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  7e Biennale des cinémas arabes

Avec plus d’une centaine de films de fiction et de documentaires, et le très médiatique producteur tunisien Tarak Ben Ammar pour président d’honneur, la 7e Biennale des cinémas arabes a rendu hommage à l’actrice égyptienne Madiha Yousry et a accueilli une rétrospective du cinéma irakien.

Présidé par la comédienne française Bulle Ogier, le jury fiction devait choisir entre 15 films de 8 pays et parmi eux, Le Soleil assassiné de Abdelkrim Bahloul, Fatima, l’Algérienne de Dakar, une fiction de Med Hondo qui nous replonge en pleine guerre d’Algérie, À Casablanca les anges ne volent pas de Mohamed Asli (Mar/Ita, 2004), Dans les champs de bataille (Maarek Hob) de Danielle Arbid (Liban/Fr, 2004) et Atash (Soif) de Tawfik Abu Wael (Pal, 2004) ; ces trois derniers ont été montrés à Cannes cette année, tout comme Alexandrie-New York et La Porte du soleil (Bab ech-Chems), respectivement de Youssef Chahine et Yousry Nasrallah (Egy/Fr, 2004), projetés en ouverture et clôture hors compétition.

Sur 19 courts-métrages provenant de 9 pays, on pouvait voir Cousines de Lyes Salem, De l’autre côté de Nassim Amaouche et La Douleur du silence de Mina Kessar (Alg/Fr, 2003). On vous a également signalé Momo Mambo de Leila Marrakchi (Mar/Fr, 2003) avec Fellag, qui a été sélectionné dans plusieurs festivals dont Marrakech et diffusé sur Canal Plus.

Du côté des documentaires, dont le jury était emmené par le réalisateur belge Thierry Michel, la sélection comptait Algéries, mes fantômes de Jean-Pierre Lledo, Guerre sans images de Mohamed Soudani, Aliénations de Malek Bensmaïl qui s’interroge sur la souffrance dans le service de psychiatrie d’un hôpital de Constantine et Haçla (La Clôture) de Tariq Teguia (23 min., Alg/Fr, 2002).

Nous vous avons aussi recommandé Soraïda, une femme de Palestine de Tahani Rached (Egy/Can, 2004) qui éclaire de façon singulière sur la violence de l’occupation militaire israélienne. Dans Ramallah assiégée, Soraïda dit sa volonté de conserver intacte son humanité face au "siège des esprits" et à la spirale de la haine. On pouvait également voir Jénine, Jénine de Mohamed Bakri (Pal, 2002) sur la répression, particulièrement meurtrière, de ce camp palestinien de Cisjordanie qui fit une cinquantaine de morts au printemps 2002 ; Du côté de chez soi de Rahma Benhamou el-Madani (Mar/Fr, 2003) dans lequel la réalisatrice questionne les choix de ses parents, au bout de la route qui les a menés du Maroc à la France via l’Algérie où elle est née, et Tanger, le rêve des brûleurs de Leila Kilani (Mar/fr, 2004) et ses jeunes "harragas" qui scrutent l’autre côté de la mer et de la frontière.

A l’heure où Fahrenheit 9/11 de Michael Moore s’est vu attribuer la prestigieuse Palme d’or à Cannes, la Biennale prévoyait une rencontre de professionnels sur le thème du "Documentaire dans le paysage audiovisuel arabe".

Des séances spéciales ont en outre permis de voir Route 181, Fragments d’un voyage en Palestine - Israël, le témoignage édifiant et âprement discuté de Michel Khleifi et Eyal Sivan (270’, 2003), Control Room de Jehane Noujaim (Egy/USA, 2003) sur les militaires, les médias et la guerre en Irak et La Maison des Saoud de Jihan Al Tahri (103 min., Egy/Fr, 2004)

La 7ème édition a choisi de rendre hommage à la comédienne Madiha Yousry. Partenaire à l’écran des plus célèbres chanteurs égyptiens, Madiha Yousry a tourné dans une centaine de films musicaux, de comédies et de drames, sous la direction de cinéastes comme Henry Barakat (La Chanson éternelle, 1952), Youssef Wahbi (Maître Madiha, 1950), Kamal al-Cheikh (Vie ou Mort, 1954 ; Terre des rêves, 1957) ou Mustapha Niazi (Les Filles d’Eve, 1954).

Un gros plan enfin a été consacré à la cinématographie irakienne, dont les premiers films datent de la fin des années 40. Sur les 18 films retenus figuraient deux productions récentes comme Zaman, l’homme des roseaux de Amer Alwan et Le Retour à Babylone de Abbas Fadhel (Irak/Fr, 2003).



- 26 juin - 4 juillet 2004, 7e Biennale des cinémas arabes, Paris / Institut du monde arabe
- 27 juin - 3 juillet, Cinéma Grand Action, Paris 5e
- 30 juin - 6 juillet, Espace Saint-Michel, Paris 5e
- 28 juin - 3 juillet, Cinémas les Variétés et UGC - Cannebière, Marseille

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