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  Brahim Izri

Fin mélodiste et instrumentiste délicat, Brahim Izri est décédé au soir du 3 janvier à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu à Paris. Celui qui s’est affirmé comme auteur-compositeur en enregistrant "Dachuyi" (Qui suis-je ?), en 1984, s’est construit un répertoire acoustique même s’il n’hésitait pas à associer une guitare électrique. Avec un album aux ambitions internationales en 1995, suivi d’un concert à la Cigale en juin 1996, Brahim Izri a gardé intact le souci de parler la langue universelle de la musique.

Né en 1954 dans le village d’Aït Lahcène en Kabylie, il a grandi au sein de la zaouia (confrérie religieuse) de son grand-père, véritable creuset de mélodies et de rythmes où l’on fredonnait des louanges à Dieu et à son Prophète. Là, il s’initie à la musique et découvre le violon, le mandole et le bendir.
Arrivé à Paris, Brahim Izri rejoint en 1977 la formation de Idir qu’il accompagnera durant trois ans à la guitare. Il fait l’apprentissage de la scène, travaille à développer son art, joue en première partie de Bernard Lavilliers et Catherine Lara, avant de poursuivre une carrière solo.

Il était ravi de retrouver la scène à la faveur de Tizi Ouzou, sa reprise chaabi de San Francisco de Maxime Leforestier, réarrangée avec talent et chantée à trois avec Idir. A tout juste cinquante ans, Brahim Izri s’est éteint des suites d’un cancer. Il a été inhumé le 8 janvier en Kabylie. (photo D. R.)


- Ecouter : Brahim Izri (East West/Warner France, 1995)

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