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Cinéma et télévision 2000


À l'affiche





Sid Ahmed Agoumi
Prix d'Interprétation masculine,
21è Mostra de Valencia 2000
Dédiée au Cinema del Mediterrani, la
Mostra de Valencia a décerné sa Palmera de Oro au film Les Diseurs de vérité de Karim Traïdia pour lequel Sid Ahmed Agoumi a été récompensé du prix d'Interprétation masculine.
Cette grande figure du théâtre algérien
a joué un vaste répertoire de pièces de Sean O'Casey à Kateb Yacine et Mohammed Dib. Il est également au générique d'autant de films d'Ahmed Rachedi, Tewfiq Farès ou Abderrahmane Bouguermouh.
Etabli à Paris depuis 1994, Agoumi y poursuit une seconde carrière d'acteur au théâtre (Pirandello, Koltès, Alloula) et au cinéma (Dominique Cabrera).
21è Mostra de Valencia 2000









Nadia Kaci
dans Nationale 7
un film de Jean-Pierre Sinapi
Fict., 91 min., Fr, 2000
Sortie : 6 décembre 2000
À l'écoute d'un myopathe rongé par la peur de devenir complètement invalide et qui rêve de faire une dernière fois l'amour, une employée tente de lui trouver une prostituée. Le film, tourné dans un vrai foyer de vie pour handicapés moteurs, fait la part belle aux talents de Nadia Kaci et d'Olivier Gourmet.
Après des débuts à la télévision algérienne, Nadia Kaci s'est vue confier des rôles dont elle s'est acquittée avec beaucoup de réussite.
Bab el-Oued City de Merzak Allouache lui ouvre la voie de Douce France de Malik Chibane, Bent Familia du Tunisien Nouri Bouzid, Ça commence aujourd'hui de Bertrand Tavernier et Le Harem de Mme Osmane de Nadir Mokneche où elle s'illustre dans une composition aussi courte que remarquée.
Nationale 7 a été sélectionné
avec Intimacy (Intimité) de Patrice Chéreau, parmi 515 films internationaux visionnés, pour le 16è Festival de Sundance, 18 - 28 janvier 2001, Park City (Utah), USA








Festivals, Projections






La Mémoire télévisuelle de la Guerre d'Algérie
Rencontre projection autour de La Mémoire télévisuelle de la Guerre d'Algérie de Béatrice Fleury-Vilatte, en compagnie de l'auteur, de Pierre Vidal-Naquet, Marc Ferro et du documentariste Pierre Abramovici.
11 décembre 2000, Les Lundis de l'INA, Bibliothèque nationale de France, Paris






Histoire et télévision
Comment la télévision a-t-elle rendu compte de quelques événements contemporains comme la guerre d'Algérie, mai 68, la chute du mur de Berlin ou les guerres des Balkans ? C'est la question à laquelle ont tenté de répondre les participants à cette rencontre, parmi lesquels figuraient Béatrice Fleury-Vilatte, Mohammed Harbi et Benjamin Stora.
30 novembre - 3 décembre 2000, 25 images/seconde, Crac
, Scène nationale de Valence











France Algérie, mémoire interdite
Ces Rencontres cinématographiques de la Seine-Saint-Denis proposaient treize films pour interroger "la capacité qu'a le cinéma à construire une mémoire collective à partir de mémoires individuelles".
15 - 28 novembre 2000, Retour de Mémoire, Magic Cinéma, Bobigny
















Henri Alleg et La Question
Projection et discussion autour du film Henri Alleg et La Question de Pierre Samson (26 min., Lyon, ENS Éditions, 2000)
28 octobre 2000, Mots et politique, Bibliothèque du Centre Georges Pompidou, Paris















La Guerre d'Algérie à la télévision française
Sur un chapitre encore sensible de l'histoire, celui de la guerre d'Algérie, l'INA proposait une sélection de films d'actualités ou de documentaires en vue d'une "redécouverte de situations régulièrement occultées".
8 septembre - 30 octobre 2000, Rendez-vous INA / Mémoires de télévision, Institut National de l'Audiovisuel / Centre Georges Pompidou, Paris













5è Biennale des Cinémas arabes à Paris
Avec Omar Charif pour Président d'honneur, la cinquième édition de la Biennale organisée par l'Institut du Monde Arabe à Paris offrait un vaste panorama de films d'Egypte, de Syrie, du Liban, de France, des Pays Bas, du Maroc, d'Algérie, de Tunisie et, pour la première fois, du Soudan avec La Baraka du Cheikh de Gadallah Gubara.
Entre une pensée à Taheya Carioca, l'une des grandes étoiles de la danse disparue en 1999 qui fut célébrée par plusieurs décennies de succès du film musical égyptien, et la projection d'une version courte (2 X 150') du feuilleton à succès consacré à l'"Astre de l'Orient", la bien nommée Oum Kalthoum, la Biennale a rendu hommage aux "Nouveaux comiques égyptiens" et au travail de la Cinémathèque Algérienne.
Un colloque enfin s'est tenu les 6 et 7 juillet sur "Acteurs et enjeux nouveaux dans le paysage satellitaire euro-arabe".
Biennale des cinémas arabes, 30 juin - 9 juillet 2000, Institut du Monde Arabe, Paris










Nouveaux Films






Les Enfants d'octobre
de Ali Akika
Doc., 52 min., Fr, 2000
Près de quarante ans après la manifestation sauvagement réprimée des Algériens, le 17 octobre 1961 à Paris, Ali Akika a retrouvé d'anciens locataires du bidonville de Nanterre rasé en 1970. Son film sonde leur mémoire de la guerre et de l'immigration.
États Généraux du documentaire de Lussas 2000





Dans le monde pied-noir
de Denis Amar
Doc., 52 min., Fr, 1999
Le film de Denis Amar évoque la figure du Cheikh Raymond Leyris, chantre du malouf constantinois qui fut assassiné le 22 juin 1961, à travers des membres de la communauté pied-noire d'Algérie dont Enrico Macias, neveu de l'artiste.
Diff. : 6 février 2000 sur France 2





A mes parents
de Nasser Amri
Doc., 34 min., Fr, 2000
Né en France de parents algériens qui perpétuent la tradition musulmane du sacrifice d'Abraham dans une petite ville des Bouches-du-Rhône, Nasser Amri nous entraine dans l'intimité de sa famille au moment de la célébration de l'Aïd el-Kébir, loin de l'agitation autour du sacrifice du mouton.






Là-bas... mon pays
d'Alexandre Arcady
Fict., 110 min., Fr, 1999
Avec Antoine de Caunes, Nozha Khouadra, Saïd Amadis
Au milieu des années 90, trente ans après avoir quitté le pays, un journaliste vedette de la télévision française retourne en Algérie à l'appel d'une ancienne amie dont la fille est la cible de terroristes.
Le film a été projeté en avant-première, le 8 avril 2000 à Alger, en présence du réalisateur, d'Antoine de Caunes et de l'historien Benjamin Stora.
Sortie : 12 avril 2000







Le Jardin parfumé
de Yamina Benguigui
Doc., 56 min., Fr, 2000
Diff.: Arte, Thema, La 2001è nuit, août 2000
Comment parle-t-on de désir, de séduction, de sexualité dans la culture arabo-musulmane ? C'est la question à laquelle la réalisatrice de Femmes d'Islam et de Mémoires d'immigrés s'est colleté en allant à Marseille ou à Casablanca interroger des hommes et des femmes dont le film rapporte les histoires.
5è Biennale des cinémas arabes, Institut du Monde Arabe, Paris, 30 juin - 9 juillet 2000, Festival International des Programmes Audiovisuels (FIPA), Biarritz, 16 - 21 janvier 2001





Une vraie fée
de Yamina Benguigui
Fict., Fr, 2000
La Pimprenelle d'Une vraie fée n'est pas blonde et s'appelle Soraya. Le film de Yamina Benguigui fait partie d'une série de douze courts métrages contre le racisme écrits par des jeunes de 16 à 26 ans et réalisés à l'initiative de l'association "Dire, faire contre le racisme".
Sortie : 17 janvier 2001





Origine contrôlée
d'Ahmed et Zakia Bouchaala
Fict., 90 min., Fr, 2000
Avec Patrick Ligardes, Atmen Kelif, Ronit Elkabetz
Victime d'un vol de sac à main, un travesti d'un soir qui se rend à une fête costumée se retrouve dans la peau d'un Algérien dont il a hérité des papiers périmés. Avec arrestation et cavale à la clef, le second film du réalisateur de Krim (Fr, 1995) a été primé au Festival du Film d'humour de L'Alpe d'Huez.
Sortie : 24 janvier 2001





Double peine, les exclus de la loi
de Valérie Casalta
Doc., 57 min., Fr, 2000







Marie-Line
de Mehdi Charef
Fict., 100 min., Fr, 2000
Avec Muriel Robin, Fejria Deliba, Valérie Stroh
Responsable d'une équipe de nettoyage de nuit dans un supermarché, Marie-Line tyrannise ses femmes de ménage. Jusqu'à ce que son masque de dureté se fissure, laissant du champs au jeu de Muriel Robin qui a remisé son répertoire d'humoriste.
Sortie : 20 décembre 2000









Akila vers l'Algérie
de Claire Childéric
Doc., 37 min., Fr, 1997
En 1997, Akila était invitée à exposer sa peinture à Alger où elle n'était plus retournée depuis l'âge de six ans. Claire Childeric et sa caméra ont accompagné Akila dans la préparation de ce film du retour au pays natal.
20è Festival international du Film d'Amiens 10 - 19 novembre 2000






Samia
de Philippe Faucon
Fict., 73 min., Fr, 2000
Avec Lynda Benahouda, Mohamed Chaouch, Kheira Oualhaci
Inspiré du roman de Soraya Nini * qui a coécrit le scénario, le beau film de Philippe Faucon explore les difficultés de toutes sortes qui jalonnent l'existence d'une préadolescente au sein d'une famille algérienne de Marseille.
Sélection Officielle, Mostra di Venezia 2000, 20è Festival international du Film d'Amiens, 10 - 19 novembre 2000
Sortie : 3 janvier 2001

Ils disent que je suis une beurette de Soraya Nini (Paris, Fixot, 1994 ; Rééd., 2000)







Le Rêve de Sisyphe. Algérie, la réconciliation ?
de Faouzia Fekiri
Doc., 52 min, Fr/Holl, 2000
Fipa d'or 2001
Interrogeant et s'interrogeant sur l'avenir, le film de Faouzia Fekiri décrit la crise algérienne et les espoirs de réconciliation à travers les yeux d'un enfant de onze ans, fils de terroriste.
Festival International des Programmes Audiovisuels, Grands reportages et faits de société, Biarritz, 16 - 21 janvier 2001





Ben Barka, mort ou vif
de Gilles du Jonchay et Saïd Bakhtaoui
Doc., 52 min., Fr, 1999
Né à Nanterre de parents algériens, ancien photographe devenu cameraman-reporter, Saïd Bakhtaoui est passé à la réalisation depuis une dizaine d'années. Il cosigne cette enquête sur les circonstances jamais élucidées de l'assassinat, le 29 octobre 1965 dans la banlieue parisienne, du leader tiers-mondiste et chef de file de l'opposition marocaine Mehdi Ben Barka.
Diff. : décembre 2000 sur France 3





Une femme taxi à Sidi Bel Abbès
de Belkacem Hadjadj
Doc., 52 min., Alg/Belg, 2000
À travers l'expérience d'une fresque réalisée avec le soutien d'une psychologue et d'un peintre, Belkacem Hadjadj s'interrogeait dans L'Arc-en-ciel éclaté (1998) sur le retour à la vie d'enfants victimes du terrorisme. Avec l'aventure de Soumicha, qui élève sa famille en faisant le métier de femme-taxi à Sidi Bel Abbès, le réalisateur continue d'interroger le pays réel.
Festival Cinéma du réel, Paris, 1999, 5è Biennale des cinémas arabes à Paris, Institut du Monde Arabe, 30 juin - 9 juillet 2000, 20è Festival international du Film d'Amiens, 10 - 19 novembre 2000





Mes Yeux d'Algérie
de Marina Ladous
Doc., 43 min., Fr, 2000
Entre carnet de voyage et reportage, Mes yeux d'Algérie lève un coin de voile sur les atteintes aux droits de l'homme en Algérie.
Festival International des Programmes Audiovisuels (FIPA), Grands reportages et faits de société, Biarritz, 16 - 21 janvier 2001





Farida, Rachid, Zinedine et les autres
de Mohamed Larkeche
Doc., 52 min., Fr, 2000
Aujourd'hui Français, Rachid Arhab (journaliste), Rachid Taha (chanteur, compositeur), Rédha (chorégraphe), Malik Chibane (réalisateur), Farida Khelfa (styliste) ou Farid Boudjellal (dessinateur et bédéiste) parlent de leurs parcours en France.
Diff. : août 2000 sur Régions






Le Harem de Mme Osmane
de Nadir Mokneche
Fict., 100 min., Fr/Alg, 2000
Avec Carmen Maura, Myriam Amarouchene, Linda Slimani, Nadia Kaci, Beyouna
En 1993, alors que le pays entre dans la spirale de la violence, une ancienne combattante nationaliste se débat dans la conduite de sa vie, en compagnie de sa fille et des locataires de sa villa.
Primé Meilleur Scénario 1998, Le Harem de Mme Osmane, qui a bénéficié de l'aide du Centre national du Cinéma français (CNC), a été tourné en quarante-deux jours à Tanger, avec un budget de dix millions de francs.
Prix de la Première oeuvre à la 5è Biennale des Cinémas arabes de Paris, Institut du Monde Arabe, 30 juin - 9 juillet 2000
Sortie : 12 juillet 2000
Site du Film





Faire la nouba
de Jean-François Naud
Doc., 52 min., Fr, 2000
Tourné à Bourges, durant les répétitions de la nouba Mezmoum par l'ensemble Albaycin dirigé par Rachid Guerbas, le film nous introduit dans la construction et les arcanes de l'apprentissage de l'héritage musical arabo-andalou.





Ya Rayah
de Claudio Pazienza
Fict., 7 min., Fr/Lux, 2000
Avec André Bacanelli, David Giacome

Chorégraphie d'une histoire d'exil, Ya Rayah fait partie d'une série intitulée One dance, one song. Ce volet est inspirée de la chanson de Dahmane el-Harrachi qui doit sa seconde carrière à la très belle reprise de Rachid Taha.
+ d'info
Festival International des Programmes Audiovisuels (FIPA), Biarritz, 16 - 21 janvier 2001.
Une production Tarantula





Escales
de Daniel Peligra
Doc., 52 min., Fr, 2000
Lors des Journées du Patrimoine 1999, une centaine de participants ont été emmenés sur des lieux qui témoignent de l'histoire de l'immigration en Rhône-Alpes au XXè siècle. Escales s'interroge sur le sens d'un patrimoine commun.





Salam Alikoum Bernard
d'Adam Pianko
Doc., 52 min., Fr, 2000
C'est à Marseille, où Fellag a planté ses tréteaux durant le mois d'octobre 1998, que le réalisateur a suivi l'humoriste. Sur scène où sur le front de mer, Salam Alikoum Bernard croise les commentaires de l'auteur et comédien à succès sur l'Algérie, les Algériens et leur relation avec la France, avec ceux de spectateurs interrogés durant son passage au Théâtre national de la Criée.




Enrico l'Andalou
d'Anaïs Prosaïc
Doc., 52 min., Fr, 2000
Écrit en collaboration avec le journaliste Nidam Abdi, Enrico l'Andalou accompagne Gaston Ghrenassia alias Enrico Macias dans son retour au malouf, le répertoire du beau-père et professeur de musique, l'illustre Cheikh Raymond Leyris de Constantine.
Diff. : 24 mars 2001 sur Arte





Algérie, la grande manip'
de Jean-Baptiste Rivoire, Michel Despratx, Lounis Aggoun et Marina Ladous
Report., 28 min., Fr, 2000
Entre enquête et reportage, Algérie, la grande manip' revient sur les zones d'ombre qui entourent l'assassinat du chanteur kabyle Matoub Lounès, le 25 juin 1998 sur une route près de Tizi Ouzou.
Diff. : 31 octobre 2000 sur Canal Plus, 90 minutes





Algérie, lever de rideau
de Malek Sahraoui
Report., 13 min., Fr/Alg, 2000
Ce reportage
de Faut pas rêver était consacré à la première promotion de l'Institut d'art dramatique d'Alger (Inad), après la réouverture de l'établissement en 1996. Certains répètent Ubu roi de Jarry, pendant que d'autres déclament Le Cadavre encerclé de Kateb Yacine, qui sera donné en arabe classique dans le cadre prestigieux du Théâtre national algérien, l'ancien Opéra d'Alger, fermé depuis cinq ans pour rénovation.
Diff. : juin 2000 sur France 3, Faut pas rêver





Monsieur le président...
d'Alain Taïeb
Doc., 62 min., Fr, 2000

Sur deux millions d'appelés sous les drapeaux entre 1954 et 1962, ils ne furent que cinq cent déserteurs. Alain Taïeb et l'ethnologue et historienne Virginie Adoutte croisent les récits accablants de cinq anciens appelés qui ont refusé d'obéir aux ordres durant la guerre d'Algérie. Noël Favrelière (Le Désert à l'aube, Rééd., Minuit, 2000), Bernard Sigg (Le Silence et la honte, Messidor, 1989), Louis Orhant, Alban Liechti et Jean Le Meur racontent comment ils en sont venus à la décision de désobéir.
Monsieur le président, je vous fais une lettre tient son titre du Déserteur, la célèbre chanson de Boris Vian écrite en 1954 alors que débute la guerre d'Algérie et censurée en son temps.
Diff. : 9 novembre 2000 sur Arte, Théma Les Déserteurs





Femmes du maquis
de Véronique Taveau
Doc., 52 min., Fr, 2000
À travers cinq portraits de "repenties" qui ont bénéficié de la loi sur la Concorde civile du président Bouteflika, cette ancienne journaliste de France 2, auteur de plusieurs reportages et d'un livre consacrés à l'Algérie (L'Algérie dévoilée, Paris, Plon, 1999), a interrogé des femmes des maquis islamistes.
Diff. : 12 novembre 2000 sur France 2





Les Diseurs de vérité
de Karim Traïdia
Fict., 75 min., Holl., 2000
Avec Sid Ahmed Agoumi, Mireille Perrier, Jaap Spijkers
Palmera de Oro et prix d'Interprétation masculine à Sid Ahmed Agoumi, Mostra de Valencia 2000
Sorti en France, De Poolse Bruid (La Fiancée polonaise, Holl, 1997), le premier long-métrage de ce Néerlandais d'adoption, s'est vu distinguer du prix du Public à Rotterdam 1998. Son nouveau film est inspiré de la vie du journaliste Saïd Mekbel (Le Matin), rencontré lors d'un séjour à Amsterdam, qui fut assassiné le 3 décembre 1994 à Alger.
5è Biennale des Cinémas arabes à Paris, Institut du Monde Arabe, 30 juin - 9 juillet 2000





Routes oubliées, paroles d'Algérie
d'Agnieszka Ziarek
Report., Fr, 2000
Agnieszka Ziarek n'y était pas retournée depuis plus de vingt ans. Routes oubliées, paroles d'Algérie est une déambulation dans ce pays de deux millions de kilomètres carrés vu par une jeune réalisatrice née à Oran où son père était chirurgien.
Diff. : novembre 2000 sur Voyage






Et aussi






Kabylie, pays des Amazigh
d'Ahmed Lallem
Doc., 50 min., Alg, 2000
20è Festival international du Film d'Amiens, 10 - 19 novembre 2000
+ d'info





Algérie, entre douleurs et libertés
de Saïd Nanache
Doc., 58 min., Fr, 2000
20è Festival international du Film d'Amiens, 10 - 19 novembre 2000








Publications







La Mémoire télévisuelle de la Guerre d'Algérie 1962-1992
de Béatrice Fleury-Vilatte
Paris, INA/L'Harmattan, 2000
L'auteur est professeur en Sciences de l'Information et de la Communication à l'université de Nancy 2. Son ouvrage se penche sur la guerre d'Algérie à travers ses représentations à la télévision française.














Sorties DVD




Z
de Constantin Costa-Gavras
Adapté de l'oeuvre de Vassilis Vassilikos, Z (abréviation grecque de Zei qui signifie Il est vivant) est l'histoire d'un juge qui se dresse contre la junte militaire impliquée dans l'assassinat d'un député de l'opposition. Le film s'inspirait de l'affaire Lambrakis en 1963.
Tournée à Alger, cette coproduction franco-algérienne fut couronnée du prix Spécial du Jury à Cannes en 1969 et surtout de l'Oscar du Film étranger à Los Angeles l'années suivante. Pour la petite histoire, ce serait une limousine flanquée du drapeau algérien qui a conduit la délégation chargée de recevoir le prix.
Z est le film français le plus primé dans le monde.

- Z de Constantin Costa-Gavras
Avec Yves Montand, Jean-Louis Trintignant, Pierre Dux, Jacques Perrin, Bernard Fresson, Charles Denner, Irène Papas
(Paris, KG Éditions, 2000)










Disparitions






Gérard Blain
Celui que la promotion du Beau Serge de Claude Chabrol (1957) présenta comme le "James Dean français" fit ses débuts d'acteur en 1954. Passé à la réalisation en 1972, Gérard Blain
(1930-2000) tournera huit films. Parmi eux, Pierre et Djemila fit débat au Festival de Cannes.
Le film
est l'histoire d'un amour contrarié, entre un jeune Français et une jeune Algérienne, dans une cité HLM de Roubaix.
Gérard Blain est mort le 17 décembre à Paris.

- Pierre et Djemila
Fict., 86 min., Fr, 1987
Avec Jean-Pierre Andre, Nadja Reski, Karim Abdelkader, Salah Teskouk







Azzeddine Meddour
Après des études de lettres françaises à l'université d'Alger, Azzeddine Meddour (1947-2000) a poursuivi des études de cinéma au VGIK de Moscou. À son retour en Algérie, il rejoint la télévision pour laquelle il a réalisé une dizaine de films, dont deux séries documentaires.
Azzeddine Meddour a fait une entrée remarquée en 1985 avec Combien je vous aime dans lequel il osait une relecture qui ne manque pas d'humour des images d'archives de la colonisation. Avec La Montagne de Baya, dix ans plus tard, il signait son premier long-métrage de fiction.
Le film, qui se déroule dans les montagnes de Kabylie au XIXè siècle, est une fresque paysanne aux accents épiques. Chronique de la dépossession des terres au temps de la colonisation et de la résistance contre la férule d'un potentat local, La Montagne de Baya est la geste de paysans chassés de la plaine vers les terres ingrates de la montagne. C'est aussi le chant de Baya, inspiré et nourri depuis des générations par le courage et la résistance des femmes.
Troisième long-métrage de fiction tourné en langue berbère, La Montagne de Baya soulève à sa manière les questions de l'identité et de l'héritage algériens.
Azzeddine Meddour a consacré Douleur muette, son dernier film, au travail réalisé par la psychiatre Houria Salhi avec des enfants victimes du terrorisme.
Il s'est éteint le 16 mai des suites d'un cancer.
-
Combien je vous aime
Doc., 105 min., Alg, 1985
-Des Faits et des faits
Série doc., 33 x 26 min., Alg, 1990
-La Montagne de Baya
Fict., 117 min., Alg/Fr, 1997
-Douleur muette
Doc., 37 min., Alg/Fr, 1998





Youcef Sahraoui
Né à la Casbah d'Alger, cet ancien employé de la RTF a rejoint le maquis en compagnie d'un groupe de techniciens algériens de l'entreprise. Arrêté et emprisonné avant d'être libéré à la faveur de l'indépendance, il rejoint ensuite la RTA.
Youcef Sahraoui (1939-2000) s'est très vite distingué comme l'un des meilleurs chefs opérateurs du pays. Sa filmographie compte ainsi un grand nombre d'oeuvres, pour la télévision et le cinéma, dont on peut citer La Nuit a peur du soleil (1965) ou L'Incendie (1974) de Mustapha Badie, Les Enfants de Novembre de Moussa Haddad (1975), Bouamama de Benamar Bakhti (1983), Le Vent de Sable (1982) ou La Dernière image (1986) de Mohamed-Lakhdar Hamina et plus récemment L'Ombre de la ville du Libanais Jean Khalil Chamoun (2000).
Rachid Bouchareb, qui l'a sollicité pour Cheb (1991) suivi de Poussières de vie (1994), film nominé aux Oscars à Hollywood, lui a dédié Little Sénégal (2000) dont Youcef a signé la photographie de la partie sénégalaise.
Youcef Sahraoui est décédé le 30 juillet à Alger d'un arrêt du coeur.









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