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Adel Abdessemed
Né en 1971 à Constantine, Adel Abdessemed est arrivé en 1994 à Lyon, puis à Paris et dispose le temps d'une bourse d'un atelier à New York.
Outre une photographie ("une image que j'aime") et une sculpture en forme d'étoile à cinq branches ("oui"), l'exposition Paris pour escale présentait deux vidéos de l'artiste. Dans l'une, un joueur de flûte traditionnelle exécute dans le plus simple appareil un morceau de musique. La seconde marie dans un même tourbillon d'eau deux feuilles de menthe et de cannabis.
-Paris pour escale, Musée d'art moderne de la ville de Paris, 7 décembre 2000 - 18 février 2001







L'art naïf africain
3è Biennale internationale de Laval
Après l’Europe en 1997, puis l’Amérique Latine en 1999, ce fut au tour du continent africain d'être à l'honneur dans la ville du Douanier Rousseau.
Déployée sur cinq lieux historiques de la ville, cette édition présentait plus de trois cents peintures, sculptures et dessins
provenant de musées européens, de collections particulières ainsi que des pays d’origine, dont une cinquantaines d'œuvres de Baya (1931-1998).
(ci-contre, Femmes portant des coupes, Huile sur toile, photo S. Brady,
© IMA, Paris)
-3è Biennale internationale de Laval, l'Art naïf africain, 16 juin - 30 septembre 2001, Chapelle Saint-Julien, 53000 Laval








Samta Benyahia
, Christian Boltanski, Jean-Jacques Rullier, Récollection
Née à Constantine, Samta Benyahia a suivi l'enseignement de l'École des Beaux-Arts d'Alger, puis de l'École supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Cette plasticienne s'est ensuite spécialisée dans la gravure qu'elle a enseignée aux Beaux-Arts d'Alger au début des années 1980.
Aujourd'hui établie à Paris, elle poursuit une recherche sur la symbolique des signes dans l'héritage maghrébin. En cela, Samta Benyahia continue d'interroger le "polygone capable de toutes les formes" (Kateb Yacine). Et la couleur.
Après les installations présentées à la Galerie La Corte Arte Contemporanea à Florence (Un regard pour une histoire, 23 novembre - 9 décembre 2000) et à la Galerie Barnoud à Dijon (Champs bleu, 10 février - 24 mars 2001), l'artiste exposait ici des dessins muraux.
-Récollection, Samta Benyahia, Christian Boltanski, Jean-Jacques Rullier, 23 juin
- 16 septembre 2001, Centre d'art sacré contemporain, 8 bis rue de la Grange, 53220 Pontmain, Tel/Fax : 02 43 05 08 29
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Jean Dubuffet 1901-1985, Rétrospective du centenaire
Cette exposition du centenaire est la première grande rétrospective consacrée à Jean Dubuffet en France depuis celle du Grand Palais en 1973. Pour rendre compte de quarante années de travail et plus de 10 000 oeuvres répertoriées au catalogue de l'artiste, un parcours respectant un fil chronologique et articulé sur de grands ensembles de peintures et de dessins a tenté d'en retenir les multiples facettes.
L'exposition a rassemblé près de quatre cents œuvres qui témoignent de l'intérêt que Jean Dubuffet porta à l'Art brut, à l'exploration d'un langage pictural marqué par le cycle de L'Hourloupe, à la représentation de ce qu'il appelait les Théâtres de mémoire et enfin aux Non-Lieux qui tendent, à la fin de sa vie, à l'abstraction. Beaucoup d'œuvres provenaient de collections privées notamment des Etats-Unis où deux rétrospectives lui ont été consacrées, dès 1962, au Museum of Modern Art de New York puis en 1973 au Guggenheim.
Avec Roses d'Allah, clowns du désert, l'exposition montrait des oeuvres inspirées des séjours algériens du peintre. Entre février 1947 et juin 1949, Jean Dubuffet s'est rendu à trois reprises principalement à El-Goléa. Dans le "désert posé comme une vaste scène virtuelle où se déploie tout un théâtre de signes", Régis Durand voit dans les oeuvres et les carnets rapportés du Sahara une "ouverture à des formes embryonnaires et à des textures pures, à la fois ascétiques et exubérantes, vides de sens mais en même temps ouvertes à toutes les projections de l'imaginaire". (Jean Dubuffet, Sahara, Galerie Baudoin Lebon, Paris, 1991)
Dans ses Notes du peintre, Dubuffet écrit pour sa part : "il me semble qu'en dépersonnalisant mes modèles, en les transposant sur un plan très général d'élémentaire figure humaine, j'aidais à déclencher, pour l'usager de la peinture, je ne sais quel mécanisme d'imagination ou de suscitation, augmentant beaucoup le pouvoir de l'effigie".
13 septembre - 31 décembre 2001,
Jean Dubuffet 1901-1985, Rétrospective du centenaire, Centre Georges Pompidou, Paris (Le Métro, cinq passagers debout, 1943, photo © Fondation Dubuffet)







Cenékunregar
"Comment vaincre le septicisme des uns et l'audace des autres face à la diversité des oeuvres en représentation,
s'interrogeait le groupe Essebaghine dans un texte de décembre 2000 en forme de manifeste. Essebaghine autour d'un groupe de plasticiens en font leur cheval de bataille, provocation -subversion-révolution, en revendiquant l'autonomie, un refus d'obéir à la commande du goût, en imposant notre vision personnelle, en tentant de s'opposer à la spéculation douteuse et consensuelle d'une partie de la société qui se prétend mécène".
Avec des peintures et des installations, ce collectif de huit plasticiens a investi durant le mois de mars l'ancien palais du Dey rénové. Essebaghine qui faisait là sa première démonstration est constitué de Zoubir Hellal, Noureddine Ferroukhi, Karim Sergoua, Ammar Bouras, Adlane Djeffal, Kheira Slimani, Myriam Aït el Hara et Djaoudet Guessouma.
-Cenékunregar, Palais du Dey, ex-Bastion 23, Alger, jusqu'au 8 mars 2001







L'État des choses (part 1)
L'exposition L'État des choses (part 1) qui a réuni douze artistes internationaux à Berlin se posait la question de l'art contemporain au contact du monde et de ses conflits. Le mérite de cette sélection d'artistes peu connus en revient à la Française Catherine David dont on loue le propos artistique en Allemagne.
Pour l'envoyé du journal Le Monde (28 décembre), Catherine David "lorgne vers la Méditerranée", vers "les artistes du (ou traitant du) Maghreb et du Moyen-Orient", cherchant des plasticiens émergents qui "pratiquent certes un travail esthétique, mais à partir de préoccupations, de questionnements, de positionnements qui sont politiques, au sens grec du terme".
Dans ce premier volet présenté à Berlin, les photographies de Kader Attia fixent le monde des travestis algériens aux portes Nord de Paris.
-L'État des choses (part 1), 10 décembre 2000 - 4 février 2001, Kunst-Werke, August-strasse 69, D 10117 Berlin








Peintures de Djilali Kadid
Peintre et critique, Djilali Kadid est né à Sfisef en Algérie. Figuratif, avec une prédilection pour l'huile et la gouache, Djilali Kadid fait inévitablement penser à Rouault. L'artiste qui expose depuis 1984 (Galerie Bernheim Jeune) est également l'auteur de Benanteur, Empreintes d'un cheminement (Paris, Éd. Myriam Solal, 1998), un livre d'entretiens avec le peintre et graveur algérien Abdallah Benanteur.
-Peintures de Djilali Kadid, IVè Semaine du Marais Chrétien, 26, rue de Sévigné, Paris 3è, 24 et 25 mars 2001, 31 mars et 1er avril







Oeuvres de Mohammed Khadda
"Ivre de beauté", tout en se refusant à être "objet inerte", la lettre arabe "se veut mouvement, vibration", notait Mohammed Khadda (1930-1991) dont le nom fut associé à ce qu'on appela l'école du Signe. "Liée au rythme de la respiration de l'homme et au battement de son poul, elle dit, simule, suggère tout à la fois".
Peintre et graveur, né à Mostaganem,
Khadda travaille très tôt dans l'imprimerie où il apprend le métier de typographe. Il se met également à dessiner, puis à peindre, avant de se rendre à Paris en 1953 en compagnie de Abdallah Benanteur.
Figuratif à ses débuts, il s'attelle à cerner sa propre identité et les ressources de son propre héritage, avant de s'engager dans la non figuration. Découvrant des peintres européens qui de Matisse à Klee se sont inspirés d'éléments de l'art musulman, l'artiste explorera le patrimoine plastique du Maghreb.
À Alger après l'indépendance, il participe aux débats qui traversent la jeune peinture algérienne et publie des articles* dans lesquels il prend position sur les questions liées à l'art moderne et à la place de l'artiste dans la société. Durant plus de trente ans, Mohammed Khadda,
qui a également illustré nombre de recueils de poésie et créé des décors et des costumes pour le théâtre,a réalisé de nombreuses expositions en Algérie, en Europe et dans le Monde arabe. Son oeuvre est représentée au musée national des Beaux-Arts d'Alger ainsi qu'au musée d'art moderne de Paris.
Il s'est éteint le 4 mai 1991 à Alger.
La galerie des bronzes du musée des Beaux-Arts d'Alger a accueilli plus de 150 oeuvres de l'artiste provenant du musée et de collections privées.
-Gravures, aquarelles et huiles, à partir du 5 mai 2001, Musée national des Beaux-Arts d'Alger, Diar es-Salam, Le Hamma, Alger, Tel : (213) 21 66 10 75
-
Peintures, aquarelles et gravures, 17 mai - 18 juin, Centre Culturel Algérien, 171, rue de la Croix-Nivert, Paris 15è


* Éléments pour un art nouveau (Alger, SNED, 1967) ; Éléments pour un art nouveau 2 (
SNED, 1971) ; Feuillets épars liés (SNED, 1983)








Les Enfants du Monde de Rachid Khimoune *
de parents algériens à Decazeville dans l'Aveyron, Rachid Khimoune grandit à Aubervilliers dans la banlieue parisienne. Diplômé de l'Ecole supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1974, il pratique d'abord la peinture avant de se tourner vers la sculpture. Le lauréat de la Fondation de France 1980 s'est forgé un vocabulaire plastique en "décalquant" des fragments de la peau des rues, au gré de ses pérégrinations, de Paris à New York et de Pékin à Alger. Avec une pâte élastomère, une sorte de caoutchouc de synthèse, il procède à des moulages de sols, pavés, grilles et plaques d'égoûts, obtenant des empreintes qu'il intègre ensuite à des peintures, reliefs et sculptures.
Rachid Khimoune s'est également employé à détourner toutes sortes de résidus de la civilisation industrielle qui se métamorphosent dans son muséum de métal -il possède sa propre fonderie-, en un étonnant bestiaire de sculptures-fossiles (ci-contre
Tortue, bronze, 1991).
Artiste urbain, poète de la rue, il raconte des histoires et puise dans son double héritage lorsqu'il habille ses créations de signes empruntés à la calligraphie arabe. "La mémoire s'est emparée de toutes les virtualités visuelles d'une oralité sans limites, écrit à son sujet le critique d'art Pierre Restany, et cet éclectisme vital traduit, sans faux-fuyants, l'universalité d'un langage issu d'une très personnelle sténographie de l'instinct". Avec de nombreuses réalisations monumentales, Rachid Khimoune qui expose depuis 1975 est représenté dans une dizaine de musées et collections publiques.
L'artiste travaillait depuis longtemps à la conception d'une série de sculptures représentant chacune un enfant du monde. Entrepris dès le milieu des années 80 avec la mairie du Blanc-Mesnil (les enfants étaient déjà une dizaine), puis de la ville de Stains, l'ensemble comprend aujourd'hui
vingt et une créations de bronze mesurant 2,20 m de haut et pesant 450 kg. Chaque sculpture implantée sur les terrasses de Bercy aura un double dans son pays d'origine. Chaque enfant a également un parrain, l'enfant chinois étant le filleul de Pierre Cardin qui l'accompagnera lors de son voyage à Pékin.
Attachés à vingt et une villes réparties sur les cinq continents, Les Enfants du monde de Rachid Khimoune plaident pour un dialogue culturel planétaire respectueux de leur diversité.
-Les Enfants du Monde de Rachid Khimoune, février - juin 2001, Jardins de la mémoire, parc de Bercy, Paris 12è. À l'invitation de la Ville de Paris


* Rachid Khimoune : Regards, Les Enfants du monde, photographies de Philippe Fuzeau, Karin Maucotel, Bruno Scotti... (Paris Musées / Somogy / Maison Européenne de la Photographie, 2001)







Albert Marquet, Journal de bord en Méditerranée
Ce paysagiste originaire du Bordelais est aussi le peintre de l'eau et de nombreux ports parmi lesquels Saint-Tropez, Naples, Tanger, Marseille, Venise ou La Goulette à Tunis.
Albert Marquet
* (1875 - 1947) a également réalisé de nombreuses vues du port d'Alger et de Bougie (ci-contre Le Port d'Alger, © MNBA, Alger).
Entre 1920 et 1945, l'artiste a effectué de nombreux séjours dans le pays où il s'est établi durant la Seconde Guerre mondiale, participant aux différents salons algériens. Le musée national des Beaux-Arts d'Alger lui a consacré une exposition en 1949.
-Albert Marquet, Journal de bord en Méditerranée, 2 juin - 1er octobre 2001, L'Annonciade, Musée de Saint-Tropez, Place Grammont 83990 Saint-Tropez,
Tel : 04 94 97 04 01

* Albert Marquet par Marcelle Marquet (Robert Laffont, Paris, 1951)







Paris pour escale
"Sous forme d'installations, dessins, projections vidéo, oeuvres sonores, photos et performances" , l'exposition a rassemblé les travaux de vingt-sept créateurs étrangers qui ont choisi Paris comme étape temporaire ou lieu de séjour prolongé. Les oeuvres ont été regroupées "de manière ouverte dans un parcours reflétant les problématiques partagées par ces artistes : la ville, l'identité, l'Autre et l'imaginaire".
On pouvait y voir deux moucharabiehs (cloisons ajourées des demeures au Maghreb) de Samta Benyahia. Ces dessins aux motifs bleus sur Rhodoïd, collés sur les portes vitrées donnant sur les toits de Paris (photo
algeriades), venaient rappeler l'enfermement des femmes musulmanes. L'installation était appuyée par un dispositif sonore qui diffusait des poèmes et des chansons du répertoire algérien lus par l'écrivaine Zineb Laouedj et la comédienne Fettouma Ousliha.
On a également pu découvrir à cette occasion les vidéos d'un autre artiste algérien : Adel Abdessemed.
-Paris pour escale, Musée d'art moderne de la ville de Paris, 7 décembre 2000 - 18 février 2001 Tel : 01 53 67 40 00
Catalogue : Paris pour escale (Préfaces de Laurence Bossé, Hou Hanru et Evelyne Jouanno, et des contributions de Michel Wieviorka (sociologue), Gilane Tawadros (directrice de l'Institute of International Visual Arts, inIVA, Londres)
Une co-édition Paris-Musées-Les Amis, 2001








Las Grandes Series de Picasso
Peintre, sculpteur, graveur et céramiste, Pablo Picasso (1881-1973) a consacré beaucoup de temps à interroger des oeuvres marquantes comme Les Menines de Velasquez (1957) et Le Déjeuner sur l'herbe de Manet (1959-1961), dont il tira respectivement quatorze et vingt-sept variations.
Parmi les oeuvres revisitées par ce "maître du dessin et de la dislocation" figure les Femmes d'Alger dans leur appartement d'Eugène Delacroix.
De décembre 1954 à février 1955, alors que Matisse vient de mourir et que débute la guerre d'Algérie, Picasso est allé confronter son regard avec le fameux tableau. Il en sortira quinze toiles et deux lithographies portant le même titre de Femmes d'Alger (ci-dessus la version H, Paris, 1955 ; photo Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia).
Exposées à la galerie Louise Leyris, elle furent toutes acquises par un collectionneur américain. Le musée Picasso (Paris) possède les dessins préparatoires à la plume que l'artiste a conservés.
En les peignant nues et inondées de lumière, écrit en substance l'écrivaine Assia Djebar *, Picasso a libéré les Femmes d'Alger de la posture de belles de harem chez Delacroix, préfigurant ainsi la génération des héroïnes de la Bataille d'Alger.
-Les Grandes Séries de Picasso, Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid, 28 mars - 18 juin 2001

* Femmes d'Alger dans leur appartement d'Assia Djebar (Paris, des Femmes, 1980 ; Rééd., 1995) ;
Femmes d'Alger, Entretien avec Picasso, par Daniel-Henry Kahnweiler, Aujourd'hui, n° 4, Paris, septembre 1955







Henry Simon
En présentant une sélection des oeuvres réalisées par Henry Simon (1910-1987) à la suite de son séjour à Alger, en septembre et octobre 1950, la ville de Saint-Hilaire-de-Riez (Vendée) a choisi de mettre en lumière une facette moins connue du travail de l'artiste.
L'exposition a été réalisée avec le concours de
l'association des Amis d'Henry Simon *. -30 juin - 5 novembre 2000
-Un voyage à Alger, Centre Culturel Algérien, 14 février - 31 mars 2001, 171 rue de la Croix-Nivert, Paris 15è
Catalogue : Henry Simon, Un voyage à Alger (Présentation par Pierre Chaigneau ; Un Automne à Kouba par Christine Peltre) Saint-Hilaire-de-Riez, Les Amis d'Henry Simon, 2000

*
Association Les Amis d'Henry Simon, 75 boulevard Georges Pompidou, 85800 Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Tel : 02 51 55 95 44 - Fax : 02 51 54 17 91




















Elisabeth Cazenave
Les Artistes de l'Algérie
Dictionnaire des peintres, sculpteurs, graveurs, 1830-1962
Paris, Bernard Giovanangeli/Association Abd el-Tif, 2001











Nadira Laggoune
Alger dans la peinture
Alger, RSM, 2000
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Marion Vidal-Bué
Alger et ses peintres 1830-1960
Paris-Méditerranée, 2000
+ d'infos


























Jean-Lucien Bonillo (sous la direction de)
Fernand Pouillon, architecte méditerranéen
Marseille, Imbernon, 2001
Prix du livre d'architecture 2001
Fernand Pouillon, architecte méditerranéen rassemble les actes du colloque des 29 et 30 mars 1986 à Marseille, à l'intiative de Jean-Lucien Bonillo. Plus récemment, et toujours avec ce dernier pour commissaire, une exposition intitulée "Fernand Pouillon, un architecte méditerranéen en Provence" s'est tenue à Marseille du 15 septembre au 15 octobre 2000.
"Composé de vingt et un articles et d'un inventaire de l'oeuvre"
conduit en Provence, en Ile-de-France et en Algérie, l'ouvrage "apporte des informations détaillés sur l'oeuvre de l'architecte, en France et en Algérie, ainsi qu'une analyse inédite de la personnalité complexe de l'homme et du professionnel".

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Abdi
Décernés chaque année par un jury de professionnels, les labels VIA (Valorisation de l'Innovation dans l'Ameublement) sont exposés sous les arcades de l'avenue Daumesnil.
Inspirée des boîtes à outils déployables à plusieurs niveaux, la Tool Box de Abdi créée pour Cinna a été primée au dernier Salon international du Meuble de Paris en janvier 2001.
+ d'infos
-Jusqu'au 22 avril 2001, Galerie VIA, 29-35 avenue Daumesnil, Paris 12è







Chérif
Né à Médéa, Chérif est diplômé
d'architecture intérieure de l'École des Beaux-Arts d'Alger et de l'École supérieure des Arts Décoratifs de Paris, section mobilier.
C'est en 1987 qu'il se fait remarquer au Salon Habiter à la Villette où il donne à voir ses deux premiers prototypes de meubles. Trois ans plus tard, Chérif participe à une exposition collective avec le VIA à Tokyo, Londres et Athènes et aux Dix ans du VIA au Musée des Arts Décoratifs de Paris. Toujours à Paris, au Salon International du Meuble, il présente une collection "Rotin et Cuir" pour les établissements Marcel Chambon.
Chérif entame ensuite une recherche consacrée au Finlandais Alvaar Aalto. Ses multiples séjours en Finlande déboucheront sur la conception et la réalisation de prototypes pour Artek et Inno, ainsi que sur une exposition-hommage à Alvaar Aalto au VIA en 1993. À cette date, l'artiste s'investit dans la création de meubles destinés à la fabrication en série.
Primé à l'édition de 1995, il participe à l'exposition rétrospective des 10 ans des Grands Prix de la Critique. Élu Trophée du meilleur produit au Salon Scènes d'intérieur avec la chaise Guiza, il participe également aux salons
de Paris (Meuble et Luminaire), ainsi qu'à ceux de Cologne, Frankfurt, Milan, ICFF à New York et Atlanta. Ambassadeurs d'un art de vivre qui allient subtilement confort, harmonie et fête de la couleur, ses pièces et prototypes s'inspirent d'un parcours artistique qui prend source au Sahara et l'a mené autour du monde.
Professeur de design à l'Académie Charpentier, Chérif est aujourd'hui créateur indépendant.
-Créations Chérif 13, avenue Daumesnil, Paris 12è








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