[Dessins de presse et Bandes Dessinées] [Photographie]
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Boutef président
Dilem
Alger, Sans mention d'éditeur, 2000
Dessinateur, illustrateur et affichiste, Ali Dilem est né à El-Harrach près d'Alger. Cet ancien élève de l'École des Beaux-Arts d'Alger se fait remarquer dès 1990 sur les pages d'Alger républicain, avant de faire les grands jours du quotidien Le Matin par des dessins à l'insolence implacable.
De Paris où il s'est établi à partir de 1994, Dilem a poursuivi le pari de bousculer quotidiennement l'actualité algérienne par des dessins d'humeur et d'humour que publie le journal Liberté. Considéré comme l'enfant terrible du dessin de presse dans son pays, ce chroniqueur des turbulences algériennes des dix dernières années représente une génération de dessinateurs unanimement saluée pour sa liberté de ton.
Son album rassemble des dessins du président algérien.





Midi pile, l'Algérie
de Jean-Pierre Vittori et Jacques Ferrandez
Editions Rue du Monde, 2001
Ancien journaliste, Jean-Pierre Vittori est l'auteur de On a torturé en Algérie et de La Vraie histoire des appelés d'Algérie, deux ouvrages récemment réédités chez Ramsay. Dessinateur né en Algérie, Jacques Ferrandez a grandi à Nice. Peintre de la Provence avec Arrière-Pays, il se tourne ensuite vers le pays natal qu'il n'a pas connu et décide de lui consacrer une suite de cinq albums intitulée Carnets d'Orient (Casterman, 1987-1995). Chaque épisode porte sur une période de trente ans, le premier commençant avec la prise d'Alger en 1830.
Dans sa préface aux Fils du Sud, Jules Roy dira de lui : "Analyste subtil, dessinateur au talent inné, âme ardente et lucide (ça lui est facile, il est né là-bas en 1955), héritier d'une terre si éperdue d'elle-même qu'on pourrait prétendre que ses coups de sang sont généreux. Vrai fils du Sud".
Après La Colline visitée, dédié à la Casbah d'Alger avec un texte de Rachid Mimouni (Editions DS, 1993), deux adaptations de Marcel Pagnol et des carnets de voyage au Liban, en Irak, à Istambul et en Syrie, Jacques Ferrandez vient de récidiver en compagnie de Jean-Pierre Vittori sur le thème de la guerre d'Algérie racontée aux enfants. A partir de 8 ans.





Algé Rien
Gyps
Paris, Ed. de l'auteur, 1998
Gyps qui a auparavant publié Fis End Love* désirait jouer AlgéRien*, sa seconde bande dessinée. Pour son adaptation à la scène, le caricaturiste a sollicité Jugurtha Maamès avec lequel il partage une passion pour les planches depuis Alger.
Le one man show de Gyps a été précédé du concert d'un autre dessinateur aux talents multiples, Elho, alias le musicien Hocine Boukella, dont un second album très attendu sort bientôt sous le nom de cheikh Sidi Bémol.
21, 22 septembre 2001, Centre culturel La Clef, 21, rue de la Clef, Paris 5è, Tel : 01 43 57 58 45

* AlgéRien (Paris, Ed. de l'auteur, 1998)
; Fis End Love (Paris, Ed. de l'auteur, 1996)






La petite fille qui aimait la chaise de Van Gogh
Kamel Khelif
Texte de Nabile Farès
Wissous, Amok, 2001
Né en 1959 à Alger, Kamel Khelif vit à Marseille depuis l'âge de cinq ans. Le dessinateur a notamment publié Homicide et Le Prophète de Khalil Gibran en 1995, Les Exilées. Histoires en 1999, et plus récemment La petite fille qui aimait la chaise de Van Gogh, sur des textes de Nabile Farès.





Paré, Cargo !
Gérard Poirier
Ploemeur, Edition de l'auteur, 2001
L'album se présente comme le "regard sur la guerre d'Algérie par un jeune marin sans grande expérience aéronautique, qui ne demande qu'à voler".
Contact : Gérard Poirier, Le Penher, 56270 Ploemeur, Tel : 02 97 82 72 96







Introducing Camus
Texte de David Zane Mairowitz
Illustrations d'Alain Korkos
Edité une première fois en Grande Bretagne (Icon Books Ltd, 1998) et aux Etats-Unis (Totem Books, 1998), sous le titre de Camus for beginers, ce portrait d'Albert Camus est depuis disponible en Argentine (Era Naciente, 1998), au Danemark (Roskilde Bogcafe, 1999) et en Allemagne (Zweitausendeins, 2000).
Il vient d'être réédité en Grande Bretagne et aux Etats-Unis conjointement par Icon Books et Totem Books sous le titre de Introducing Camus.






















Kader Attia
L'exposition L'État des choses (part 1) qui réunissait douze artistes internationaux à Berlin se posait la question de l'art contemporain au contact du monde et de ses conflits. Le mérite de cette sélection d'artistes peu connus en revient à la Française Catherine David dont on loue le propos artistique en Allemagne.
Pour l'envoyé du journal Le Monde (28 décembre), Catherine David "lorgne vers la Méditerranée", vers "les artistes du (ou traitant du) Maghreb et du Moyen-Orient", cherchant des plasticiens émergents qui "pratiquent certes un travail esthétique, mais à partir de préoccupations, de questionnements, de positionnements qui sont politiques, au sens grec du terme".
Dans ce premier volet présenté à Berlin, les photographies de Kader Attia fixent le monde des travestis algériens aux portes Nord de Paris. L'an dernier, au Centre national de la Photographie à Paris, La Piste d'Atterrissage montrait son travail sous la forme d'un diaporama.
-L'État des choses (part 1), 10 décembre 2000 - 4 février 2001, Kunst-Werke, Berlin





Benito
Algérie, une saison en enfer
Né en 1962 en Algérie, diplômé de l'École de Photographie (ETPA) de Toulouse, il est aujourd'hui correspondant de l'agence Gamma.
Ben Youcef Chérif, dont une sélection de cent-vingt photographies a été projetée lors du festival Visa pour l'Image de Perpignan en
2000, prépare la sortie d'un album qui représente la somme de ses dix années de photo-reporter en Algérie.
Une série intitulée Fenêtre sur La Mecque était exposée aux
Chroniques Nomades, 5è Festival de Photographies de voyage et d'aventure, 8 - 27 mai 2001, Les Greniers à Sel, 14600 Honfleur







Jean Geiser
L'Algérie coloniale en images
Photographies de Jean Geiser
Les soixante-douze photographies exposées au Palais du Dey proviennent de la collection de Charles-Henri Favrod. Originaire d'Oran, l'auteur du Chagrin et la pitié entretient une relation avec l'Algérie qui remonte à la guerre.
Janvier 2002, Palais du Dey, ex-Bastion 23, Alger






Bruno Hadjih
Alger, Alger
Photographies de Bruno Hadjih, à partir du 26 avril,
Gare au Théâtre, Tel : 01 46 82 62 86 ; Algérie, écritures contemporaines, photographies de Bruno Hadjih, 10 - 26 mai 2001, Association des Libraires du Sud, Tel : 04 96 12 43 42






Elie Kagan (1929-1999)
La 12è édition du Visa pour l'image de Perpignan (septembre 2000) a exposé les photographies d'Elie Kagan du 17 octobre 1961 à Paris. Ce jour-là, il fut pratiquement le seul photo-reporter à couvrir la sanglante répression des manifestants algériens contre le couvre-feu auquel ils étaient soumis.
* Un livre intitulé 17 octobre 1961 rassemblant cette vingtaine de photographies vient de paraître.







Nazim Touati
L'Algérie de Nazim Touati
Magazine photographique du 18ème arrondissement de Paris, La Chambre Noire se veux aussi un "lieu d'échanges et de rencontres pour montrer d'autres expériences photographiques".
Chaque mois, Le site propose ainsi un regard vers l'ailleurs.
-Autres villes, autres lieux, avril 2001 : L'Algérie de Nazim Touati
















Marc Riboud, l'homme qui marche
de Jean-Michel Vecchiet
Doc., Fr, 1998
Dans ce portrait de Marc Riboud accompagné en Chine, l'ancien photographe de l'agence Magnum parle de son métier, de ses rencontres décisives (Robert Capa, Henri Cartier-Bresson...) et de quelques grands moments de sa carrière, parmi lesquels sa célèbre photographie d'une manifestante présentant une fleur à des soldats, prise en octobre 1967, lors d'une marche à Washington pour la paix au Vietnam.
Marc Riboud qui a longtemps arpenté la planète était en Algérie au moment des manifestations de l'indépendance. “Les photographes de presse avec leur jargon et leurs plaisanteries formaient une confrérie dont je me sentais exclu, écrira-t-il, jusqu'à ce que, lors de l'indépendance de l'Algérie, je partage avec eux cette passion de l'actualité. Les courses folles pour bien se placer, l'instinct qui nous porte toujours en tête d'un cortège pour le précéder et non le suivre, pour faire face aux visages, aux regards toujours plus près”.
Rediff. : 13 novembre 2001 à 21h50 sur Odyssée
















Malek Alloula
Alger, photographiée au 19e siècle
Paris, Marval, 2001
Poète, critique et essayiste, né à Oran et établi en France depuis 1968, Malek Alloula s'est notamment signalé par la publication d'un essai intitulé Le Harem colonial. Images d'un sous érotisme (Genève-Paris, Slatkine, 1981). L'auteur y dénonçait les avatars d'une photographie coloniale qui a mis en scène un "Orient plus vrai que nature" florissant avec l'essor de la carte postale.
Avec Alger, photographiée au 19e siècle, sur un texte écrit à la première personne dans lequel il revient à sa propre rencontre avec la capitale algérienne en 1965, Malek Alloula nous emmène à la découverte de la ville vue par des photographes qui ont fait le voyage d'Alger à partir de 1860.







Philippe Fuzeau, Karin Maucotel, Bruno Scotti... (photographies de)
Rachid Khimoune : regards, les enfants du monde
Paris Musées/Somogy/Maison Européenne de la Photographie, 2001








Marc Garanger
La Guerre d'Algérie vue par un appelé du contingent
Préface de Francis Jeanson
(Paris, Le Seuil, 1984)
Rééd., Le Seuil, 2001
Mobilisé au printemps 1960 dans l'infanterie, le photographe amateur passera deux ans dans la région de Sour el-Ghozlane, ex-Aumale. Devenu le photographe du régiment, il réalise quelque vingt mille clichés "pour
survivre, dira-t-il, pour m'exprimer avec mon oeil, puisque les mots paraissaient inutiles". Si les premières photos sont publiées en 1961 dans L'Illustré Suisse avec un texte de Charles-Henri Favrod, il lui faut attendre 1982 pour voir exposer deux cent cinquante photo aux Rencontres internationales d'Arles. "Je lance ces images, ajoutera Marc Garanger pour tous ceux qui ont vécu cette guerre, pour libérer la parole, pour lever la chape de silence qui la recouvre".
Composé d'une soixantaine de photos, la première édition de
La Guerre d'Algérie vue par un appelé du contingent ne fit pas grand bruit. Dans sa préface, Francis Jeanson invitait à ouvrir notre regard "avec l'unique souci de nous rendre plus attentif aujourd'hui qu'hier à nos faciles glissements, à nos distraites complicités : à tout ce qui, en nous et hors de nous, risque de nous engager de nouveau -sous quelque forme plus ou moins inédite- dans les ruineux engrenages du racisme".








Belles Algériennes de Geiser
Commentaires de Leyla Belkaïd, précédé de L'autre regard de Malek Alloula
Paris, Marval, 2001
Né à la Chaux-de-Fonds, Jean-Théophile Geiser (1848-1923) grandit à Alger. Il s'associera à Alary, l'un des premiers photographes d'Algérie, s'installe ensuite rue Bab Azzoun à l'enseigne "Jean Geiser" et propose des "Vues et types de toute l'Algérie". Il possèdera en outre un atelier rue Bab el-Oued, une succursale à Blida puis une seconde à Oran et restera très actif jusqu'en 1908. Jean Geiser s'est éteint à Alger où il a été inhumé.
Leyla Belkaïd a auparavant publié Algéroises. Histoire d'un costume méditerranéen (Aix-en-Provence, Edisud, 1998, Préface de Paul Balta).
A travers les portraits et cartes postales de Geiser, introduits par un texte du poète Malek Alloula, cet ouvrage décline les costumes, parures et bijoux des Belles Algériennes au XIXè siècle.








Bruno Hadjih
Avoir vingt ans à Alger
Texte de Aziz Chouaki
Paris, Alternatives, 2001
Après la publication par Paris Match et L'Express d'une sélection de photographies réalisées en noir et blanc à Alger, le reportage de Bruno Hadjih a été projeté durant le festival Visa pour l'image 2000 de Perpignan. Un livre intitulé Avoir vingt ans à Alger en a été tiré.
Durant le mois de mars 2001, Bruno Hadji est allé sur le circuit du Marathon de Djanet dans le Tassili. L'une de ses photographies a fait la couverture du n° 6 (mai-juin) du magazine de l'air qui s'est vu décerner le Grand prix de la meilleure "une" de presse parmi cent soixante magazines lancés en l'an 2000.












Elie Kagan
17 octobre 1961
de Jean-Luc Einaudi
Photographies d'Elie Kagan
Postface de Thérèse Blondet-Bisch
Actes Sud/Solin, octobre 2001















Germaine Tillion

L'Algérie Aurésienne
En collaboration avec Nancy Woods
Paris, La Martinière/Perrin, 2001
Rédigé à partir des notes prises lors des quatre missions scientifiques qu'elle y a effectuées entre 1934 et 1940, le récit de sa rencontre avec les Aurès a attendu quelque soixante ans avant d'être publié sous le titre de Il était une fois l'ethnographie (Paris, Le Seuil, 2000). Les archives de Germaine Tillion comprenaient aussi quelque 1500 clichés réalisés durant la même période.
L'Algérie aurésienne comporte une sélection de 150 photographies accompagnée de textes tirés des travaux aurésiens de l'ethnologue. L'ouvrage a été entrepris en collaboration avec Nancy Woods alors que celle-ci se trouvait à Paris pour les besoins d'une biographie politique de Germaine Tillion, à paraître en 2002.
L'inventaire des archives photographiques a également inspiré Les Images oubliées de Germaine Tillion, un film de François Gauducheau (Fr, 2001).








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