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Documentaire sur Grand Ecran à Paris
La seconde édition de Documentaire sur grand écran a rassemblé des oeuvres de Pasolini, Jean-Luc Godard, Chris Marker, Chantal Akerman, Robert Kramer, Alain Cavalier, Jean Rouch, Marcel Hanoun, Manoel de Oliveira ou Romain Goupil qui se sont prêtés à l'exercice de la Lettre au cinéma. Le programme prévoyait également deux projections de Rachida, lettres d'Algérie *, le documentaire de Florence Dauchez couronné du prix Albert Londres.
Dans une cité HLM de la banlieue d'Alger, Rachida a la charge de ses sept enfants qu'elle élève seule depuis son divorce. Portrait de famille, en même temps que témoignage d'une femme et mère algérienne, ce film a été tourné alors que le pays s'enferrait dans la violence.
Militant islamiste, l'aîné Mohamed était aussi l'imam de la cité. Arrêté, puis condamné à mort, il a vu sa peine commuée en prison à perpétuité. Samir est policier. Il sera assassiné pendant le montage du film.
Salima, jeune championne de Judo qui a représenté l'Algérie à Tokyo, s'apprête à renoncer à sa carrière, parle de se marier et de porter le voile, pendant que Tarek et Amal vont à l'école, se comptent parmi les fans d'Hélène et les garçons et rêvent de passer à la télévision.
9 et 23 décembre 2001, Documentaire sur Grand Ecran, La Lettre au cinéma, Cinéma des Cinéastes, 7, avenue de Clichy, Paris 17è, Tel : 08 30 68 97 17
* Rachida, lettres d'Algérie de Florence Dauchez (Doc., 52 min., Fr, 1994)
Festival international du Film d'Amiens
"Festival des cultures et des identités", le Festival d'Amiens bâtit sa programmation sur "des thématiques fortes : intégration, exclusion, insertion sociale, différence culturelle, racisme, minorités". La 21è édition a mis en compétition 26 longs et courts métrages du monde dont Inch'Allah dimanche de Yamina Benguigui, Lettre dans le vent de l'Iranien Ali Reza Amimni, Ndeysaan (Le Prix du pardon) du Sénégalais Mansour Sora Wade, Bintou de la Burkinabée Fanta Régina Nacro (31 min., 2000) et DêmoKratia de Malek Bensmaïl (17 min., 2001).
La rétrospective a porté sur le western européen en une trentaine de titres qui vont du cinéma muet à Sergio Leone en passant par des nanars espagnols ou français.
On pouvait y découvrir des films rares des Hongrois Michael Curtiz, André de Toth, Paul Fejos, Alexandre Korda et Istvan Szöts, des uvres d'avant la Seconde Guerre mondiale et l'émigration. Deux panoramas ont été consacrés au polar latino et à la vidéo nigériane et des hommages au producteur et réalisateur américain James B. Harris, à la Hongroise Ildiko Enyedi ainsi qu'au comédien malien Balla Moussa Keïta.
La section Le Monde comme il va proposait un tour d'horizon des productions audiovisuelles d'Europe et du Sud, des cinémas d'Afrique, de la diaspora noire et du Maghreb, et une sélection L'Autre Algérie avec Des vacances malgré tout de Malek Bensmaïl, Monsieur le Président, je vous fais une lettre d'Alain Taïeb, Les Jardiniers de la rue des Martyrs de Leila Habchi et Benoît Prin, Les Deux rives de Valéry Gaillard et Passé sous silence de Malik et Sofia Saa.
Dans Les Deux rives de Valéry Gaillard (52 min., Fr, 2001) Mohand, Ouiza et leurs enfants, une famille de Marseillais originaires de Kabylie, racontent comment ils sont devenus "Français à part entière" et dans Passé sous silence de Malik et Sofia Saa (26 min., Fr, 2001) Malik, jeune français originaire d'Algérie, se voit sommé de choisir le pays où il souhaite effectuer son service militaire. L'occasion pour lui de serrer de plus près son histoire personnelle et celle de sa famille, le Passé sous silence des enfants de harkis.
21è Festival international du Film d'Amiens, 9 - 18 novembre 2001
Rencontres internationales de Cinéma de Paris
La septième édition de ces rencontres présentait une sélection de plus de 30 films inédits dont The Navigators de Ken Loach, Sauvage Innocence de Philippe Garrel, Cyber Palestine d'Elia Suleiman, Khiam du couple Joana Hadji-Thomas et Khalil Joreige, 17, rue Bleue de Chad Chenouga et Avec tout mon amour d'Amalia Escriva.
7è Rencontres internationales de Cinéma de Paris, 31 octobre - 11 novembre 2001, Forum des Images, Paris
Festival international du Cinéma méditerranéen de Montpellier
Attentif au cinéma de l'aire méditerranéenne, ce festival se veut en même temps une fenêtre sur le marché du film français.
Outre des hommages, notamment à feu Vittorio Gassman, et la projection en avant première de Il mio viaggio in Italia, un inédit de Martin Scorsese sur le cinéma italien, le programme prévoyait une version restaurée de Riz amer (Riso amaro, 1948) de Giuseppe de Santis, avec Silvana Mangano en ouvrière agricole et dont la photographie est signée Otello Martelli, et pour la soirée de clôture, Concurrence déloyale, le dernier Ettore Scola.
Un panorama portant sur 20 ans de Cinéma tunisien devait en montrer la diversité et une vitalité qui ne se dément pas. Cela a eu lieu en présence des cinéastes Ferid Boughedir, Nacer Khemir et Moufida Tlatli qui présidait le jury du Grand prix.
Dix films de long-métrage concouraient pour l'Antigone d'Or et parmi eux Frontières de Mostefa Djadjam (Fr, 2000) et L'Attente de femmes de Naguel Belouad (Fr, 2000) produit par la société de Rachid Bouchareb. Jean Farès de Lyes Salem (Fr, 2001) était quant à lui sélectionné dans la catégorie Courts.
La compétition de Montpellier, qui s'est ouverte pour la première fois aux films documentaires avec un prix Ulysse doté de 1500 euros récompensant une oeuvre de plus de cinquante minutes, a vu sélectionner Le Jardin parfumé de Yamina Benguigui, Des vacances malgré tout de Malek Bensmaïl, ainsi que Femmes de la médina de Dalila Ennadre (El Battalet, Fr/Mar, 2000) et Le Caire, mère et fils de Mustapha Hasnaoui (Fr, 2000).
23è Festival international du Cinéma méditerranéen de Montpellier, 26 octobre - 4 novembre 2001
Bilder der Welt und Inschrift des Krieges (Images du monde et Inscription de la guerre)
de Harun Farocki
Doc., 75 min., All, 1988
Après avoir entamé des études de cinéma à Berlin en même temps que Wolfgang Petersen, Daniel Schmidt ou encore Holger Meins, Harun Farocki fut l'un des animateurs de la revue munichoise Filmkritik, née à la fin des années soixante. Réalisateur de nombreux films, le cinéaste essayiste est aussi invité dans des manifestations d'art contemporain.
Son film revient aux photographies aériennes du bombardement en 1944 de l'entreprise IG Farben, à la lecture desquelles on a longtemps omis de relever l'existence du camp d'Auschwitz. Images du monde et Inscription de la guerre, qui évoque aussi l'Algérie à travers les portraits de femmes réalisés en 1960 par Marc Garanger, témoigne d'un incessant questionnement sur les progrès et les usages dans la production et l'utilisation de l'image et sur les liens de l'art et du politique.
Pour Christa Blümlinger, "les films de Farocki explorent pour une part les convergences entre la guerre, l'économie et la politique à l'intérieur de l'espace social. Ils esquissent une histoire audiovisuelle de la civilisation (post-)industrielle et de ses techniques, dans laquelle les évolutions déviantes sont particulièrement mises en lumière".
Le film était visible aux 13è États Généraux du Documentaire de Lussas 2001
25 octobre 2001, projection en présence du cinéaste, Cycle Images de la pensée, Auditorium du Louvre, Paris
Maghrébines entre deux mondes, Femmes cinéastes du Maghreb
La rentrée de l'Institut du Monde Arabe à Paris, c'était aussi un vaste panorama de films qui mettent à l'affiche des actrices et des réalisatrices maghrébines ou issues du Maghreb au cinéma et à la télévision.
Parmi une sélection d'oeuvres de Moufida Tlatli, Abdelkrim Bahloul, Philippe Faucon, Malik Chibane, Romain Goupil, Miguel Courtois, Bourlem Guerdjou, Rachida Krim et Djamila Sahraoui, le cycle proposé par l'IMA offrait également la possibilité de voir Elles, l'édifiant portrait de lycéennes d'Alger tourné en 1966 par Ahmed Lallem, Mémoires d'Immigrés (Fr, 1997) le tryptique plusieurs fois primé de Yamina Benguigui, Calino Manège (Fr, 1996) de Jean-Patrick Lebel avec Nozha Khouadra ou Le Petit chat est mort (Fr, 1991) le court-métrage de la comédienne Fejria Deliba.
Maghrébines entre deux mondes, Femmes cinéastes du Maghreb, 6 octobre - 25 novembre 2001, Institut du Monde Arabe, Paris
La Question
de Laurent Heynemann
Fict., 108 min., Fr, 1976
Avec Jacques Denis, Nicole Garcia, Jean-Pierre Sentier
La Question a fait l'objet d'un travail de restauration du négatif original entrepris par les services du Centre national de la Cinématographie. Le film inspiré du témoignage d'Henri Alleg sort à nouveau en salles.
-14 septembre 2001, séance exceptionnelle en présence de Nicole Garcia et Laurent Heynemann, Cinéma des Cinéastes, 7, avenue de Clichy, Paris 17è, Tel : 01 53 42 40 20
Reprise en salles : 19 septembre 2001
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Algérie, la vie toujours
de Djamila Sahraoui
Doc., 52 min., Fr, 2001
Tourné dans la petite ville de Tazmalt en Kabylie, Algérie, la Vie quand même (Fr, 1998) se nourissait des efforts et des rêves d'un groupe de jeunes pour échapper au vide du désoeuvrement. Pour Algérie, la vie toujours, Djamila Sahraoui a confié une caméra à l'un d'entre eux, son neveu Mourad.
Entre chronique et reportage sur la vie de la cité des Martyrs, ce second volet explore par le menu une vie arrachée pouce après pouce au chômage et à la précarité. Le tournage a coincidé avec les émeutes du printemps 2001.
Algérie, la vie toujours a été projeté le 27 décembre 2001 à la Cinémathèque Algérienne, en présence de la réalisatrice.
Diffusion : 19 décembre 2001 à 21h40 sur Planète
Germaine Tillion, je me souviens
de Jean Baronnet
Doc., 52 min., Fr, 2001
En compagnie de Anise Postel-Vinay, une ancienne co-internée à Ravensbrück, de Colette Castagno et Nelly Forget qui ont travaillé avec elle en Algérie et de Nancy Woods qui prépare une biographie politique de Germaine Tillion, le portrait de Jean Baronnet met en lumière les combats de cette ethnologue et résistante qui alerta l'opinion sur les camps soviétiques dès 1951, travailla à la création des centres sociaux en Algérie et dénonça le recours à la torture durant la guerre.
Diff. : 16 décembre 2001 à 21h00 sur Histoire
D'une rive à l'autre
de Marie Colonna
Doc, 57 min., Fr, 1998
Tout comme ses parents, pieds-noirs naturalisés Algériens en 1962, Marie Colonna s'est résolue à retourner en France en 1994. S'interrogeant sur le sens de ce départ, en pleine vague de violence, son film tente de mieux comprendre sa relation et celle de sa famille à la terre algérienne.
Rediff : 15 décembre 2001 à 23h55 sur France 3
Le Jardin parfumé
de Yamina Benguigui
Doc., 56 min., Fr, 2000
Rediff. : 25 novembre 2001 à 22h15 sur Arte
+ d'info
Au temps du ramadan
de Mustapha Hasnaoui
Doc., 52 min., Fr, 2001
Dans l'ambiance du ramadhan 2000 au sein des Aissiou, une famille algérienne d'Aubervilliers dans la banlieue parisienne.
Diff. : 16 novembre 2001 à 22h15 sur Arte
L'Autre côté de la mer
De Dominique Cabrera
Fict., 89 min., Fr, 1996
Avec Claude Brasseur, Roschdy Zem, Marthe Villalonga, Agoumi
A Paris pour les besoins d'une opération de la cataracte, un Pied-Noir resté en Algérie se lie d'amitié avec un chirurgien fils d'émigrés algériens coupé de ses racines. Ce premier long-métrage de la cinéaste Dominique Cabrera, née à Relizane, croise des personnages en mal de repères sur fond de crise et d'assassinats dans l'Algérie des années 1990.
Diff. : 18 novembre 2001 à 20h45 sur Cinecinemas 1
L'Aventure coloniale
Cette soirée Thema, prévue initialement pour le 1er novembre puis déprogrammée pour cause d'attentats du World Trade Center, revient sur l'empire français des colonies avec L'Algérie des chimères de François Luciani, Les Trois couleurs de l'Empire de Claude Guidicelli et Virginie Adoutte et Le Cinéma colonial de Youssef el-Ftouh et Moktar Ladjimi.
Diff. : 15 novembre 2001 à 20h45 sur Arte
Marc Riboud, l'homme qui marche
de Jean-Michel Vecchiet
Doc., Fr, 1998
Dans ce portrait de Marc Riboud accompagné en Chine, l'ancien photographe de l'agence Magnum parle de son métier, de ses rencontres décisives (Robert Capa, Henri Cartier-Bresson...) et de quelques grands moments de sa carrière, parmi lesquels sa célèbre photographie d'une manifestante présentant une fleur à des soldats, prise en octobre 1967, lors d'une marche à Washington pour la paix au Vietnam.
Marc Riboud qui a longtemps arpenté la planète était en Algérie au moment des manifestations de l'indépendance. Les photographes de presse avec leur jargon et leurs plaisanteries formaient une confrérie dont je me sentais exclu, écrira-t-il, jusqu'à ce que, lors de l'indépendance de l'Algérie, je partage avec eux cette passion de l'actualité. Les courses folles pour bien se placer, l'instinct qui nous porte toujours en tête d'un cortège pour le précéder et non le suivre, pour faire face aux visages, aux regards toujours plus près.
Diff. : 13 novembre 2001 à 21h50 sur Odyssée
Fils de harki
de Farid Haroud et Bénédicte Millaud
Doc., Fr, 1998
Fils de harki revient sur le silence des pères et le travail de mémoire entrepris par des enfants de l'immigration algérienne, dont les parents furent enrôlés par l'armée française durant la guerre d'Algérie.
Diff. : 8 novembre 2001 à 16h00 sur France 3
Vivre au paradis
de Bourlem Guerdjou
Fict., 105 min., Fr/Bel, 1998
Avec Roschdy Zem, Fadila Belkebla, Omar Bekhaled, Hiam Abbas
Prix de la Première uvre, Mostra di Venezia 1998 ; Tanit d'Or, Journées Cinématographiques de Carthage 1998
Alors que la guerre bat son plein, un ouvrier algérien qui a fait venir les siens en France s'endurcit au contact de la vie de bidonville dont il veut s'extraire à tout prix.
A l'image du précieux Gone du Chaaba de Christophe Ruggia (Fr, 1997), qui décrit la vie d'un bidonville de la banlieue lyonnaise, Vivre au paradis s'installe dans le quotidien de celui de Nanterre rasé en juillet 1970.
Porté par Roschdy Zem et Fadila Belkebla touchants dans ce qu'ils parviennent à sauver d'intimité, ce premier long-métrage de fiction de Bourlem Guerdjou est adapté du roman autobiographique de Brahim Benaïcha (Vivre au paradis. D'une Oasis à un bidonville, Paris, Desclée de Brouwer, 1992).
Le film évoque la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris.
Sortie : 17 mars 1999
Diff. : 1er novembre 2001 à 20h40 sur Arte
Ici ou là-bas
de Diden Zegaoui,
Doc., 52 min., Alg/Fr, 1997
Le film rassemble des témoignages douloureux de jeunes gens écartelés entre les dificultés à trouver leurs marques en Algérie, où ils ont été renvoyés par leurs propres parents, et l'impossibilité de rejoindre le reste de leur famille en France.
Diff. : 30 octobre 2001 à 20h30 sur Planète
Adieu Philippine
de Jacques Rozier
Fict., 106 min., Fr, 1963
Avec Jean-Claude Aimini, Yveline Céry, Stefania Sabatini
Marivaudage stylisé dans l'ambiance des années yé-yé, Adieu Philippine raconte les vacances de Michel en Corse à la veille de son départ pour l'Algérie en guerre et de son incorporation.
Diff. : 29 octobre 2001 à 20h45 sur Canal Jimmy
La Question
de Laurent Heynemann
Fict., 108 min., Fr, 1976
Avec Jacques Denis, Nicole Garcia, Jean-Pierre Sentier
Outre La Question, on doit également à Laurent Heynemann Meurtres pour mémoire un téléfilm, inspiré du roman du même nom de Didier Daeninckx, sur fond de manifestation algérienne du 17 octobre 1961 à Paris.
Diff. : 25 octobre 2001 à 21h00 sur Histoire
17 octobre 1961 : dissimulation d'un massacre
de Daniel Kupferstein
Doc., 52 min., Fr, 2001
Diff. : 17 octobre 2001 à 21h55 sur Histoire
17 octobre 1961, une journée portée disparue
de Philip Brooks et Alan Hayling
Doc., 52 min., G.-B./Fr, 1992
Fipa d'Or, Biarritz 1993
Rediff. : 17 octobre 2001 à 20h45 sur Arte, Les mercredis de l'Histoire
Le Silence du fleuve
d'Agnès Denis et Mehdi Lallaoui
Doc., 52 min., Fr, 1991
"L'oubli est complice de la récidive", dit le commentaire de ce film consacré à la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris et à la sauvage répression qui s'en est suivie. 11 538 Algériens seront interpelés, ce qui n'est pas sans rappeler la grande rafle du Vel d'hiv des 16 et 17 juillet 1942 où 12 884 juifs avaient été arrêtés.
Le film rassemble des témoins oculaires parmi lesquels un prêtre, un gardien de la paix, un couple d'ouvriers sympathisants de la cause algérienne, une avocate, des conseillers municipaux de Paris dont Claude Bourdet (alors l'un des dirigeants du PSU et journaliste à France Observateur), Gérard Monatte, le futur dirigeant syndical dans la police, et l'éditeur et écrivain François Maspero.
Diff. : 13 octobre 2001 à 20h45 sur France 5
Le Harem de Mme Osmane
de Nadir Mokneche
Fict., 94 min., Fr/Alg, 1999
Avec Carmen Maura, Myriam Amarouchene, Linda Slimani, Nadia Kaci, Beyouna
Sortie : 12 juillet 2000 + d'info
1ère Diff. : 9 octobre 2001 à 23h20 sur Canal Plus
Samson et Dalila
de Camille Saint-Saëns
Mise en scène de Nicolas Joel
Avec Placido Domingo, Shirley Verrett
Réalisation : Kirk Browning (U.S.A., 1981)
Commencée en 1868, d'après le livret de Ferdinand Lemaire, la partition de Samson et Dalila est achevée neuf ans plus tard. C'est avec la bénédiction de Franz Liszt que l'opéra le plus connu de Camille Saint-Saëns est représenté à Weimar en 1877.
De 1873 à sa mort, à Alger en 1921, le compositeur a effectué de nombreux séjours dans la ville où il comptait des amis. Ce qui explique le recours à la touchia (prélude) de la nouba Zidane, l'un des modes principaux de la nouba algérienne, pour la Bacchanale de Samson et Dalila. "Saint-Saëns me faisait chanter nos chants folkloriques sikas, mezmoum, zidane et il les transcrivait, rapporte Mahieddine Bachetarzi dans ses Mémoires, précisant que "la Bacchanale de Samson et Dalila reproduit le 4ème passage de la touchia zidane" notée par l'Algérois Edmond Nathan Yafil.
Samson et Dalila a été représenté au printemps 1892 à l'Opéra d'Alger, puis en novembre de la même année à l'Opéra de Paris.
Enregistré à l'Opéra de San Francisco
Rediff. : 6 octobre 2001 à 21h00 sur Mezzo
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L'Autre monde
de Merzak Allouache
Fict., 95 min., Fr/Alg, 2001
Avec Marie Brahimi, Karim Bouaïche, Nazim Boudjenah, Michelle Moretti, Abdelkrim Bahloul
Française d'origine algérienne, tout comme son fiancé rentré au pays et dont elle est sans nouvelles, Yasmine a décidé de se rendre en Algérie. Au cours de son odyssée dans un terroir ensanglanté par une violence d'un autre âge, la jeune femme connaîtra les affres de la peur mais aussi la sollicitude de ceux et celles que son audace convainc.
Quinze ans après Un amour à Paris, Merzak Allouache, qui continue d'affirmer avec réussite "un besoin urgent de cinéma pour l'Algérie", a choisi de nous entrainer loin de l'agitation des villes. Prenant le parti de la fiction -en Algérie, la commission d'avance sur recettes a jugé le scénario invraisemblable-, le cinéaste s'offre un détour dans les sables façon Timimoun Café pour une histoire d'amour et de terrorisme avec un beau casting. Sans compter la bande originale d'Amazigh Kateb.
25è Festival des Films du Monde de Montréal, Cinéma du monde : reflets de notre temps, 23 août - 3 septembre 2001
Sortie : 7 novembre 2001
L'Attente des femmes
de Naguel Belouad
Fict., 82 mn, Alg/Fr, 2000
Avec Sonia, Doudja Achachi, Salima Seddiki
Dans les Aurès des années vingt marqués par la pauvreté, la jeune femme d'un notable algérien est enceinte de son amant.
San Sebastien Film Festival, 20 - 29 septembre 2001, 23è Festival international du Cinéma méditerranéen de Montpellier, 26 octobre - 4 novembre 2001
Inch'Allah dimanche
de Yamina Benguigui
Fict., 98 min., Fr/Alg, 2001
Avec Fejria Deliba, Zinedine Soualem, Marie-France Pisier, France Darry
Prix FIPRESCI (Critique internationale) au Toronto international Film Festival 2001, Vague d'Or du Meilleur film, prix du Public et prix d'Interprétation féminine pour Fejria Deliba au Festival Cinéma au Féminin d'Arcachon 2001, Grand prix à Sarlat, Marrakech et Amiens 2001
Avec ce premier long-métrage de fiction qui met en scène l'histoire de Zouina, la réalisatrice de Mémoires d'immigrés est retournée sur les pas des mères algériennes exilées forcées de l'émigration. Le film est porté par la remarquable prestation de la comédienne Fejria Deliba.
Inch'Allah dimanche a été montré en avant-première au Festival international du Film de La Rochelle, 29 juin - 9 juillet 2001
Sortie : 5 décembre 2001
Little Sénégal
de Rachid Bouchareb
Fict., 98 min., Fr/Alg/All, 2000
Avec Sotigui Kouyaté, Sharon Hope, Roschdy Zem
Sélection Officielle, Internationale Filmfestspiele Berlin 2001, Bayard d'Or de la meilleure contribution artistique au film et Bayard d'Or au comédien Sotigui Kouyaté, 16è Festival international du Film francophone de Namur, 28 septembre - 5 octobre 2001
Sortie : 18 avril 2001 + d'info
Le Site du Film
La Fille de Keltoum (Bent Keltoum)
de Mehdi Charef
Fict., 106 minutes, Fr/Bel, 2001
Avec Cylia Malki, Baya Belal, Jean-Roger Milo, Fatma Ben Saidene
Adoptée par un couple suisse après son abandon, Rallia a décidé de se rendre au pays à la recherche de la mère qu'elle n'a jamais connue. Ce premier film de Mehdi Charef qui lorge de l'autre côté de la Méditerranée nous entraîne de la fournaise d'un nid d'aigle suspendu hors du temps, où les hommes et les femmes répètent des gestes anciens, jusqu'à une station balnéaire où Rallia connaîtra une ultime et émouvante mise à l'épreuve.
Toronto international Film Festival, Contemporary World Cinema, 6 - 15 septembre 2001
Sortie : 10 avril 2002
17 rue Bleue
de Chad Chenouga
Fict., 95 min., Fr, 2001
Avec Lysiane Meis, Abdel Halis, Aimen Ben Hamed et la participation de Chafia Boudraa
17 rue Bleue repose sur l'histoire de la mère du réalisateur et d'un secret de famille. Arrivée en France à la fin de la guerre d'Algérie, Adda était la maîtresse de son employeur. Lorsque ce dernier vient à mourir, sans laisser d'enfants, Adda tente de s'improviser héritière pour sauver les siens. Commence alors une sorte de descente aux enfers. + d'info
54è Festival international du Film de Locarno, 2 - 12 août 2001 ; 7è Rencontres internationales de Cinéma de Paris, 31 octobre - 11 novembre 2001, Forum des Images, Paris
Sortie : 21 novembre 2001
Tar Angel (L'Ange de goudron)
de Denis Chouinard
Fict., 110 min., Can, 2001
Avec Zinedine Soualem, Raba Aït Ouyahia, Hiam Abbas, Catherine Trudeau
Le film est l'histoire d'une famille algérienne qui a fui le pays avant d'atterrir à Montréal. À la veille d'obtenir la citoyenneté canadienne, Hafid l'un des enfants se trouve mêlé à un groupe d'activistes. En se lançant à la recherche de son fils, Ahmed Kasmi va "effectuer une immersion forcée dans sa société d'accueil" et "découvrir la vraie nature de son fils et de son groupuscule d'amis activistes...".
Scénariste et réalisateur, auteur de plusieurs courts, Denis Chouinard s'est fait remarquer avec Clandestins (Sui, Can, Bel, 1997), un premier long-métrage en collaboration avec Nicolas Wadimoff, où un groupe d'immigrants, qui tente de quitter clandestinement la France, réussit avec l'aide d'un passeur à se glisser dans un conteneur à destination du Canada.
L'Ange de goudron a été projeté en avant-première au 25è Festival des Films du Monde de Montréal, Sélection Officielle, 23 août - 3 septembre 2001
Frontières
de Mostefa Djadjam
Fict., 105 min., Fr/Mar, 2000
Avec Lou Dante, Ona Lu Yenke, Dioucounda Koma
Auteur de plusieurs scénarios, réalisateur d'un court métrage de fiction (Noir comme blanc, 1982) et de plusieurs documentaires, Mostefa Djadjam a travaillé en tant qu'acteur, pour le théâtre (Bernard Sobel) et le cinéma (Merzak Allouache, Werner Shroeter), avant de repasser derrière la caméra de ce premier long métrage.
Du nord de la Mauritanie à Tanger, antichambre de l'Europe, Frontières s'est attaché aux pas d'un groupe de candidats africains à l'émigration. Dans cette odyssée des temps modernes, vécue par des prétendants toujours plus nombreux du sud de la Méditerranée, le cinéaste a eu à coeur de restituer "de l'humanité et de la dignité à des êtres qui ne sont pas qu'une somme statistique".
Le scénario qui a été primé au Festival Premiers Plans d'Angers a bénéficié de l'avance sur recettes du CNC. Produit par la société Vertigo de Aïssa Djabri, Farid Lahouassa et Manuel Munz, le trio gagnant de La Vérité si je mens I et II, Frontières a été présenté au 16è Festival international du Film francophone de Namur, 28 septembre - 5 octobre 2001
Sélection Officielle, 23è Festival international du Cinéma méditerranéen de Montpellier, 26 octobre - 3 novembre 2001
Sortie : 13 mars 2002
Avec tout mon amour
d'Amalia Escriva
Fict., 85 min., Fr, 2001
Avec Jeanne Balibar, Bruno Todeschini, Dominique Blanc
À Alger, aux toutes premières années du XXè siècle, un avocat rentré de Montpellier où il a défendu des insurgés algériens trouve son épouse Eugénia morte et une lettre dans laquelle elle a laissé ces quelques mots : "Avec tout mon amour".
La réalisatrice de Dans les fils d'argent de tes robes (1997) et D'autres saisons (1988) recourt ici à la fiction pour se replonger parmi les fantômes de sa propre histoire familiale dont son arrière grand-mère, née en Algérie en 1874, qui s'est suicidée à trente-sept ans.
Dans le scénario qu'elle en a tiré, la figure de l'aïeule a cédé la place au personnage d'Eugénia dont le destin se confond à sa façon avec celui de l'Algérie coloniale. Une Algérie dont Amalia Escriva dit, "pour les enfants de Pieds-noirs, c'est un héritage complexe et difficile à assumer, comme une souffrance un peu honteuse qu'on nous a transmise".
Sélection Officielle, 54è Festival international du Film de Locarno, 2 - 12 août 2001 ; 7è Rencontres internationales de Cinéma de Paris, 31 octobre - 11 novembre 2001, Forum des Images, Paris
Sortie : 28 novembre 2001
Samia
de Philippe Faucon
Fict., 73 min., Fr, 2000
Avec Lynda Benahouda, Mohamed Chaouch, Kheira Oualhaci
Sélection Officielle, Mostra di Venezia 2000, 20è Festival international du Film d'Amiens, 10 - 19 novembre 2000
Sortie : 3 janvier 2001
+ d'info
Les Jardiniers de la rue des Martyrs
de Leïla Habchi et Benoît Prin
Doc., 85 min., Fr, 2001
Dans un jardin-ouvrier de Tourcoing, dans le nord de la France, des jardiniers remuent la terre et les braises de leur mémoire de la guerre d'Algérie. Il y a parmi eux d'anciens militants et sympathisants-cotisants du FLN, mais aussi des harkis et un infirmier français envoyé en Algérie. Tous ont une même passion pour le jardinage et une histoire encore douloureuse à raconter.
Un premier montage des Jardiniers de la rue des Martyrs était visible aux 13è États Généraux du Documentaire de Lussas, 19 - 26 août 2001
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La Faute à Voltaire
de Abdel Kechiche
Fict., 130 min., Fr, 2000
Avec Sami Bouajila, Elodie Bouchez, Aure Atika
Lion d'Or de la Première oeuvre, Mostra di Venezia 2000
Sortie : 14 février 2001
+ d'info
L'Algérie des chimères
de François Luciani
Fict., 3 X 90 min., Fr, 2000
Avec Aladin Reibel, Olivier Sitruk, Marion Beulque, Nozha Khouadra
Entre 1830 et 1870, le film met en scène la vie d'Odilon Hubert et de Hélie Toussaint, deux jeunes Français partis à la conquête de l'Algérie, que la colonisation va opposer. "Ce qui me passionne, a confié le réalisateur, c'est la modernité du sujet. Le risque, avec le film en costumes, c'est de faire de la vieille télé et de se laisser écraser par l'image académique de l'univers des soldats. Or, raconter l'histoire des relations entre la France et l'Algérie, c'est parler d'aujourd'hui : de la violence en Algérie, de la place des Algériens en France".
Pour l'historien Mohamed Harbi, le film écrit par Henri de Turenne et Robert Soulé est un retour en arrière. "Il est bâti sur une série d'images d'Epinal, il est cocardier. Il reprend tous les stéréotypes à l'égard de la colonisation et des Algériens. Ces mêmes stéréotypes qui ont mené à un affrontement entre deux peuples".
Co-produite par Arte et France 2, cette saga tournée au Maroc a nécessité quelque 30 millions de francs.
Diff. : 15 novembre 2001 à 20h45 sur Arte, Thema L'Aventure coloniale, 16 et 17 novembre à 20h45
Jean-Farès
de Lyes Salem
Fict., 10 min., Fr, 2001
Avec Lyes Salem
Seul dans la ville, au soir de la naissance de son fils, Driss Ben-Yali décide de téléphoner chez ses parents à Alger, puis chez les parents de Juliette, sa compagne, pour annoncer la grande nouvelle. Mais dans les deux cas, une discussion "sur le nom et le prénom de l'enfant vient troubler la fête".
Comédien, Lyes Salem a suivi les cours de l'École de Chaillot. On l'a vu sur scène et à l'écran. Le réalisateur a également signé Lhasa (8 min., Fr, 1999) une comédie sentimentale.
25è Festival des Films du Monde de Montréal, Cinéma du monde : reflets de notre temps, 23 août - 3 septembre 2001 ; Sélection Officielle, 23è Festival international du Cinéma méditerranéen de Montpellier, 26 octobre - 4 novembre 2001
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