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Odyssée 2001
C'est à l'initiative de l'Institut international du théâtre méditerranéen (IITM) qu' "un navire militaire, mis à disposition par la Roumanie, sera transformé par des plasticiens en bateau de la paix et scène de théâtre". Ce bateau devrait se rendre en croisière autour de la Méditerranée "pour délivrer un message d'espoir" auprès de structures en réseau dans vingt pays et faire que "cette flaque qui nous sépare si souvent, puisse nous rassembler".
Odyssée 2001 est un projet d'échange culturel et artistique en Méditerranée qui rassemblera, durant deux mois de périple et vingt escales, quelque cinq cents personnes à bord du Constanta et dans les différents ports où ces derniers accosteront.
10 juin - 12 août 2001
Algérie une passion
"À quoi tient donc tout ce désordre dans lequel nous vivons qui passe pour un ordre inéluctable ? Quels en sont les facteurs naturels, individuels et collectifs, historiques et politiques ? Qu'y faire mais comment renoncer à prétendre y changer quelque chose ? Serons nous spectateurs ou acteurs, plus ou moins ?", s'interrogent les instigateurs de ces Rencontres à la Cartoucherie composées d'une vingtaine de spectacles courts répartis en quatre programmes.
Fruit de l'atelier mené tout au long de l'année par Philippe Adrien avec une trentaine de comédiens sur les rapports entre l'Algérie et la France, le programme 3 intitulé Algérie une passion sera présenté en alternance au Théâtre de la Tempête et au Théâtre du Chaudron.
17, 21 juin 2001, Théâtre de la Tempête ; 20, 23 juin , Théâtre du Chaudron ; Tel : 01 43 28 44 22
Printemps-Algérie
Le Théâtre international de langue française qui a déjà présenté le travail de Slimane Benaïssa, Mohamed Fellag et Aziz Chouaki, les accueille à nouveau dans ses murs à l'occasion de cette note de programmation sobrement baptisée Printemps-Algérie.
Slimane Benaïssa avec Prophètes sans Dieu (15 - 20 mai ), Fellag avec une lecture d'extraits de Rue des petites daurades (25 mai), son premier roman, et Aziz Chouaki avec El Maestro créé par Nabil El Azan (5 - 17 juin).
Ils y seront en compagnie de Mohamed Kacimi dont le Tilf propose une lecture de Beyrouth Illuminations (22, 23 juin).
Le Tilf a en outre donné Carte blanche à Afida Tahri pour un montage de textes d'Algérie et de chants berbères (20 juin) et consacrera sa soirée du 19 à la belle voix de Souad Massi.
15 mai - 23 juin 2001, Théâtre international de langue française, Parc de La Villette, Paris, Tel : 01 40 03 93 95
Mai-diterranée en île-de-France
Récemment créée, l'association Paris Île de France de l'Institut international du théâtre méditerranéen (IITM) se propose de "croiser des initiatives de sensibilité méditerranéenne".
Sept événements répartis en six lieux seront ainsi présentés : Alger, Alger et Les Petits d'Europe orientale à Gare au Théâtre (01 46 82 62 86), La Cantate rebelle au Théâtre du Lierre (01 45 86 55 83), Artistes d'Espagne à Cergy et dans le Val-d'Oise au Théâtre 95 (01 34 20 11 00), La Toison d'or au Théâtre des Quartiers d'Ivry (01 46 72 37 49), Le Tiers restant de Mohamed Zaoui au Théâtre des Songes (01 42 94 99 19) et Méditerranée en correspondance au chateau de Champs-sur-Marne (01 64 61 10 77).
23 avril - 2 juin 2001
Bocal algérois
Rencontre avec une ville, ses auteurs
L'idée du Bocal algérois, c'est "trois jours pour écrire, mettre en espace, jouer, en parler, ici à Vitry-sur-seine et là-bas à Alger. Deux "Bocals" qui s'agitent dans le même temps, à la même heure.
Via Internet, les consignes données par l'agitateur-auteur circulent. Les textes s'échangent et sont traduits, puis mis en jeu.
Trois jours de travail en commun et le plaisir du résultat partagé, malgré la distance et l'étrangeté de la langue de l'autre".
En Compagnie notamment de Aziz Chouaki à Vitry et de Ziani Cherif Ayad à Alger.
Bocal algérois, une aventure de la cie La Goutte d'Eau.
Représentation publique : 30 avril 2001, Gare au Théâtre, Vitry-sur-Seine
Les Fruits de l'amour
d'après La Complainte des mendiants arabes de la Casbah et de la petite Yasmina tuée par son père *
de Ismaël Aït Djafer
Ismaël Aït Djafer (1929 - 1995) qui dessinait aussi à ses heures est l'auteur d'un poème dramatique, "un long cri de douleur" émis d'une traite à la fin des années 4O. Sa complainte trouve son origine dans un fait divers survenu le 20 octobre 1949. Ce jours-là, la petite Yasmina est poussée par son père sous les roues d'un camion parce qu'il ne pouvait plus rien pour elle.
Aït Djafer a dédié son poème à "ceux qui n'ont jamais eu faim". "Il fallait être Aït Djafer pour en faire un poème, souligne Kateb Yacine. Et quel poème! Un long cri de douleur, d'une telle violence qu'on y retrouve après coup l'imminence de l'orage, l'annonce de novembre".
Lecture par Ahmed Benaïssa, 27 mars 2001, Salle Ibn Zeydoun, Alger, Tel : (213) 21 67 10 17
* La Complainte des mendiants arabes de la Casbah et de la petite Yasmina tuée par son père de Ismaël Aït Djafer (Rééd., Paris, P.-J. Oswald, 1960 ; Alger, Bouchène, 1987)
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Prophètes sans Dieu *
de Slimane Benaïssa
Mise en scène de l'auteur. Avec Agoumi, Slimane Benaïssa et Gérald Chatelain, Emmanuelle Drouet (chant), Rachid Brahim-Djelloul (violon) + d'info
15 - 20 mai 2001, Théâtre international de langue française, TILF, Parc de La Villette, Paris, 19è, Tel : 01 40 03 93 95
* Prophètes sans Dieu de Slimane Benaïssa (Carnières [Belg], Lansman, 1999)
Mémoires à la dérive
de Slimane Benaïssa
Prophètes sans Dieu se terminait sur une scène de théâtre, "le seul pays qui me reste, écrit au passage Slimane Benaïssa, parce qu'elle m'a permis de renaître en dehors de mon pays". Avec le même dispositif et les mêmes acteurs, Mémoires à la dérive en prend le relais.
Se transformant en séance de psychanalyse de l'auteur, la pièce, qui met aux prises ce dernier et sa mémoire, bascule ensuite et "c'est le psychanalyste qui se trouve face à son fantasme, à son histoire".
La pièce aborde de plain-pied le débat sur le sens de la guerre d'Algérie, le recours à la torture et les blessures infligées aux jeunes appelés qui ont refusé de la pratiquer.
Mémoires à la dérive a été créé le 19 mars à Douai dans une mise en scène de l'auteur.
Avec Agoumi, Slimane Benaïssa et Gérald Chatelain, Emmanuelle Drouet (chant), Rachid Brahim-Djelloul (violon)
* Prophètes sans Dieu suivi Mémoires à la dérive de Slimane Benaïssa (Carnières, Lansman, 2001)
Ailleurs, ailleurs
de Slimane Benaïssa
Sept adolescents d'origines diverses rêvent de quitter leur vie et de partir pour ailleurs. Pour cela, ils doivent passer devant un étrange jury et le règlement est strict : "chacun doit raconter une histoire. Un seul candidat sera jugé apte à partir". Ailleurs, ailleurs regarde avec attention l'adolescence d'aujourd'hui.
Mise en espace du Burkinabé Jean-Pierre Guingané
4è Semaine des auteurs francophones pour la jeunesse, à partir de 13 ans (classes de 4è et 3è), par le Théâtre du Mantois
18 mai 2001, Centre Culturel Le Chaplin, Mantes-La-Jolie
Fatma *
de M'Hamed Benguettaf
Créé en mai 90 à Alger, dans une mise en scène de Ziani Cherif Ayad, ce monologue interprété par Sonia avait connu un franc succès sur les planches de la vénérable salle El-Mouggar.
Dans cette pièce façon Une journée particulière, nous sommes un matin de 5 juillet, jour anniversaire de l'indépendance du pays, jour de lessive pour Fatma. Sur sa terrasse où elle peut "voir le ciel se confondre avec la mer", et se sentir devenir "la plus grande étoile" , celle-ci déballe son linge au propre et au figuré et nous parle de sa vie à elle, "le loup blanc" du quartier, la reine des femmes de ménage.
De cette Fatma qui ne manquait pas d'humour, Sonia disait : "Je l'aime, je la déteste, elle m'énerve. Je l'aime pleine d'humour, de générosité, de don de soi. J'aime ses accès de révolte. Elle m'énerve quand elle est fataliste".
Fatma a été créée à Créteil dans une mise en scène de Didier Moine.
Avec Salima Kheloufi
8 - 3 mai ; 8 - 30 juin 2001, Théâtre des Trois Bornes, 32, rue des Trois Bornes, Paris 11è, Tel : 01 43 57 68 29
* Fatma de M'Hamed Benguettaf (Limoges, Le Bruit des autres, 1998)
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La Mer blanche du milieu
de Messaoud Benyoucef et Geneviève Serreau
Messaoud Benyoussef dont on a salué la traduction des Généreux *, la trilogie de feu Abdelkader Alloula, était invité en résidence d'écriture à Evry. Dans Lettres à Jeanne , une femme qui a grandi en Algérie dans les années 50 a écrit au maire de son village natal pour tenter de retrouver ses condisciples de l'époque.
Auteur du livre homonyme **, née à Annaba (ex-Bône), Elisabeth Higonnet-Dugua vit aujourdhui aux Etats-Unis, tout comme Claude-Alice Peyrottes qui a grandi à Aïn Boudinar (ex-Belle-côte), avant de sinstaller à Paris. Evocation d'une enfance algérienne dans le tumulte de la fin de l'Algérie française, La Mer blanche du milieu (littéralement El-Bahr el-Abiadh el-Moutawwassat, la Méditerranée en arabe) a été créé le 2 février 2001 au Théâtre de l'Agora d'Evry, par la compagnie Bagage de sable.
Comédienne et metteur en scène, Claude-Alice Peyrottes a choisi de réunir sur scène le texte de Messaoud Benyoucef et Investigations sans issue sur la façon de traiter les chiens de Geneviève Serreau.
25 avril - 13 mai 2001, Théâtre de l'Épée de Bois, Cartoucherie de Vincennes, Tel : 01 48 08 39 74
* Les Généreux (Les Dires/El-Agouâl ; Les Généreux/El-Adjouâd ; Le Voile/El-Lithâm) de Abdelkader Alloula, Traduit de l'arabe par Messaoud Benyoussef (Arles, Actes Sud-Papiers, 1995)
** La Mer blanche du milieu d'Elisabeth Higonnet-Dugua (Paris, Séguier, 2001)
El Maestro *
Sarcelles-sur-Mer
de Jean-Pierre Bisson (1944-1995)
Mise en scène de Stéphane-Olivié Bisson
+ d'info
18 janvier 2001, Théâtre Marcel Pagnol, Villiers-le-Bel ; 20 janvier, Théâtre André Malraux, Gagny ; 26, 27 janvier, Théâtre de Beauvais ; 6, 9 février, Espace Jean Monnet, Athis-Mons
de Aziz Chouaki
Avec Mouss
En vue d'une audition, pour représenter l'Algérie à un festival de musique appliquée à Genève, un chef d'orchestre dirige une répétition. El Maestro (Le Chef), met en partition la vie à Alger, avec des mots et des clameurs, des senteurs, des saveurs, des histoires et des rencontres, dans le tumulte des dernières années et la langue peu conventionnelle de Aziz Chouaki.
Mise en lecture au Festival des Francophonies de Limoges (septembre 2000), puis au Théâtre de la Cité Internationale (octobre), El Maestro a été créée en janvier 2001, dans une mise en scène de Nabil el-Azan.
Larc, Scène nationale du Creusot, janvier 2001 ; 3 - 5 mai 2001, Gare au Théâtre, Vitry-sur-Seine ; 5 - 17 juin 2001, Théâtre international de langue française, La Villette, Paris, Tel : 01 40 03 93 95 ;
+ d'info
* El Maestro précédé de Les Oranges de Aziz Chouaki (Paris, Théâtrales, 2000)
Les Oranges *
de Aziz Chouaki
+ d'info
À la suite de Laurent Vacher, ce texte a été porté à la scène par Henri Thomas et Philippe Boyau. Avec Henri Thomas et le percussionniste Alain Lafuente
9 - 11 mai 2001, Gare au Théâtre, Vitry-sur-Seine
Les Oranges vient une nouvelle fois d'être représenté par le Théâtre du Voile Déchiré dans une mise en scène d'Eric Checco.
Création le 21 juin 2001, salle André malraux de Sarcelles. Tel : 04 90 85 92 86
* Les Oranges de Aziz Chouaki ( Paris, Mille et Une Nuits, 1998)
Avoir vingt ans à Alger *
Texte de Aziz Chouaki, photographies de Bruno Hadjih
par la compagnie la Goutte d'Eau
Le verbe de Aziz Chouaki en contrepoint des photographies de Bruno Hadjih.
Mise en espace de Mustapha Aouar. Avec Laure Smadja, Anne-Marie Simonin, Mustapha Aouar et Sebastiao Tukudiau.
2 - 11 mai 2001, Gare au Théâtre, Vitry-sur-Seine
* Avoir vingt ans à Alger photographies de Bruno Hadjih, Texte de Aziz Chouaki (Paris, Alternatives, 2001)
Les Saltimbanques
de Mohammed Farrah
Mise en scène de Sonia Mekkiou
Né en 1919, Mohammed Farrah "Errazi" a mis en scène et surtout traduit et adapté de nombreuses oeuvres dramatiques en Algérie, en France et au Maroc où il a dirigé le Théâtre national marocain en 1957 et 1958. D'aucuns se souviennent de sa version de Montserrat d'Emmanuel Roblès créée en 1950 avec la troupe arabe de l'Opéra d'Alger, spectacle qui sera interdit lors de sa reprise deux ans plus tard. Il a également adapté en arabe plusieurs pièces de Molière parmi lesquelles Les Fourberies de Scapin, L'Avare, Le Médecin malgré lui et Le Malade imaginaire.
Mohammed Farrah est notamment l'auteur de Hissaristan, une adaptation du Journal d'un fou de Nicolas Gogol, interprétée par feu Azzeddine Medjoubi en 1991, et de L'Amour et après ?, mise en scène par Ziani Cherif Ayad, avec Agoumi et Sonia, en 1993.
Durant les années 80, le Théâtre national algérien a inscrit à son répertoire les versions qu'il a réalisées en arabe du Dragon de Ievgueni Schwarz, de La Visite de la vieille dame de Friedrich Dürrenmatt et du Tartuffe de Molière auquel il travaillait en collaboration avec le dramaturge Abdelkader Alloula, avant l'assassinat de ce dernier en avril 1994.
Parabole sur la vie d'acteur et la liberté de dire, Les saltimbanques fait revivre Tchekov, Garcia Lorca, Molière, Schwarz, Alloula et Kateb. Portée à la scène par la comédienne Sonia, la pièce de Mohammed Farrah se nourrit selon elle d'un "incessant aller-retour entre une réalité qui est la nôtre (celle dune comédienne vieillissante et du souffleur) et la magie du théâtre et de la représentation".
Avec Sonia, Rachid Farès
Création le 12 juin 2001, Théâtre national Algérien, Alger ; Sélection officielle, Journées Théâtrales de Carthage, 18 - 27 octobre 2001
Un bateau pour l'Australie
de et avec Fellag
20 janvier - 25 février 2001, Théâtre des Bouffes du Nord, Paris, Tel : 01 46 07 34 50
+ d'info
Les Paravents * de Jean Genet
Mise en scène de Bernard Bloch.
+ d'info
6 janvier - 4 février 2001, Théâtre des Amandiers-Nanterre ; 15, 16 février 2001, Valenciennes (Le Phénix) ; 8, 9, 10 mars, Mulhouse (La Filature) ; 13-18 mars, Lille (Théâtre du Nord ; 23, 24 mars, Montluçon (Les Fédérés) ; 29, 30 mars, Clermont-Ferrand (Maison des Congrès ; 11, 12 avril à Amiens (Maison de la Culture)
* Les Paravents de Jean Genet ( Rééd., Paris, Gallimard-Folio, 1981)
Tombeau pour cinq cent mille soldats *
de Pierre Guyotat
Cette épopée composée de sept chants a été écrite, à l'âge de vingt-cinq ans, par Pierre Guyotat qui fut mobilisé durant la guerre d'Algérie. Tombeau pour cinq cent mille soldats a connu deux adaptations pour la scène : celle d'Antoine Vitez à Chaillot (1981) et celle d'Eric da Silva (Emballage Théâtre) à Suresnes (1985).
Lecture le 27 janvier 2001, Théâtre des Amandiers-Nanterre, Tel : 01 46 14 70 10
*Tombeau pour 500 000 soldats de Pierre Guyotat (Paris, Gallimard, 1967 ; Rééd. Gallimard-L'Imaginaire, 1999)
Djamila
de Djamel Hamouda
Mise en scène de Doriana Bent Amar
Comédienne du Théâtre national Algérien et aujourd'hui sénatrice, Dalila Helilou désirait ressusciter ce personnage de Hafila Tassir *campé il y a près de vingt ans aux côtés de feu Azzeddine Medjoubi.
Avec Dalila + d'info
* Hafila Tassir , d'après Le Voleur d'autobus de l'Égyptien Ihsan Abdelqoudous, mise en scène de Ziani Cherif Ayad, Théâtre national algérien, 1983
Beyrouth illuminations
de Mohamed Kacimi
Écrit à la faveur d'une résidence en 2000, ce texte est né d'un projet initié par le Festival des Francophonies en Limousin et le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris. Au rythme des "Illuminations" de Rimbaud, Beyrouth Illuminations est la relation des stations de Mohamed Kacimi au coeur du Liban d'aujourd'hui.
Lecture les 22 et 23 juin 2001, Théâtre international de langue française, Parc de La Villette, Paris
Tel : 01 40 03 93 95
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1962 *
de Mohamed Kacimi
1962 , sa première pièce publiée, s'est posé la question du Pourquoi le théâtre ? pour évoquer l'Algérie. "Souvent les enfants parlent à haute voix dans la nuit pour conjurer leur peur du noir. Aujourd'hui, pour dénouer l'angoisse de cette nuit algérienne, des enfants de "l'indépendance" redonnent vie à cette année 1962, qui fut celle de tous leurs rêves et de leurs désillusions".
1962 a été créée en septembre 1998, au festival des Francophonies en Limousin, par et avec Valérie Grail et Miloud Khetib dans le personnage de Gharib.
Avec Valérie Grail, Jean-Benoit Terral et le musicien Rachid Guerbas.
4 mai - 3 juin 2001, Théâtre du Soleil, Cartoucherie de Vincennes
Tel : 01 43 74 24 08
* 1962 de Mohamed Kacimi (Arles, Actes Sud-Papiers, 1998)
La Confession d'Abraham *
de Mohamed Kacimi
Mise en scène de Michel Cochet. Avec Pierre Forest
+ d'info
* La Confession d'Abraham de Mohamed Kacimi (Paris, Gallimard-L'Arbalète, 2000)
Le Retour au désert *
de Bernard-Marie Koltès
Ce texte qui nous parle du retour en France d'une expatriée, où une soeur et un frère se déchirent, aborde de façon parabolique la guerre d'Algérie. Après Patrice Chéreau (Théâtre du Rond-Point, 1988) et Jacques Nichet (Théâtre de la Ville, 1995), ce fut au tour de Thierry de Peretti de s'y atteler, l'an dernier, lors des 2èmes Rencontres théâtrales internationales de Haute-Corse.
Reprise : 8 janvier - 3 février 2001, Théâtre de la Bastille, Paris, Tel : 01 43 57 42 14
* Le Retour au désert de Bernard-Marie Koltès (Paris, Minuit, 1988)
L'Exaltation du labyrinthe *
d'Olivier Py
Pour Stéphane Braunschweig à qui elle était destinée, L'Exaltation du labyrinthe nous parle "de l'amour impossible d'un père et d'un fils, et de l'espoir désespéré de leur réconciliation". Selon lui, le théâtre d'Olivier [Py] rejoue "toujours la même scène du fils déchu perdu dans le labyrinthe qui le conduirait à pardonner à son père infâme, ici un ancien tortionnaire de la Guerre d'Algérie".
"La guerre d'Algérie n'est pas le sujet de la pièce, précise quant à lui l'auteur. Mes parents sont pieds-noirs. Mon père n'a pas fait la guerre d'Algérie : il avait 18 ans en 1962. Mais toute mon enfance j'ai entendu parler de l'Algérie -sans que le mot guerre soit jamais prononcé- de façon obsessionnelle. Cet héritage de souffrance et de culpabilité, je me suis demandé ce que ça pouvait produire. J'ai eu envie de réécrire La Panoplie du squelette avec des couleurs plus proche de ma biographie".
L'Exaltation du Labyrinthe a été créé le 30 mars 2001 au Théâtre national de Strasbourg dans une mise en scène de Stéphane Braunschweig.
Avec Luc-Antoine Diquéro, Claude Duparfait, Jean-Baptiste Verquin, John Arnold, Jean-Marc Eder, Hélène Lausseur, Marie-Christine Orry et Philippe Girard dans le rôle de Dédalle, le père.
30 mars - 11 avril 2001, Théâtre national de Strasbourg ; 10, 11 et 12 mai 2001, Centre dramatique national d'Orléans
8 - 10 janvier, 18 - 24 janvier, 1er - 7 février 2002, Théâtre national de la Colline, Paris
* L'Exaltation du labyrinthe d'Olivier Py (Arles, Actes Sud-Papiers, 2001)
El Menfi (L'Exilé)![]()
de Mohamed Rouabhi
Mise en scène de Nadine Varoutsikos
El Menfi est née des ateliers d'écriture que Mohamed Rouabhi a animés en 1999, dans un camp de réfugiés à Ramallah, ville jumelée avec Saint-Denis. Là-bas, Mohamed Rouabhi dit s'être "retrouvé face au personnage de Mahmoud Darwich. Ce poète, exilé, si déçu le jour où il a pu retrouver son village qu'il est reparti. J'en ai fait une fiction".
A cheval sur plusieurs exils, la fable sur le thème de l'identité et de la terre scelle les destins de quatre personnages. Il y a là un poète palestinien qui a grandi aux États-Unis avant de perdre la vue à Beyrouth où il était correspondant de guerre en 1982. Établi à Paris, celui-ci fait venir des territoires occupés une jeune fille qui devient sa secrétaire.
Il y a ensuite une journaliste franco-algérienne dont le père a disparu au cours de la nuit du 17 octobre 1961 à Paris, sans compter un jeune Algérien en route pour les camps d'entraînement en Afghanistan.
A Ramallah comme à Epinay, Nadine Varoutsikos a organisé des ateliers de théâtre autour du texte. Mais si la version créee à Epinay a pu être représentée à Ramallah, en juillet 2000 , les comédiens de la version arabe n'ont pu se rendre en France pour cause de nouvelle Intifada.
23 - 28 janvier 2001, Maison du Théâtre et de la Danse, Épinay-sur-Seine, Tel : 01 48 26 45 00
Malcolm X *
de Mohamed Rouabhi
Les Acharnés et Malcolm X de et avec Mohamed Rouabhi ont été représentés au Lieu Unique,
15, 16 et 17 février 2001, Festival Energ'hip hop de Nantes
+ d'info
* Malcolm X de Mohamed Rouabhi (Arles, Actes Sud-Papiers, 2000)
Me voilà revenu dans la gueule du loup
d'après un texte de Kateb Yacine
Lu par Ziani Cherif Ayad
C'est Monique Enckell qui a attiré l'attention de Ziani Cherif Ayad sur cet inédit de Kateb Yacine.
20 mars 2001, Centre culturel français d'Alger, Tel : (213) 21 73 78 20 et 21 73 78 21
En Attendant l'Algérie
D'après Kateb Yacine
Mise en scène de Zalia Sekai
16 juin 2001, salle de la Mission de France, Église St-Hippolyte, avenue de Choisy, Paris 13è ; 22, 23 juin 2001, les ateliers de la Maison bleue, 38, rue Cour des Noues, Paris 20è
Renseignements au 06 67 84 85 13
Le Tiers restant
de Mohamed Zaoui
Sur une île qui ne ressemble qu'à l'Algérie, le personnage de Tayeh embarrasse tout son monde lorsqu'il exprime son souhait d'être incinéré après sa mort. Parabole sur les libertés individuelles, mise en scène par Laurence Labrouche, la pièce rassemble avec beaucoup de liberté un collectif de comédiens et de musiciens (Tahar Hani et Farid Belkadi) pour dire un pays transformé en "musée de la mort".
11 mai - 2 juin 2001, Théâtre des Songes, Paris 20è, Tel : 01 42 94 99 19
Nouveau théâtre algérien
Paris, Marsa, 2001
Ce recueil paru aux éditions Marsa, qui publient également la revue Algérie, Littérature/Action, contient quatre pièces toutes inédites : Le Taxieur d'Alek Baylee, La Montagne des morts d'Amar Oumaziz, La Défunte de Achour Ouamara et Encore un tour de Sophie Amrouche.
L'Exaltation du labyrinthe
d'Olivier Py
Arles, Actes Sud-Papiers, 2001
La pièce a été créée le 30 mars 2001 au Théâtre national de Strasbourg par Stéphane Braunschweig.
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