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La Question
de Laurent Heynemann *
Fict., 108 min., Fr, 1976
Avec Jacques Denis, Nicole Garcia, Jean-Pierre Sentier
Inspiré du récit d'Henri Alleg, l'ancien directeur du journal Alger républicain, où celui-ci relate son arrestation, sa séquestration et l'expérience de la torture durant la guerre d'Algérie, La Question évoque également la disparition de Maurice Audin.
À cause de certaines scènes jugées attentatoires à l'image de l'armée française en Algérie, le film construit autour de la condamnation de la torture fut interdit aux moins de 18 ans par Michel d'Ornano alors ministre de la Culture. Sa sortie provoqua un tel tumulte que le film fut retiré des salles.
La restauration du négatif original à l'initiative du CNC a rendu possible sa reprise en salles.
• 14 septembre 2001, séance en présence de Nicole Garcia et Laurent Heynemann, Cinéma des Cinéastes, 7, avenue de Clichy, Paris 17è, Tel : 01 53 42 40 20
Reprise en salles : 19 septembre 2001

* La Question de Laurent Heynemann (L'Avant-Scène Cinéma, n° 506, Paris, 2001) Découpage intégral du film, filmographie du réalisateur et un dossier autour de l'œuvre et la guerre d'Algérie ; Laurent Heynemann (La Revue du Cinéma, n° 390, Paris, janvier 1984) dossier réalisé par Jacques Zimmer et Chantal de Béchade,






Festival des Films du Monde de Montréal
C'est Tar Angel (L'Ange de goudron, 2001) du Canadien Denis Chouinard qui a été retenu pour la soirée inaugurale du 25è Festival des Films du Monde de Montréal. Le film est l'histoire d'une famille algérienne qui a fui le pays avant d'atterrir à Montréal. À la veille d'obtenir la citoyenneté canadienne, Hafid l'un des enfants se trouve mêlé à un groupe d'activistes.
Avec Zinedine Soualem, Raba Aït Ouyahia, Hiam Abbas, Catherine Trudeau
On verra aussi à Montréal L'autre Monde le dernier film de Merzak Allouache, Little Sénégal de Rachid Bouchareb et Jean-Farès un court-métrage de Lyès Salem, sélectionnés tous les trois dans la section Cinéma du monde : reflets de notre temps.
Le festival accueille également Fondouq el-Ghala (De saveurs et de lumière) du Tunisien Arbi Ben Ali, El-Battalet (Femmes de la Médina) de la Marocaine Dalila Ennadre et Une femme taxi à Sidi Bel Abbès de l'Algérien Belkacem Hadjadj.
• 23 août - 3 septembre 2001, 25è Festival des Films du Monde de Montréal







États Généraux du documentaire de Lussas
Créés en 1989 avec pour mission de promouvoir la production documentaire sous ses formes les plus inédites, les États Généraux du Documentaire de Lussas ont présenté quelque 150 films durant une semaine dans la campagne ardéchoise ensoleillée. L'Algérie était absente d'une programmation traversée néanmoins par des réflexions autour de la guerre.
Ce fut le cas avec des œuvres comme La Rabbia (La Rage) de Pier Paolo Pasolini (Ita, 1963) ou le même exercice, intitulé lui aussi La Rabbia (Ita, 1963), commandé à Giovanni Guareschi, réputé de droite, dont on a pu voir un extrait de huit minutes. À travers des images d'archives qui évoquent la "destalinisation", l'intervention anglo-française de Suez, la mission de Gagarine dans l'espace ou le destin de Marylin Monroe, La Rabbia de Pasolini aux allures de pamphlet invite à une relecture du film d'une décennie également marquée par
la guerre d'indépendance des Algériens.
Il y avait aussi Bilder der Welt und Inschrift des Krieges (Images du monde et Inscription de la guerre) de Harun Farocki (All, 1988) en présence du cinéaste berlinois. Porteur d'un regard attentif sur les images d'un demi-siècle qui hérite des premières photographies aériennes du camp d'Auschwitz, réalisées
en 1944 durant le bombardement du site de l'entreprise IG Farben, le film s'intéresse notamment aux portraits de femmes algériennes de Marc Garanger pris en 1960.
C'est encore de la guerre d'Algérie dont il est question dans Les Jardiniers de la rue des Martyrs de Leïla Habchi et Benoît Prin. Projeté hors sélection, le film rassemble des témoignages précieux sur la guerre vue par d'anciens militants et sympathisants du FLN, des harkis et un infirmier français appelé en Algérie, réunis par une même passion du jardinage et l'âge de leurs blessures.
19 - 25 août 2001, 13è États Généraux du Documentaire de Lussas





Festival international du film de Locarno
Ouvert avec la projection de Final Fantasy de Hironobu Sakaguchi, d'après le jeu vidéo du même nom, le festival loti sur les bords du Lac Majeur au pied des Alpes suisses s'est achevé avec Moulin Rouge la comédie musicale de Baz Luhrmann. 101 films ont été présentés dans les différentes sections qui comprenaient une rétrospective consacrée à l'Asie dans le cinéma américain.
Parmi 19 films de 13 nationalités, la Compétition Officielle proposait Avec tout mon amour d'Amalia Escriva dans lequel la réalisatrice interroge le destin de son arrière grand-mère née en Algérie.
La section Cinéastes du présent montrait quant à elle 17 rue Bleue de Chad Chenouga, un film bâti autour d'un secret de famille du réalisateur d'origine algérienne.
On pouvait encore voir Le Lait de la tendresse humaine de Dominique Cabrera (en compétition) et Entre Nous de Serge Lalou.
54è Festival international du Film de Locarno, 2 - 12 août 2001






Pépé le Moko *
de Julien Duvivier (1896-1967)
Le cinéaste dont la filmographie compte quelque soixante-sept titres échelonnés de 1919 à l'année de sa disparition fut acteur et scénariste avant de réaliser son premier film. Il est surtout connu pour Pépé le Moko qui mettait en scène Jean Gabin dans le rôle d'un souteneur parisien réfugié dans la Casbah d'Alger.
Ce film dont on a dit qu'il fut tourné "à l'américaine", servi par des acteurs évoluant dans la topographie singulière et contrastée de la Casbah d'Alger, n'emprunte à celle-ci que le décor. En dehors de quelques plans d'escaliers, de port et de rues tournés à Alger, Marseille et Sète, la Casbah de Pépé le Moko sera reconstituée dans les studios Pathé à Joinville.
Depuis sa sortie en 1937, Pépé le Moko aura fait couler beaucoup d'encre généralement "hors de toute référence sociologique [...], laquelle commanderait une extrême sévérité", observait le critique Claude Beylie qui tenait à préciser qu'"il faudrait alors faire le procès d'un certain cinéma "colonial", ouvertement raciste et paternaliste, que son auteur ne contribua pas peu à promouvoir...". (L'Avant-Scène Cinéma n° 269, Paris, 1981)
Durant l'été 2001, la Cinémathèque Française proposait une dizaine de films de Julien Duvivier dont La Belle équipe, La Bandera et Pépé le Moko.
Cinémathèque Française, Palais de Chaillot, Paris

* Pépé le Moko (93 min., Fr, 1936) d'après le roman du détective Ashelbé
Avec Jean Gabin, Mireille Balin, Line Noro, Lucas Gridoux






Écrire l'histoire en images, tout de suite : tortures en Algérie
René Vautier à la Cinémathèque Française
Né en 1928 à Camaret-sur-Mer, décoré de la Croix de guerre à seize ans, cet ancien de l'Idhec est l'auteur des premières images des maquis algériens tournées dans la région de Tebessa. Terminé en 1958, Algérie en flammes dénonçait la guerre entreprise en Algérie loin de l'illusion longtemps entretenue de simples "opérations de police" ou "de maintien de l'ordre".
S'il a fait l'objet de nombreuses inculpations, treize pour Afrique 50 (1950), et connu à plusieurs reprises la prison, René Vautier s'est également illustré par deux grèves de la faim dont l'une a valu l'octroi d'un visa d'exploitation au film Octobre à Paris de Jacques Panijel pour lequel la commission avait demandé l'interdiction totale.
Adapté de la désertion de Noël Favrelière que ce dernier raconte dans Le Désert à l'aube, tourné avec Philippe Léotard et Jean-Michel Ribes, Avoir vingt ans dans les Aurès remportait le prix de la Critique internationale à Cannes en 1971.
En 1998, le Grand prix Télévision de la SCAM a été décerné à René Vautier pour l'ensemble de son œuvre.
La Cinémathèque Française a consacré deux soirées au parcours du cinéaste militant au contact de l'Algérie de la guerre et de l'émigration. On a pu y voir Témoignages sur la torture en Algérie (Fr, 1980-85), À propos de l'autre détail (Fr, 1984-88), Vous avez dit : Français ? (Fr/Alg, 1990), Techniquement si simple (Fr, 1970), La Caravelle (Fr, 1971), sans oublier Les Ajoncs et Les Deux cousins (Fr 1970) tournés en compagnie de feu l'illusionniste Mohamed Zinet.
La soirée du 24 juillet a vu présenter en avant-première La Mémoires des pierres de Corto Fajal avec René Vautier, Laurent Sève et David Levasseur.
10 et 24 juillet 2001, Cinémathèque Française, Palais de Chaillot
















Henri Curiel
de Mehdi Lallaoui
Doc., 50 min., Fr, 2001
Ce film qui porte en sous titre Itinéraire d'un combattant de la paix et de la liberté dresse le portrait de cet Égyptien, juif, apatride et communiste. Fils d'un banquier d'origine italienne établi au Caire, militant anticolonialiste de la première heure, Henri Curiel y connaît la prison avant d'en être expulsé en 1951 vers l'Italie d'où il rejoint la France.
C'est le journaliste Robert Barrat qui le présente à Francis Jeanson durant l'automne 1957. Agissant sous le pseudonyme de "Guillaume", Henri Curiel se révélera d'une grande efficacité au sein du réseau de soutien au FLN algérien. Arrêté le 20 octobre 1960, libéré après le cessez-le-feu, Henri Curiel sera exécuté à bout portant le 4 mai 1978 à Paris.
Diffusion : 30 septembre
2001 à 16h05 sur France 5

Lire : Un homme à part de Gilles Perrault (Paris, Bernard Barrault, 1984)





Week-end spécial guerre d'Algérie
La Dénonciation (le 29 à 11h25 ; le 30 à 23h40), La Bataille d'Alger (le 29 à 14h55 ; le 30 à 02h55), Le Petit soldat de Jean-Luc Godard (le 29 à 16h55 ; le 30 à 01h25), La Guerre d'Algérie vue par les actualités filmées (le 29 à 18h20), Le Visage de l'Algérie (le 29 à 19h15)
Diff. : 29 et 30 septembre 2001 sur Cineclassics





La Bataille d'Alger
de Gillo Pontecorvo
Fict., 90 min., Alg/Ita, 1966
Lion d'Or, Venise 1966, Prix de la Critique internationale, Cannes 1966
Avec Jean Martin, Yacef Saadi, Brahim Hadjadj
Tourné avec des non professionnels, excepté Jean Martin dans le rôle du colonel Mathieu à la tête des parachutistes français, La Bataille d'Alger traite de la lutte pour le contrôle de la Casbah durant la guerre. Le scénario inspiré du récit de Yacef Saadi, l'un des chefs de la résistance urbaine qui figure au casting du film, a été confié à Franco Solinas.
La présentation de La Battaglia di Algeri à la Mostra de Venise suscita l'ire de la délégation française. Une mauvaise humeur à son comble lorsque Henri Cartier-Bresson et François Truffaut, tous deux présumés lauréats du grand prix, boycottent la proclamation du palmarès qui récompense le film de Gillo Pontecorvo.
Malgré le Lion d'Or à Venise, le prix de la Critique à Cannes et trois nominations aux oscars à Hollywood, La Bataille d'Alger attendra 1971 pour obtenir son visa d'exploitation en France. À sa sortie, le Saint-Séverin qui affiche le film à Paris est dévasté par une charge explosive. À Lons-Le-Saulnier, un commando met en pièces l'écran et détruit la copie du film à l'acide sulfurique.
"Or maintenant que les clameurs se sont tues, relevait Freddy Buache en 1969, il apparaît sans l'ombre d'un doute que nous sommes en présence d'une oeuvre magnifique et rigoureuse qui évite avec une rare délicatesse l'ensemble des défauts énumérés avec complaisance à son sujet : pas de manichéisme, pas d'exploitation romanesque d'un thème qui demeure d'un bout à l'autre grave et lyrique, pas de nationalisme rancunier, pas de concession au cinéma d'aventure."
1ère Diff. : 25 septembre 2001 à 20h30 sur Cineclassics





Les Déracinés
de Jacques Renard
Téléfilm, Fr, 2001
Avec Georges Corraface, Luce Mouchel, Julia Maraval, Robert Castel
Rapatriée d'Oran durant l'été 1962, une famille pied-noire tente une reconversion en Corse qui s'annonce difficile. Le scénario est signé de Serge Lascar, lui-même ancien rapatrié d'Algérie.
Diff. : 22 et 23 septembre 2001 à 20h50 sur France 3





Torture durant la guerre d'Algérie : ces aveux qui dérangent
Magazine Pièces à Conviction, Fr, 2001

Abordant
les méthodes pratiquées durant la guerre d'Algérie et le recours à la torture, ce magazine de reportages, programmé une nouvelle fois à une heure tardive, évoque en particulier la disparition à Alger du professeur de mathématiques et militant communiste Maurice Audin.
Invités : le général Paul Aussaresses, Malika Boumendjel la veuve de Me Ali Boumendjel, Henri Alleg ancien directeur d'Alger républicain et auteur de La Question, Leïla Cherif-Zahar épouse d'un médecin algérien disparu et Michèle Hervé victime de l'attentat du bar "Otomatic" à Alger.
Diff. : le 27 juin à 23h15 sur France 3
Rediff. : 29 août
2001 à 23h55






L'Italienne à Alger
Opéra en deux actes de Gioacchino Rossini
Mise en scène d'Andreï Serban
Avec Simone Alaimo, Jeannette Fischer, Chœurs et orchestre de l'Opéra de Paris dirigés par Bruno Campanella
Réalisation d'André Frédérick (
Fr, 1998)
E
nregistré au Palais Garnier
Comme son nom l'indique, l'action de cet opéra bouffe se passe à Alger. L'Italiana in Algeri "appartient au genre de l'opéra turc, florissant en Italie à partir de la seconde moitié du XVIIIè siècle".
Inspiré de la légende de Rosselana, esclave favorite de Soliman II et déjà mis en musique par Luigi Mosca à la Scala de Milan en 1808, c'est à la demande du Teatro San Benedetto de Venise, pour sauver sa saison, que Rossini (1792-1868) met en musique le livret d'Angelo Aneli en moins d'un mois. La première représentation a lieu le 22 mai 1813.
L'Italienne à Alger met en scène la jeune Isabella dont le navire pris dans une tempête est poussé sur la côte d'Alger. Conduite devant Mustafa, le Bey qui s'éprend d'elle, la belle Italienne est retenue prisonnière. Isabella feint d'encourager ses avances et parvient au cours d'une cérémonie bouffonne à s'évader avec l'aide de son amant Lindoro.
La mise en scène du Roumain Andreï Serban se régale des clichés kitch, ici quelque peu gonflés à l'hélium, sur les Turcs et les Barbaresques d'Alger aux siècles de la course en Méditerranée.

Rediff. : 20 août
2001 à 0h20 sur France 2





Récital
de Valérie Urréa
45 min., Fr, 1999
Emmenée par le chorégraphe et danseur Mourad Merzouki avec la complicité du musicien Franck II Louise,
la compagnie Käfig a été créée fin 1995. Récital est une captation de leur avant-dernier spectacle.
Avec Mourad Merzouki, Chouki Saïd, Najib Guerfi, Rachid Hamchaoui, Brahim Bouchelaghem, Yann Abidi et le musicien Frank 2 Louise
Rediff. : 10 août 2001 à 22h15 sur Mezzo





L'Algérie sur Al-Djazira
Le 2 août, l'émission No Limits (en arabe Bila Houdoud) de la chaîne quatarie Al-Djazira était consacrée à la crise algérienne avec pour invité un ancien haut responsable militaire algérien, le colonel Mohamed Samraoui. La transcription de l'émission est disponible sur le site de la chaîne.
Diff. : 2 août 2001 à 18h00 GMT sur Al-Djazeera (Quatar)





Algérie, sur les traces du FLN
d'Emmanuel Macaire
Magazine Géopolis, Fr, 2001
Diff. : 29 juillet
2001 à 12h05 sur France 2





Kabylie, au cœur de la révolte
de Samia Chala
Report., 26 min., Fr, 2001
Diff. : 20
juillet 2001 à 20h15 sur Arte





Lili Boniche
de Cécile Patingre
Doc., Fr, 2001
Né en 1921 à Alger où il a fait ses débuts, le jeune Élie Boniche fut encouragé par Saoud el-Medioni une figure du hawzi qui forma également au chant Reinette l'Oranaise. Parti tenter sa chance dans deux célèbres cabarets orientaux de la nuit parisienne, le futur ténor de la chanson "francarabe" s'est longtemps tenu à l'écart des projecteurs. Avec un répertoire mélange du fonds populaire algérien, de la mode latino et de rythmes pour danser, Lili Boniche renoue aujourd'hui avec la scène et les studios.
Après le Café de la danse (Paris) durant les Nuits du Ramadhan 1998,
il faisait l'Olympia en juin de l'année suivante, en compagnie de Maurice El Medioni, avant de s'envelopper du drapeau algérien à la fin de son récital au Printemps de Bourges (avril 2000).
Portrait
du crooner tout en couleurs en compagnie de ses proches et de son public lors d'un bal-concert à La Villette, à Paris.
Diff. : 15
juillet 2001 à 23h25 sur Paris Première





Le Vif du sujet

de Luc Riolon
En 1999, pour la troisième édition du Vif du sujet en Avignon, plusieurs danseurs
ont été invités par Karine Saporta à choisir un auteur-chorégraphe pour un solo de 20 minutes. Soucieux de se lancer dans un travail neuf, Kader Belarbi choisit Farid Berki le chorégraphe et danseur hip-hop de Tourcoing dont il dit : "J'aime la formidable énergie de la danse de Farid [...]. C'est une gestuelle actuelle, urbaine qui parle d'aujourd'hui et j'ai envie de trouver à l'intérieur de moi ce côté brut, cette spontanéité sans a priori ". De cette aventure est née une pièce intitulée Pas de vague avant l'éclipse.
Farid Berki confiera quant à lui : "L'expérience a été très dure pour moi. Il a fallu que je fasse de la traduction entre mon vocabulaire hip-hop et le classique que je ne connaissais pas du tout. Je devais réfléchir en permanence à énoncer clairement les bases de ma technique -ce qui m'a fait beaucoup de bien- pour que Kader puisse les incarner".
Diff. : 10 juillet 2001 à 21h00 sur Mezzo





Le Vent des Aurès (Assifat el-Aouras)
de Mohamed Lakhdar-Hamina
Fict., 95 min., Alg, 1966
Avec Keltoum, Mohamed Chouikh, Hassan el-Hassani

D'un camp à l'autre, dans la campagne algérienne durant la guerre,
une mère recherche son fils arrêté par l'armée française. Avec Le Vent des Aurès, Mohamed Lakhdar-Hamina signait une oeuvre réaliste aux accents épiques traversée par l'interprétation muette de Keltoum.
Prix de la première oeuvre au Festival de Cannes en 1967
, le film compte parmi les classiques de la cinématographie algérienne.
Diff. : 9 juillet 2001 à 22h25 sur Arte





Général de Bollardière
d'André Gazut
Doc., 80 min., TV Suisse Romande, 1974
Le portrait de cet officier supérieur, qui avait demandé à être relevé de son commandement en 1957 pour s'élever contre la pratique de la torture en Algérie, a été diffusé en Suisse, en Belgique et au Canada, mais jamais sur une chaîne française.
Relevant ce qu'elle qualifie d'"étrange oubli", la chaîne parlementaire LCP-AN est ainsi la première en France à diffuser le film d'André Gazut.
Diff. : 8
juillet 2001 sur LCP-AN





Paroles de tortionnaires
de Jean-Charles Deniau
Doc., Fr, 2000
Tous les intervenants dans ce documentaire,
appelés ou officiers de carrière, à l'exception notable du psychiatre Bernard Sigg auteur du Silence et la honte (Messidor, 1989), ont pratiqué ou connu de près la pratique de la torture et des exécutions sommaires durant la guerre d'Algérie.
Diff. : 6
juillet 2001 à 20h45 sur Odyssée






Algéraï
À l'origine de cette Thema, Arte envisageait également un sujet consacré aux femmes du raï, mais seul
Oran oraï de Claude Santiago a pu être tourné. Programmé avec Algérie, mémoire du raï de Djamel Khelfaoui et Michel Vuillermet qui jette un éclairage sur les fondateurs et les animateurs du genre, la soirée donnait également à voir ou à revoir Omar Gatlato * de Merzak Allouache.
Dans ce film au style décontracté utilisant le parler et la musique chaabi (populaire) d'Alger, Omar, un petit employé de bureau, est troublé lorsqu'il découvre l'enregistrement de la voix de Selma sur un vieux magnétophone.
Ce sera le prétexte à une oeuvre dont Jean-Louis Bory dira, "J'ai reconnu le choc. Le même que celui autrefois éprouvé au spectacle du Voleur de bicyclette. Finesse de l'observateur "en direct", tendresse tempérée de drôlerie, sensation d'authenticité, qui conférait à la sympathie non déguisée pour les milieux populaires le poids de l'objectivité: pareil ton avait tout pour saisir...".
Omar Gatlato, qui figure parmi les grands succès publics du cinéma en Algérie, était au programme de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 1977.
Diff. : 3
juillet 2001 à partir de 22h25 sur Arte, Thema Algeraï

* Omar Gatlato de Merzak Allouache (Fict., 80 min., Alg, 1976)
Avec Boualem Bennani, Aziz Degga, Farida Guenanèche, Abdelkader Chaou





La Femme dévoilée
de Rachida Krim et Hamid Tassili
Fict., 8 min., Fr, 1998
Avec Hakim Ghili, Hamid Tassili, Karim Messalti, Moulay Mansouri
Hamid Tassili a auparavant collaboré en tant qu'acteur, assistant-réalisateur et documentaliste aux films El-Fatha (18 min., Fr, 1991) et Sous les pieds des femmes (85 min., Fr, 1996) de Rachida Krim.
Sur le ton de la comédie, ce court-métrage réalisé en commun épingle la charge de la société algérienne sur le corps des femmes.
Diff. : 2
juillet 2001 à 22h40 sur Arte




















L'Autre monde
de Merzak Allouache
Fict., 95 min., Fr/Alg, 2001
Avec Marie Brahimi, Karim Bouaïche, Nazim Boudjenah, Michelle Moretti, Abdelkrim Bahloul
Française d'origine algérienne, tout comme son fiancé rentré au pays et dont elle est sans nouvelles, Yasmine a décidé de se rendre en Algérie. Au cours de son odyssée dans un terroir ensanglanté par une violence d'un autre âge, la jeune femme connaîtra les affres de la peur mais aussi la sollicitude de ceux et celles que son audace convainc.
Quinze ans après Un amour à Paris, Merzak Allouache, qui continue d'affirmer avec réussite "un besoin urgent de cinéma pour l'Algérie", a choisi de nous entrainer loin de l'agitation des villes. Prenant le parti de la fiction -en Algérie, la commission d'avance sur recettes a jugé le scénario invraisemblable-, le cinéaste s'offre un détour dans les sables façon Timimoun Café pour une histoire d'amour et de terrorisme avec un beau casting. Sans compter la bande originale signée Amazigh Kateb.
25è Festival des Films du Monde de Montréal, Cinéma du monde : reflets de notre temps, 23 août - 3 septembre 2001
Sortie : 7 novembre 2001







Inch'Allah dimanche
de Yamina Benguigui
Fict., 98 min., Fr/Alg, 2001
Avec Fejria Deliba, Zinedine Soualem, Marie-France Pisier, France Darry
Prix FIPRESCI (Critique internationale) au Toronto international Film Festival 2001, Vague d'Or du Meilleur film, prix du Public et prix d'Interprétation féminine pour Fejria Deliba au Festival Cinéma au Féminin d'Arcachon 2001, Grand prix à Sarlat et Marrakech 2001
Avec ce premier long-métrage de fiction qui met en scène l'histoire de Zouina, la réalisatrice de Mémoires d'immigrés est retournée sur les pas des mères algériennes exilées forcées de l'émigration. InchAllah dimanche est porté par la remarquable prestation de la comédienne Fejria Deliba.
Le film a été montré en avant-première au Festival international du Film de La Rochelle, 29 juin - 9 juillet 2001








Little Sénégal
de Rachid Bouchareb
Fict., 98 min., Fr/Alg/All, 2000
Avec Sotigui Kouyaté, Sharon Hope, Roschdy Zem
Sélection Officielle, Internationale Filmfestspiele, Berlin 2001, Bayard d'Or de la meilleure contribution artistique au film et Bayard d'Or au comédien Sotigui Kouyaté, 16è Festival international du Film francophone de Namur, 28 septembre - 5 octobre 2001
Sortie : 18 avril 2001 + d'info
Le Site du Film








La Fille de Keltoum (Bent Keltoum)
de Mehdi Charef
Fict., 106 minutes, Fr/Bel, 2001
Avec Cylia Malki, Baya Bellal, Jean-Roger Milo, Fatma Ben Saidene
Adoptée par un couple suisse après son abandon, Rallia a décidé de se rendre au pays à la recherche de la mère qu'elle n'a jamais connue. Ce premier film de Mehdi Charef qui lorge de l'autre côté de la Méditerranée nous entraîne de la fournaise d'un nid d'aigle suspendu hors du temps, où les femmes répètent des gestes anciens, à une station balnéaire où Rallia connaîtra une ultime et émouvante mise à l'épreuve.
Toronto international Film Festival, Contemporary World Cinema, 6 - 15 septembre 2001
Sortie : 10 avril 2002








17 rue Bleue
de Chad Chenouga
Fict., 95 min., Fr, 2001
Avec Lysiane Meis, Abdel Halis, Aimen Ben Hamed et la participation de Chafia Boudraa
17 rue Bleue repose sur l'histoire de la mère du réalisateur et d'un secret de famille. Arrivée en France à la fin de la guerre d'Algérie, Adda était la maîtresse de son employeur. Lorsque ce dernier vient à mourir, sans laisser d'enfants, Adda tente de s'improviser héritière pour sauver les siens. Commence alors une sorte de descente aux enfers. + d'info
54è Festival international du Film de Locarno, 2 - 12 août 2001







Tar Angel (L'Ange de goudron)
de Denis Chouinard
Fict., 110 min., Can, 2001
Avec Zinedine Soualem, Raba Aït Ouyahia, Hiam Abbas, Catherine Trudeau
Le film est l'histoire d'une famille algérienne qui a fui le pays avant d'atterrir à Montréal. À la veille d'obtenir la citoyenneté canadienne, Hafid l'un des enfants se trouve mêlé à un groupe d'activistes. En se lançant à la recherche de son fils, Ahmed Kasmi va "effectuer une immersion forcée dans sa société d'accueil" et "découvrir la vraie nature de son fils et de son groupuscule d'amis activistes...".
Scénariste et réalisateur, auteur de plusieurs courts, Denis Chouinard s'est fait remarquer avec Clandestins (Sui, Can, Bel, 1997), un premier long-métrage en collaboration avec Nicolas Wadimoff, où un groupe d'immigrants, qui tente de quitter clandestinement la France, réussit avec l'aide d'un passeur à se glisser dans un conteneur à destination du …Canada.
L'Ange de goudron a été projeté en avant-première au 25è Festival des Films du Monde de Montréal, Sélection Officielle, 23 août - 3 septembre 2001






Le Village déplacé
de Céline Deransart
Doc., 16 min., Fr, 2001
Festival international du Documentaire de Marseille, 27 juin - 1er juillet 2001
+ d'info







Avec tout mon amour
d'Amalia Escriva
Fict., 85 min., Fr, 2001
Avec Jeanne Balibar, Bruno Todeschini, Dominique Blanc
À Alger, aux toutes premières années du XXè siècle, un avocat rentré de Montpellier où il a défendu des insurgés algériens trouve son épouse Eugénia morte et une lettre dans laquelle elle a laissé ces quelques mots : "Avec tout mon amour".
La réalisatrice de Dans les fils d'argent de tes robes (1997) et D'autres saisons (1988) recourt ici à la fiction pour se replonger parmi les fantômes de sa propre histoire familiale, dont son arrière grand-mère née en Algérie en 1874 qui s'est suicidée à trente-sept ans.
Dans le scénario qu'elle en a tiré, la figure de l'aïeule a cédé la place au personnage d'Eugénia dont le destin se confond à sa façon avec celui de l'Algérie coloniale. Une Algérie dont d'Amalia Escriva dit, "pour les enfants de Pieds-noirs, c'est un héritage complexe et difficile à assumer, comme une souffrance un peu honteuse qu'on nous a transmise".
Sélection Officielle, 54è Festival international du Film de Locarno, 2 - 12 août 2001








Samia
de Philippe Faucon
Fict., 73 min., Fr, 2000
Avec Lynda Benahouda, Mohamed Chaouch, Kheira Oualhaci
Sélection Officielle,
Mostra di Venezia 2000, 20è Festival international du Film d'Amiens 2000
Sortie : 3 janvier 2001
+ d'info









Les Jardiniers de la rue des Martyrs
de Leïla Habchi et Benoît Prin
Doc., 85 min., Fr, 2001
Dans un jardin-ouvrier de Tourcoing, dans le nord de la France, des jardiniers remuent la terre et les braises de leur mémoire de la guerre d'Algérie. Il y a parmi eux d'anciens militants et sympathisants-cotisants du FLN, mais aussi des harkis et un infirmier français envoyé en Algérie. Tous ont une même passion pour le jardinage et une histoire encore douloureuse à raconter.
Les Jardiniers de la rue des Martyrs était visible aux 13è États Généraux du Documentaire de Lussas, 19 - 26 août 2001









La Faute à Voltaire
de Abdel Kechiche
Fict., 130 min., Fr, 2000
Avec Sami Bouajila, Elodie Bouchez, Aure Atika
Lion d'Or de la Première oeuvre,
Mostra di Venezia 2000
Sortie : 14 février 2001
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Algérie, mémoire du raï
de Djamel Khelfaoui et Michel Vuillermet
Doc., 52 min., Fr, 2000
Abordant les origines du pop raï, genre né dans les faubourgs de l'Ouest algérien, le films qui s'appuie sur des archives évoque notamment les figures du maître du bédouin Cheikh Hamada, de Blaoui el-Houari, des
Chebs Khaled, Mami et feu Cheb Hasni.
Diff. : Théma Algeraï, le 3 juillet 2001 à 22h30 sur Arte










Le Harem de Madame Osmane
de Nadir Mokneche
Fict., 100 min., Fr/Alg, 2000
Avec Carmen Maura, Myriam Amarouchene, Linda Slimani, Nadia Kaci, Beyouna
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Sortie : 12
juillet 2000
Le Site du film









Jean-Farès
de Lyes Salem
Fict., 10 min., Fr, 2001
Avec Lyes Salem
Seul dans la ville, au soir de la naissance de son fils, Driss Ben-Yali décide de téléphoner chez ses parents à Alger, puis chez les parents de Juliette, sa compagne, pour annoncer la grande nouvelle. Mais dans les deux cas, une discussion "sur le nom et le prénom de l'enfant vient troubler la fête".
Comédien, Lyes Salem a suivi les cours de l'École de Chaillot. On l'a vu sur scène et à l'écran.
Le réalisateur a également signé Lhasa (8 min., Fr, 1999) une comédie sentimentale.
25è Festival des Films du Monde de Montréal, Cinéma du monde : reflets de notre temps, 23 août - 3 septembre 2001






Les Diseurs de vérité
de Karim Traïdia
Fict., 75 min., Holl., 2000
Avec Sid Ahmed Agoumi, Mireille Perrier, Jaap Spijkers
Palmera de Oro et prix d'Interprétation masculine à Agoumi, Mostra de Valencia 2000, Sélection Officielle, 5è Biennale des Cinémas arabes à Paris, Institut du Monde Arabe, 30 juin - 9
juillet 2000
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Oran Oraï
de Claude Santiago
Doc., 56 min., Fr, 2000
Né en 1949 à Alger qu'il a quittée à l'âge de treize ans, Claude Santiago s'est illustré notamment avec des films musicaux comme Carlinhos Brown/Bahia Beat (1995-96), Compay Segundo/Une légende cubaine (1998) récemment rediffusés sur Arte et Kenza, un portrait de Khaled (1999).
Écrit en collaboration avec le journaliste Bouziane Daoudi et co-produit par Arte, Oran oraï est une pérégrination au coeur de l'été oranais. La caméra de Claude Santiago est allée de mariage en boîtes de nuit où l'on croisera les pionniers Cheb Mami (de passage à Oran) et Houari Benchenet plutôt contents de se retrouver et d'improviser ensemble.
On y verra surtout les cheb Nani, Djelloul, Houari "Dauphin" et la chebba Fatiha "Paloma", les nouvelles recrues du répertoire qui animent les nuits de la corniche de l'Ouest algérien.
Diff. : Théma Algeraï, le 3 juillet 2001 à 23h20 sur Arte










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