ouagadougou / 26e Festival panafricain du cinéma et de la télévision (Fespaco)

Compétition officielle, longs métrages (20 films)

- Five fingers for Marseilles de Michael Matthews (Afrique du Sud)
- Sew the Winter to My Skin de Qubeka Jahmil X.T. (Afrique du Sud)
- Ila akhir ezzaman (Jusqu’à la fin des temps) de Yasmine Chouikh (Algérie)
- Desrances d’Apolline Traoré (Burkina Faso)
- Duga (Les Charognards) d’Abdoulaye Dao et Hervé Eric Lengani (Burkina Faso)
- Hakilitan (Mémoire en fuite) d’Issiaka Konaté (Burkina Faso)
- Miraculous Weapons (Les Armes miraculeuses) de Jean-Pierre Bekolo (Cameroun)
- Résolution de Boris Oué et Marcel Sagne (Côte d’Ivoire)
- Karma de Khaled Youssef (Egypte)
- Keteke de Peter Sedufia (Ghana)
- Rafiki de Wanuri Kahui (Kenya)
- Barkomo (La Grotte) d’Aboubacar Bablé Draba et Boucary Ombotimbé (Mali)
- Indigo de Selma Bargach (Maroc)
- Mabata Bata de Joao Luis Sol de Carvalho (Mozambique)
- Hakkunde d’Oluseyi Asurf Amuwa (Nigeria)
- The Mercy of the jungle de Joel Karekezi (Rwanda)
- Akasila de Hajooj Kuka (Soudan)
- T-Junction d’Amil Shivji (Tanzanie)
- Fatwa de Mahmoud Ben Mahmoud (Tunisie)
- Regarde-moi (Look at Me) de Nejib Belkadhi (Tunisie)


Fespaco 2019 > Le Palmarès



- Longs métrages Fictions

- Étalon d’or : The Mercy of the jungle de Joël Karekezi (Rwanda)
- Étalon d’argent : Karma de Khaled Youssef (Egypte)
- Étalon de bronze : Fatwa de Ben Mohmound (Tunisie)
- Meilleure interprétation féminine : Samantha Mugotsia dans Rafiki de Wanuri Kahiu (Kenya)
- Meilleure interprétation masculine : Marc Zinga dans The Mercy of the Jungle de Joël Karekezi (Rwanda)
- Meilleur scénario : Regarde-moi de Nejib Belkadhi (Tunisie)
- Prix Oumarou Ganda de la meilleure œuvre de long métrage : Jusqu’à la fin des temps de Yasmine Chouikh (Algérie)

- Courts métrages Fictions

- Poulain d’or : Black Mamba de Amel Guellaty (Tunisie)
- Poulain d’argent : Une place dans l’avion de Khadidiatou Sow (Sénégal)
- Poulain de bronze : Un air de Kora de Angèle Diabang (Sénégal)

- Longs métrages Documentaires

- Étalon d’or : Le loup d’or de Balolé de Aïcha Boro Leterrier (Burkina Faso)
- Étalon d’argent : Au temps où les Arabes dansaient de Jawad Rhalib (Maroc)
- Étalon de bronze : Whispering Truth to Power de Shameela Seedat (Afrique du Sud)

- Prix Paul Robeson de la 1e œuvre de la Diaspora : Mon ami Fela de Joel Zito Araujo (Brésil)

- Courts métrages Documentaires

- Poulain d’or : Contre toute attente de Charity Resian Nampaso & Andréa Iannetta (Kenya/Italie)
- Poulain d’argent : Ainsi parlait Félix de Nantenaina Lova (Madagascar)
- Poulain de bronze : Tata Milouda de Nadja Harek (Algérie/France)

- Films d’animation

- Prix du jury : Da Tsysy Da de Tojo Niaina Rajaofera (Madagascar)
- 1er Prix : Briska, de Nadia Rais (Tunisie)
- 2e Prix : Un Kalabanda a mangé mes devoirs de Raymond Malinga (Ouganda)

- Séries TV africaines

- 1er Prix : Petites histoires, grandes vérités de Ambrose B. Cooke (Ghana)
- 2e Prix : Blog de Melyou Akré Loba Diby (Côte d’Ivoire)

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